Recherchiste – Étape 2 de 6

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COURS 2

SOMMAIRE

LE MONDE DES MÉDIAS

LE PLUS IMPORTANT MÉDIUM… EN DEVENIR

UN MÉDIUM… DES MÉDIAS
LA RADIO, LA TÉLÉVISION ET LEURS STRATES CIBLES DE L’AUDITOIRE (GROUPES CIBLES)

QUATRE GRANDS MÉDIAS

LES RÉSEAUX REGROUPANT LES MÉDIAS

LES DEUX TYPES DE RÉSEAUX

LES RÉSEAUX SOUS SURVEILLANCE

CONSEIL POUR VOTRE PREMIER EMPLOI DE RECHERCHISTE

COMPRENDRE LES COTES D’ÉCOUTE

TROUVER DES LISTES DE PERSONNES POUR FAIRE D’AUTRES TYPES DE SONDAGES

À QUI APPARTIENNENT LES MÉDIAS

TROUVER L’IDÉE

LES PRÉ-PROD

CONSEIL POUR LES PRÉ-PROD

SUJETS IMPOSÉS

DES SOURCES D’IDÉES DE CONTENU

DES SOURCES D’INFORMATIONS TRADITIONNELLES

ENTREVUES ET PRÉ ENTREVUES

COMMENT SE TOURNE UNE ENTREVUE TÉLÉVISÉE

Exercice 102.1

Exercice 102.2

Exercice 102.3

Exercice final du cours 2

LE MONDE DES MÉDIAS, UNE VUE D’ENSEMBLE.

Les médias ont pour mission la transmission de l’information, mais ce sont, d’abord et avant tout, des entreprises. La population, dans son ensemble, oublie trop souvent cette réalité et ne s’attarde qu’à l’aspect « prestige » et « célébrité » des médias.

Le recherchiste, lui, doit savoir naviguer entre les attentes des gens (du public) sensibles à certains aspects qu’implique l’existence des médias et les impératifs de l’entreprise médiatique qui l’engage. L’un de ces impératifs sera la contrainte de temps. Le recherchiste se verra confier un mandat de recherche, dûment accompagné d’une date de livraison, d’une date « de tombée » comme on dit dans la presse.

Au départ de sa carrière, le recherchiste documentaliste devra parfois faire à la fois vite et bien. La « perfection » ne fera pas forcément partie de son vocabulaire, surtout si l’entreprise médiatique pour laquelle il travaille est une toute petite entreprise.

Quant à lui, le recherchiste établi depuis longtemps dans une entreprise, qu’elle soit médiatique ou autre, disposera de meilleures conditions et pourra souvent perfectionner son travail.

Si vous travaillez à la télévision, dans la plupart des cas vous aurez un poste à temps plein sur une série ou sur plusieurs séries ou un poste à temps partiel sur de courtes séries, des documentaires ou des dossiers télévisés.

Le poste à temps plein équivaut à devenir ce que nous appelons « recherchiste documentaliste maison ». Après une série, ce sera une autre, après un projet ce sera un autre et vous serez en poste tant que vous aurez le feu sacré.

Le poste à temps partiel, lui, est tout aussi intéressant, car il permet de vous faire connaître de tout le monde dans la chaîne de télévision comme étant « à la pige » (free-lance), autrement dit, engagé sur contrat et vous ouvre une myriade de possibilités pour peu que vous ayez une certaine facilité à vous faire des contacts sur place.

En ce qui concerne le salaire, le travail à la pige est la plupart du temps mieux payé au quotidien que le poste à plein temps et cela compense pour les périodes creuses entre deux contrats de recherche.

Si vous souhaitez travailler à la radio, la situation sera presque similaire sauf que le nombre de recherchistes documentalistes à plein temps comme à temps partiel sera beaucoup moindre et que la compétition entre les professionnels de ce métier sera plus vive qu’elle ne le sera jamais à la télévision.

Le meilleur moyen de vous faire une place à la radio, si la chose vous intéresse, reste encore de concevoir un projet d’émissions spécifiques et de convaincre la direction non seulement de le produire, mais aussi de vous en confier la recherche.

C’est ce qui se fait le plus souvent et c’est beaucoup plus facile que vous pouvez l’imaginer. Tout repose sur la qualité et l’originalité de votre projet. Si vous n’oubliez pas que la radio est une entreprise, qu’elle doit vendre de la publicité pour obtenir des revenus et que votre projet peut apporter à la station un auditoire substantiel, c’est gagné. Cette formation vous apprendra tout ce que vous devez savoir pour créer et proposer de tels projets, à la radio tout comme à la télévision.

Si vous souhaitez travailler dans les journaux ou les magazines, ce sera plus compliqué car la plupart du temps les journalistes font eux-mêmes leur recherche. Cependant, de grands journaux créent des postes de recherchistes documentalistes « maison » afin d’effectuer des recherches précises tant pour assister les journalistes que pour appuyer les activités de développement de l’entreprise.

Les magazines, quant à eux, n’engagent que rarement pour des postes à temps plein dans notre domaine. Par contre, nombre d’entre nous gagnons d’excellents revenus en effectuant, entre deux contrats, des recherches sur des thèmes qui nous plaisent et en vendant le fruit de ces recherches à des magazines.

Ceux d’entre nous qui écrivent suffisamment bien choisissent souvent de transformer leur dossier de recherche, autrement dit le résultat de leur recherche, en article de magazine. Ces derniers sont toujours avides de nouveau matériel et un sujet accrocheur le moindrement bien présenté trouve toujours preneur. Ceci s’applique dans tous les pays, sans exception.

Si vous souhaitez travailler dans une agence de publicité ou de communication, vous serez, le plus souvent, dans une entreprise de taille réduite. Vous travaillerez souvent de manière intense, avec des délais parfois restreints, mais vous serez impliqué dans les décisions importantes et vous jouerez, si vous le désirez, un rôle clé. C’est du moins ainsi que cela se passe dans la plupart des cas.

Dans ces agences, le rôle du recherchiste documentaliste déborde souvent de son cadre habituel et sa définition de tâche s’adapte carrément sur le talent et les aptitudes de la personne en poste. On trouvera, selon la taille de l’agence, quelques postes de recherchiste documentaliste à temps plein et plusieurs travailleront à la pige, sur des contrats qui l’exigent.

Si vous préférez le travail à la pige, vous ne manquerez pas de visiter les agences de pub et les boîtes de communications de votre région pour leur offrir vos services (nous vous expliquons comment faire et comment le faire de la bonne manière dans le cours 6). Nous connaissons tous des confrères et consœurs qui vivent très bien uniquement de ces contrats que leur fournissent ces agences.

Quel genre de contrat ? Hé bien, par exemple, une boîte de communication pourra être engagée pour renouveler l’image d’une grande société, renouveler la manière dont le public la perçoit.

Le recherchiste documentaliste recevra le mandat de faire une recherche complète sur l’historique de l’entreprise en question, ses activités antérieures, actuelles et futures (prévisions), ses produits et la manière dont ils sont respectivement perçus, ses employés, le rôle ou l’implication sociale de l’entreprise dans son milieu, etc.

Bref, un document essentiel aux grands penseurs du monde des communications qui devront comprendre, à partir du dossier de recherche, d’où l’entreprise vient et vers où elle se dirige, afin de lui offrir une image corporative appropriée.

Si vous souhaitez écrire des livres, votre profession de recherchiste vous en fournira l’occasion. Vous réaliserez soudainement que tel ou tel sujet n’est pas vraiment bien couvert par les publications et vous y verrez une opportunité.

Les recherchistes sont en mesure de publier des ouvrages qui deviennent parfois des références. Ces livres rassemblent des renseignements qui, autrement, seraient éparpillés un peu partout. Le recherchiste demande évidemment toujours la permission s’il doit reproduire un texte à l’identique, un texte écrit par un spécialiste par exemple.

Le plus souvent, le recherchiste qui publiera, dans son livre, les textes des spécialistes, prendra le soin de choisir des spécialistes à l’emploi du gouvernement, car ils sont payés pour écrire leurs textes et les droits sont la propriété du gouvernement qui peut autoriser la publication dans un objectif de diffusion de l’information. Un recherchiste bien organisé et débrouillard peut lancer une série de livres dans des domaines précis.

Les éditeurs seront d’autant intéressés si les sujets sont attrayants et peu traités sous la forme de livres. Notez aussi que les recherchistes d’expérience, habiles à l’écrit, possèdent souvent les qualités requises pour faire de bons biographes.

Sinon, les résultats des dossiers de recherche peuvent parfois fournir une base solide à un livre destiné à renseigner, à informer. Notez aussi que certains recherchistes s’associent parfois pour rédiger un ouvrage.

Notez que plusieurs recherchistes se sont constitués un fond intéressant en publiant des livres sur toutes sortes de sujets, basés sur leurs recherches, sous la forme de Ebook, via les sites Amazon et autres services de ventes en lignes de livres numériques. Dernièrement, l’un d’eux mentionnait que les revenus de ses recherches sous formes de livres numériques couvraient son loyer. C’est tout de mal appréciable lorsqu’on sait que ces Ebooks sont sur le marché pour de nombreuses années.

Un exemple de Ebooks d’un auteur sur Amazon.fr. (Cet auteur parle de Cinécours dans un de ses romans.)

QUELQUES DÉFINITIONS:

Média – (Larousse)  Tout support de l’information (radio, télévision. presse imprimée, livre, ordinateur, vidéogramme, satellite de télécommunications, etc.) constituant à la fois un moyen d’expression et un intermédiaire transmettant un message à l’intention d’un groupe.

Média de groupe (mass média) (Larousse) Organe d’information ou de communication dont les usagers ou les destinataires appartiennent à un même groupe, qu’il s’agisse d’une collectivité territoriale, d’un groupement autour d’un intérêt particulier ou d’une caractéristique commune (radio, télévision locale).

Autrement dit une chaîne de télévision universitaire dédiée à l’enseignement ne fait pas partie des médias de groupe alors que la chaîne locale d’une municipalité, à vocation généraliste, ou encore une chaîne de sports, en font partie.

Pour être plus précis, la notion de nombre est ici importante. Une chaîne spécialisée, comme celle de l’université par exemple, ayant un petit auditoire, un nombre limité de téléspectateurs, ne peut pas être considéré comme un média de masse, de groupe.

Nouveaux médias

(Larousse) Ceux qui découlent des technologies récentes (informatique, bureautique, etc.), envisagées en partie, du point de vue des débouchés, des marchés qu’ils sont susceptibles de faire naître.

LE PLUS IMPORTANT : INTERNET

Il y a fort à parier que suite à ce cours de recherchiste documentaliste vous travaillerez largement via le Web. Peu de gens connaissent vraiment Internet, ses développements technologiques, son intégration toujours plus poussée dans la société moderne, son rôle dans le quotidien de chacun, etc., mais le métier de recherchiste est de plus en plus lié à Internet et la profession de recherchiste prend de l’importance année après année, justement à cause d’Internet.

D’abord, comme vous le savez, Internet c’est le coffre au trésor de l’information, c’est la banque de données mondiale, avec des milliards de pages d’informations accessibles à tous.

C’est précisément cette formidable quantité d’informations disponibles qui fait que les recherchistes sont de plus en plus nécessaires.

Mais en quoi consiste le travail du recherchiste sur Internet et pour quelle entreprise travaille-t-il ?

La tâche consiste à effectuer des recherches sur des sujets précis et à rassembler l’information recueillie dans un but tout aussi précis, généralement pour une entreprise dans le monde des communications, mais aussi pour des organismes divers, dont certains ministères.

Exemple 1 : Une société en communication (boîte de pub, entreprise de rédaction, etc.) reçoit un appel de l’Association des gérontologues de la ville la plus importante des alentours. Requête : Rassembler, dans un catalogue tous les sites Internet accessibles au public dans lesquels il est question de l’arthrite. Travail confié à… un recherchiste documentaliste.

Exemple 2 : le ministère des Affaires étrangères prépare une mission économique du ministre qui sera entouré de gens d’affaires. But de la mission, explorer le marché américain de la fibre optique. Demande (qui parvient à la boîte de communications où travaille le recherchiste) : Identifier tous les acteurs économiques les plus importants dans le domaine de la fibre optique aux U.S.A., trouver les coordonnées pour les joindre et réunir tous les chiffres accessibles concernant les affaires de ces entreprises dans le but de préparer un document de travail pour les participants de la mission.

Exemple 3 : Un portail d’informations sur Internet souhaite faire une chronique présentant des gens originaux parmi ses lecteurs, soit des gens qui se distinguent d’une quelconque manière. Le travail du recherchiste consiste à mener des préentrevues ( sorte d’entrevues superficielles servant à faire une première sélection des candidats ), puis des entrevues plus poussées afin de satisfaire les attentes de la rédaction.

Exemple 4: Une grande société possède un site Internet de 5000 pages et doit admettre que les visiteurs se perdent dans ce qui devient un fouillis d’informations. Elle engage donc un recherchiste documentaliste dont le travail consiste à se mettre dans la peau des utilisateurs du site pour identifier, puis éliminer, toutes les informations superflues.

LE TRAVAIL À DOMICILE SUR INTERNET

Évidemment le travail de recherche sur Internet cadre merveilleusement bien avec la nouvelle tendance du travail à domicile. C’est aussi un métier que l’on peut pratiquer à son compte, sans permis spécial ou exigences sociales, et ceci dans la plupart des pays. N’importe qui peut devenir recherchiste.

Ce qui n’empêche pas la profession de manquer de ressources humaines, manque qui devrait, selon toute vraisemblance, s’aggraver au cours des années à venir.

Quant aux pays qui tenteraient de trop réglementer la profession, ils n’ont qu’à bien se tenir, car les recherchistes documentalistes peuvent travailler partout dans le monde et échapper à ces règles locales, grâce à Internet.

En ce qui concerne les médias, la pénurie de main-d’oeuvre en recherche se fait moins sentir, car ils engagent des finissants des universités en littérature, histoire, communication ou journalisme, et leur font faire de la recherche sous la supervision de recherchistes d’expérience.

Au sein de la plupart des entreprises, autres que des médias, la recherche est habituellement confiée à des employés de bureau. Les patrons, comme les employés, ont souvent la certitude que n’importe qui peut faire ce boulot. Jusqu’au jour où ils tombent sur un VRAI recherchiste documentaliste, une personne qui a de la méthode, de l’organisation, les compétences et l’expérience pour effectuer non seulement la recherche, mais aussi pour adapter les résultats de la recherche aux véritables besoins des entreprises. À ce moment-là, c’est la révélation.

Les patrons sont de plus en plus nombreux à considérer l’embauche d’un recherchiste documentaliste comme une nécessité. Le travail du recherchiste, en entreprise, sera principalement de rassembler des informations qui permettront ensuite à la direction de prendre des décisions plus éclairées.

Dans ce contexte, il suffit parfois que les dirigeants d’une entreprise soient en mesure de prendre connaissance d’un dossier de recherche qu’ils ont commandé, pour qu’ils puissent prendre des décisions plus éclairées.

UN MÉDIUM… DES MÉDIAS

…en tant qu’institutions, les médias structurent l’ordre du jour des débats sociaux, ils nous permettent de partager certaines expériences et nous fournissent la plupart des connaissances que nous avons du monde dans lequel nous vivons. Source Raboy, Marc.

Auparavant, les médias étaient vus comme des institutions sociales à but éducatif ou informatif. Graduellement, les gens découvrent que les médias, comme nous l’avons dit, sont des entreprises comme les autres, surtout depuis la concentration des principaux acteurs de ce milieu. De nos jours, un groupe de médias est souvent la propriété d’une seule grande entreprise.

Quels qu’ils soient, ou presque, les médias structurent l’ordre des débats sociaux en présentant au public ce qu’ILS considèrent comme étant important. Toutefois, la relation médias/public est tortueuse et souvent pas très saine. Ainsi, des médias profitent de l’attrait « discutable » qu’éprouvent certaines personnes pour un sujet douteux, pour mettre ce sujet en évidence et attirer ces gens.

Le nombre de personnes attiré par ce sujet douteux se met alors à croître sous la poussée des médias qui rendent, soudainement, ce sujet « digne d’attention ». Le nombre de personnes intéressées augmentant, d’autres médias s’attardent alors au sujet en question, et ainsi de suite. Le résultat en est une banalisation de sujets socialement parfois sensibles, qui mériteraient fort probablement d’être abordés différemment.

Heureusement, cette situation trouble porte en elle-même son propre correctif. En effet, plus les gens assistent « et participent » à l’utilisation des médias pour communiquer des informations sur des sujets discutables, pour ne pas dire parfois nettement inacceptables, plus les gens s’initient à la « discrimination médiatique ». Ce qui signifie qu’ils accordent un niveau de crédibilité à un médium et décident de lui accorder ou pas une attention, selon leur propre évaluation.

« Discrimination médiatique » = évaluer le niveau de crédibilité d’un médium dans le but de décider de lui accorder ou pas une attention ( ou une valeur ).

Cette évaluation de la crédibilité d’un médium se fera sur plusieurs points:

Par exemple : Le lecteur d’un journal a suivi une affaire depuis le tout début.

L’affaire : Un politicien au volant de son auto heurte une jeune femme, la blessant légèrement. Au moment de l’accident, grippé, sous l’effet de médicaments entraînant des étourdissements, le politicien ne réalise pas très bien ce qui est arrivé.

Il ralentit son véhicule lorsqu’il constate qu’il a fait tomber la jeune femme, mais voyant qu’elle se relève spontanément et s’éloigne normalement, il continue sa route sans descendre de son véhicule pour aller lui parler. Il se retrouve au tribunal, quelques mois plus tard, et le juge le condamne pour délit de fuite. Il est condamné à un an, à purger dans la collectivité ou travaux d’intérêts généraux, TIG en France.

Notre lecteur a lu, dans un certain journal, un compte rendu objectif qui présentait les faits sans mettre en évidence un aspect plutôt qu’un autre. Il tombe ensuite sur un autre journal qui titre « Le député la heurte et s’enfuit à toute vitesse ».

Ce second journal sera alors aussitôt jugé peu crédible aux yeux de notre lecteur. À remarquer, ici, que c’est la connaissance de base du sujet traité qui permet au lecteur d’évaluer la crédibilité du second journal. Si notre lecteur n’avait pas eu vent de l’affaire, il aurait pu croire mot à mot le gros titre tapageur.

Plus encore, notre lecteur, bien au fait de ce qui s’est passé dans cette affaire, remarque que le second journal ne fait absolument pas mention, dans son article, du fait que la jeune femme heurtée n’a été que légèrement blessée, repartant sur ses deux pieds.

Ici, le médium se fait un tort considérable auprès du lecteur en lui démontrant qu’il met l’accent sur la « fuite » du député sans dire un seul mot quant à la gravité de l’accident. Notre lecteur « éduqué » ne manque pas de noter que ce comportement de la part du médium ( et de son journaliste qui a probablement pris les « plis » du médium pour lequel il travaille ) est inacceptable.

En effet, le lecteur interprétera l’absence de cette information vitale comme étant, soit un manque de professionnalisme, soit une atteinte à la réputation du député de la part du médium, soit une confirmation supplémentaire de l’intention du journaliste, ou du journal, d’exagérer les faits.

C’est dans ce genre de situation que se définissent ce qu’on appelle, les « strates cibles » ou si vous préférez les « groupes cibles ». Ce sont des groupes de personnes appartenant à une même catégorie socioprofessionnelle, comme les fameuses C.S.P., par exemple, les artisans, les commerçants, les employeurs, les retraités, les chômeurs, les cadres, etc..

Une « strate cible », en langage médiatique, est un groupe de personnes qui partagent des connaissances et des intérêts qui les distinguent des autres groupes de personnes. On utilise aussi l’expression groupe cible. En France, l’expression strate sociale, voisine, désigne souvent les résidents d’une commune.

Notre lecteur ayant découvert que le second journal n’a pas traité l’information comme il aurait dû le faire, va prendre position en faveur du premier journal et s’y attachera. Il sera devenu un lecteur fidélisé par deux éléments: L’objectivité du traitement des nouvelles qu’offre ce premier journal et l’existence, dans le même environnement médiatique, de cet autre journal peu professionnel qui gonfle les gros titres et livre une information incomplète.

EXERCICE 102.1

  Cet exercice peut être envoyé à la correction au besoin.

Pour cet exercice nous vous demandons de trouver ou d’inventer un fait divers.

Racontez-le, en quelques lignes, à la manière d’un journaliste objectif. Puis racontez-le à la manière d’un journaliste à sensation qui ne cherche qu’à attirer le lecteur et qui n’a que peu ou pas de souci pour les faits réels. Prenez garde à vos gros titres, ils doivent refléter le contenu de vos articles.

LA RADIO, LA TÉLÉVISION ET LEURS STRATES CIBLES D’AUDITOIRE

L’exemple de l’article de journal donné précédemment ne tient pas aussi bien dans un environnement médiatique sonore ou télévisuel. L’animateur ne peut mettre en évidence une phrase incomplète sans devoir ensuite la compléter. C’est ce qu’on appelle « l’attente de conformité » de la part du public.

Il est à noter que « la conformité » est tellement importante dans le milieu radiophonique et télévisuel ( et aussi dans le milieu du cinéma ) que, dans les cours en scénarisation, c’est un des éléments enseignés. Le scénariste apprend à connaître et à distinguer les attentes des spectateurs et à jouer avec ces attentes de manière à surprendre autant qu’à satisfaire.

La radio et la télévision doivent obligatoirement répondre aux attentes de leur clientèle sinon cette clientèle se stratifie spontanément. Ici, la stratification est instantanée et temporaire. Le temps de « zapper », de changer de chaîne, puis de revenir plus tard. En ce qui concerne les médias écrits, elle sera lente, graduelle et souvent permanente.

Un exemple :

L’animateur d’une émission de radio ou de télévision annonce que, au retour de la pause publicitaire, il sera question de l’équarrissage de la viande de bœuf. Instantanément une stratification de l’auditoire se produit. Un groupe change de chaîne parce que le sujet ne leur plait pas, un autre groupe parce que l’équarrissage est un mot qui leur est inconnu, un autre groupe encore change de chaîne estimant que le sujet est dégoûtant.

SOYONS PLUS PRÉCIS ENCORE:

Dans un journal, le lecteur ne ressent pas de contact direct avec le journaliste dont il ne remarque souvent même pas le nom. Pour le lecteur, si le texte est incomplet ou non professionnel, c’est le journal qui perd de la crédibilité, plus rarement le journaliste. D’ailleurs, ceci est tellement vrai que la pratique dans un journal permet à l’auteur d’un texte de s’identifier uniquement par ses initiales, s’il le désire, lorsque ce n’est pas carrément une règle appliquée par la direction.

À la télé comme à la radio, le contact est plus direct, le spectateur identifie un nom, une voix et un visage, se faisant une opinion sur la crédibilité de celui qui lui parle plutôt que sur la chaîne entière. Évidemment, si la majorité des animateurs ou des représentants d’une chaîne se comportent d’une manière discutable, c’est l’image de la chaîne entière qui sera affectée.

Le public, s’instruisant petit à petit, devient mieux informé et plus critique à l’endroit même des médias qui l’informent.

Nous y reviendrons plus en détail…

QUATRE GRANDS MÉDIAS

1- La télévision

2- La radio.

3- La presse écrite (incluant les magazines)

4- Internet (écrit , parlé, visuel )(qui est constamment en progression en ce qui concerne la part de marché.)

( Il y a aussi les médias publicitaires dont les panneaux, les affiches, etc., mais nous ne les aborderons pas ici. )

LES RÉSEAUX REGROUPANT LES MÉDIAS

Réseau: Regroupement de stations offrant une programmation commune, en totalité ou en partie. On appelle « Tête de réseau » le point d’origine du réseau. (Tête de réseau: TVA, Radio-Canada, France 2) La majorité du contenu de la programmation est définie par les « têtes de réseau » qui se trouvent toujours dans les plus grandes villes.

Un effet positif des réseaux: Les réseaux constituent une force, une puissance de communication impressionnante et obtiennent, en groupe, des avantages financiers et politiques qui leur seraient autrement inaccessibles ou presque.

Un effet pervers des réseaux: Les dirigeants des réseaux habitent les grandes villes et ont des préoccupations liées aux grandes villes. Ainsi, en France par exemple, on n’aurait pas idée de faire plusieurs séries télévisées sur France 2 dans lesquelles tous les protagonistes auraient un accent du sud ou encore un accent du Québec.

C’est au point où, même une série télé racontant la vie de français vivant au Québec, impliquant bon nombre de personnages du Québec, a été entièrement tournée, pour tous les personnages y compris les participants québécois, avec l’accent français typiquement parisien.

Autre effet pervers, les réseaux ont tendance à tout uniformiser. La manière de présenter les choses, les décors, le style des animateurs, les grandes émissions phares, etc. avec le résultat que la filiale régionale diffuse souvent du contenu qui représente une réalité différente de celle que l’on retrouve en région, laissant le spectateur des régions insatisfait sur plusieurs plans et créant, chez les jeunes particulièrement, l’impression que « leur » réalité régionale ne vaut pas celle des grandes villes, puisque ce n’est pas elle qui occupe l’écran.

Mentionnons ici que le rôle du recherchiste qui travaille pour un médium situé en région, membre ou non d’un réseau, consiste principalement à sortir et mettre à jour tous les éléments régionaux typiques dont les productions en provenance de la tête de réseau (les grandes villes) ne parlent jamais ou presque.

Dans un tel cas le recherchiste joue sur deux tableaux. Il met en évidence la couleur locale pour faire différent, mais aussi pour fidéliser un auditoire qui ne se reconnaît pas nécessairement dans les productions standardisées des réseaux.

LES DEUX TYPES DE RÉSEAUX

Réseau public: Appartenant à l’état, ayant originalement un mandat socioculturel, qui doit être représentatif de la population qu’il dessert (financé en partie par les taxes, les impôts, tels Radio-Canada, Télé-Québec, PBS (aux USA) et autres).

Réseau privé: (TVA, Canal V, FOX, Canal plus en France et autres) vivent principalement des revenus publicitaires ( ou des abonnements dans certains cas ). Par contre, ces stations diffusent du contenu qui a souvent bénéficié de subventions des gouvernements. Le contenu des chaînes privées est donc financé par des programmes gouvernementaux d’une manière indirecte, car ce sont les producteurs privés (Avanti, Zone3, etc.) qui reçoivent des montants d’argent pour créer des projets pour ensuite vendre ces projets aux réseaux privés.

LES RÉSEAUX SOUS SURVEILLANCE

Les entreprises qui exploitent un réseau médiatique doivent se plier à une réglementation précise. Le temps d’antenne est soigneusement divisé et réparti selon des règles établies par le CRTC « Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes » . En France comme en Belgique, le pendant du CRTC est le CSA, « Conseil supérieur de l’audiovisuel ». Faites une recherche sur Internet pour trouver l’organisme correspondant dans votre pays, si vous habitez un autre pays que l’un des trois mentionnés en exemple.

Extrait du site https://www.crtc.gc.ca

EN Belgique voyez https://www.csa.be

EN France https://www.csa.fr

Pour en savoir plus sur la réglementation

Jusqu’au milieu des années 1960, le monopole de la télévision publique était la règle en Europe occidentale. Ce monopole pouvait permettre l’expression du pluralisme à travers les programmes ou la création de plusieurs chaînes. Mais la question de la réglementation de la télévision est liée à l’apparition de diffuseurs privés, la compétition entre eux les entraînant possiblement à quelques excès.

L’approche européenne

La tradition du service public et du rôle de l’État comme régulateur de la vie sociale et économique reste une caractéristique majeure de l’Europe. En dépit de l’explosion des télévisions privées, l’Europe est à la recherche d’un équilibre entre la liberté nécessaire au développement du marché et le maintien de règles assurant le pluralisme.

Le contrôle de l’État

La Grèce reste le seul pays de l’Union européenne à avoir conservé un ministère de la Presse et des Médias. En France, il n’existe plus depuis 1995, toutefois un service gouvernemental appelé « Direction du développement des médias et des industries culturelles » ( si vous faites une recherche dans Google vous le trouverez dans le portail « culture.gouv.fr » ) effectue maintenant des tâches voisines voire similaires.

Les pays de l’Europe latine et la Belgique sont ceux dont l’exécutif conserve le plus de compétence en matière de contrôle de l’audiovisuel. En Grande-Bretagne, le gouvernement joue un rôle essentiellement technique et non politique. La BBC a depuis longtemps conquis son autonomie, tandis que le secteur privé est soumis à une instance de régulation (Independent Television Commission).

Les pays scandinaves fonctionnent sur un modèle proche de celui de la Grande-Bretagne, mais le développement plus récent de la télévision privée n’a pas encore donné lieu à la création d’instances indépendantes de régulation, sauf en Suède, où il existe depuis 1970 un Conseil de la radio et de la télévision. En Allemagne, les télécommunications relèvent de l’État, mais la politique audiovisuelle dépend des Länder. Des structures indépendantes du pouvoir politique sont présentes au sein des chaînes publiques et des organes administratifs ont la charge de la régulation du secteur privé.

Les instances indépendantes de régulation

Dans certains pays, des instances indépendantes de régulation peuvent aussi jouer un rôle véritable. Ainsi, une sorte de « commissariat aux médias » peut avoir la charge de la régulation, même si un ministère ou une instance gouvernementale prendra les décisions finales. Les instances de régulation indépendantes doivent évidemment établir un rapport de force favorable avec l’État et les groupes de pression du milieu dans lequel elles exercent, afin d’acquérir une véritable autonomie de décision.

AUTORISATIONS ET QUOTAS

Le champ de la régulation est particulièrement vaste. Il varie selon la culture spécifique de chaque pays. La régulation se manifeste d’abord dans les autorisations d’éditer et de diffuser des programmes à l’intention de publics plus ou moins importants, ainsi que les autorisations d’accès à ces programmes.

Elle concerne tous les domaines de l’exercice de la liberté d’expression (droit de réplique, droit de réponse…) et, en ce qui touche la vie publique et le fonctionnement de la démocratie, la détermination des temps d’antennes des différents groupes sociaux et politiques. Ainsi, le temps d’antenne est rigoureusement fixé pour les partis pendant les campagnes électorales. L’évaluation de la liberté d’expression est alors faite uniquement sur des critères quantitatifs qui ne rendent pas compte de la totalité de la réalité.

La publicité étant une source de recettes importante, voire unique pour les télévisions, il importe de repérer dans quelle mesure les annonceurs peuvent influer sur la programmation. La régulation porte sur la limitation du temps de diffusion des spots publicitaires ou sur le moment de leur diffusion.

En Grande-Bretagne ou en Italie, le suivi des contenus de la programmation et du respect des engagements des diffuseurs est particulièrement important. Dans tous les cas, les chaînes se doivent de tenir des engagements en terme de contenu, d’achat et de production d’œuvres, de volumes horaires et de respect d’un code déontologique. Ces engagements concernent aussi les quotas de production européens, destinés à limiter l’importation des productions américaines.

Par exemple, les chaînes françaises doivent insérer dans la programmation de fictions de cinéma aux heures de grande écoute, un minimum de 60 % de films européens et de 40 % de films d’expression originale française.

Cependant, les propriétaires de chaînes s’inscrivent dans une logique de rentabilité qui s’oppose souvent aux objectifs des instances de régulation. La dynamique propre aux industries de la communication et l’évolution toujours plus rapide des technologies de diffusion rendent difficile l’application de la réglementation.

Le Centre d’étude des médias de l’Université Laval, à Québec, compare les systèmes de réglementation :

https://www.cem.ulaval.ca

https://www.habilomedias.ca/

Un bon recherchiste tiendra compte de la « stratification » des publics. Il ne préparera pas un contenu d’émission de télévision qui risquera de stratifier l’auditoire dès le début de l’émission. Sa connaissance des strates naturelles du public, donc des groupes qui composent l’auditoire rejoint par la chaîne, lui permettra de proposer, dès le début de l’émission, une liste des sujets du jour propres à générer le contraire de la stratification de l’auditoire, soit ce qu’on appelle, la concentration de l’auditoire.

AU SUJET DE L’AUDITOIRE

Nous pourrions aussi dire que stratification = division de l’auditoire et que concentration = rassemblement de l’auditoire.

CONNAÎTRE L’AUDITOIRE

On entend souvent mentionner, et ce n’est pas faux, que les médias proposent à la population ce qu’elle veut voir, ce qu’elle veut entendre. Le travail des recherchistes est donc aussi de savoir ce que le public veut voir et entendre.

Pour qu’une émission demeure en ondes longtemps, il faudra que les gens l’aiment et la suivent fidèlement.

Si les émissions de variétés, donc des émissions de divertissement, présentant des vedettes en action y arrivent sans trop de mal des années durant, les émissions de conversations, dites « Talk-shows », y arrivent plus difficilement sur une longue période.

Pour y arriver, selon la formule, le sujet, le type de Talk-show, il pourra arriver que des sujets-chocs, voire même provocants, soient abordés. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut absolument choquer pour accrocher, mais c’est une tendance relativement récente que d’aborder dans ces émissions, en public, des sujets autrefois abordés de manière discrète et entre intimes.

Avant d’être en mesure d’identifier qui sera le public cible d’un certain projet d’émission, le recherchiste doit savoir quel public est rejoint par le médium pour lequel il travaille.

Il faut que le recherchiste identifie, dès son entrée en poste dans un médium, quelles sont les « strates naturelles de l’auditoire du médium ». Plus simplement, les groupes cibles que le médium rejoint. Le résultat des sondages maison du médium (radio, télé, Internet ou journal ) et le résultat des sondages de cotes d’écoute permettront au recherchiste d’avoir des réponses à ces questions.

L’âge, le sexe, le revenu, le niveau de scolarité, le statut, etc. sont autant d’informations qui sont recueillies et analysées pour comprendre les besoins et les attentes de l’auditoire d’un médium.

Les gens qui composent l’auditoire de votre employeur sont donc déjà identifiés par groupes sociaux, âges, scolarité, revenu, etc. C’est votre base de travail, en ce sens que vous ne perdrez pas de temps à travailler sur un projet pour les 65 ans et plus si votre employeur rejoint principalement des gens de moins 40 ans.

Si vous devez travailler sur la faisabilité d’un projet d’émission présentant des sujets destinés aux bricoleurs, par exemple, vous savez que vous toucherez principalement un groupe social composé de gens manuels, donc, par définition, et sans être péjoratif, des gens moins instruits que si votre sujet portait sur les sciences.

Si votre employeur rejoint surtout des gens de scolarisation avancée, ce projet pourrait ne pas vraiment plaire, sauf si vous trouvez une manière de le présenter qui change totalement des formules conventionnelles et qui rejoint spécifiquement votre auditoire plus instruit. Par exemple, une série d’émissions sur l’agencement des jardins d’eau de luxe.

Vous aurez l’occasion, avec la suite de cette formation, de mieux identifier l’auditoire pour lequel vous aurez l’occasion de travailler et vous verrez que plus vous connaîtrez votre auditoire, plus vous serez habile à lui proposer ce qui le fidélisera.

CONSEIL POUR UN PREMIER EMPLOI DE RECHERCHISTE DANS UN MÉDIUM

En entrant en poste, un recherchiste documentaliste demande à voir tous les derniers sondages que possède l’entreprise pour laquelle il travaille. Si c’est possible, il ne faut pas hésiter à demander les sondages des dix dernières années, car ils permettront probablement de voir les grandes tendances chez le public.

Points à relever dans ces sondages :

1- Âge moyen de l’auditoire du médium. ( Afin de présenter des sujets correspondants )

2- Niveau d’instruction de l’auditoire ( pour avoir une idée des sujets abordables )

3- Revenu moyen de l’auditoire ( aussi pour avoir une idée des sujets abordables )

4- Les 5 émissions ou productions les plus populaires.
( Pour vérifier ce qui a bien fonctionné auprès de cet auditoire )

5- Les 5 émissions ou productions les moins populaires.
( Pour mieux vérifier ce qui n’a pas fonctionné avec cet auditoire )

Évidemment ces sondages vont beaucoup plus loin que ce qui est énoncé ici et vous pourrez en savoir davantage sur les différentes strates de l’auditoire. Vous pourrez identifier, par exemple, quel pourcentage de l’auditoire ayant environ 50 ans sera plus disponible à 14h00 pour regarder votre émission ou quel pourcentage des 14 à 16 ans sera accessible vers 16h30.

Pour bien des recherchistes de radio ou de télévision, la recherche et le choix des sujets obéissent à une quête incessante, celle des cotes d’écoute. C’est, la plupart du temps, la principale motivation, mais elle n’est pas toujours avouée.

Absence de cote d’écoute = pas d’émission ni de recherchiste.

Cependant, le besoin de démontrer sa « différence » peut être également une importante source de motivation pour le recherchiste. Ainsi, un recherchiste qui arrive à développer une approche qui lui est propre dans la perception et la présentation de certains aspects de la société, attirera fatalement l’attention et pourra même se voir invité à présenter ses propres sujets à l’écran. Le recherchiste passera alors de derrière à devant la caméra et cumulera les fonctions de recherchiste et d’animateur.

Est-il besoin de mentionner que seule une minorité d’entre nous est vraiment intéressée à passer devant la caméra? Nous sommes si bien derrière, mais une chose est certaine, lorsqu’un recherchiste trouve un « filon » et souhaite l’exploiter lui-même en le présentant devant la caméra ou le microphone, il lui est relativement facile de le faire car il sait comment s’y prendre pour faire passer son idée, et cela mieux que personne.

À titre d’exemple de ce que nous voulons dire en parlant de « filon », nous songeons à de courts reportages présentant des aspects peu médiatisés de la société ou de la vie des gens, à des mises en scène inhabituelles préparées uniquement dans le but d’informer tout en amusant ou en surprenant l’auditoire, etc. Le genre de courts reportages insérés, entre autres, dans le bulletin de nouvelles et auxquels l’auditoire s’attache rapidement.

COMPRENDRE LES COTES D’ÉCOUTE

Les périodes de sondage sont importantes, voire primordiales dans les médias. Les cotes d’écoute ou l’audimat (en Europe) obtenu, par une émission, peuvent avoir un effet direct sur les tarifs publicitaires du temps d’antenne vendu dans cette émission ou dans le bloc de temps d’antenne voisin. ( Bloc de temps d’antenne voisin = 5 minutes avant et 5 minutes après une émission à fortes cotes d’écoute. )

Cotes d’écoute élevées = revenus élevés = meilleur budget de production = meilleure émission.

Voici ce que l’encyclopédie Yahoo dit des sondages d’opinion:

« Le sondage, qui permet d’éviter l’étude exhaustive d’une population déterminée, s’applique aujourd’hui à tous les secteurs de la vie politique, économique et sociale. Il est employé aussi bien dans des enquêtes d’intérêt général que dans des enquêtes d’intérêt privé, comme les études de marché. Fondé sur la loi des grands nombres, il consiste à interroger quelques personnes représentant un groupe social dont on veut connaître l’opinion sur un point précis.

Techniques des sondages: Deux méthodes permettent d’obtenir des échantillons représentatifs: la méthode probabiliste ou aléatoire et la méthode des quotas.

La première consiste à «tirer» les personnes à interroger dans des conditions proches de celles du hasard. Elle nécessite de disposer d’un fichier exhaustif de la population à étudier, de sorte que chacun ait la même chance d’être désigné par le sort. L’échantillon est constitué en tirant un nom sur dix ou sur quinze, par exemple. La validité de cette méthode, qui est la plus rigoureuse, dépend donc de la qualité de la liste, ce qui rend souvent impossible son emploi.

La méthode des quotas consiste à construire a priori un modèle réduit de la population mère, de telle sorte que l’on retrouve dans celui-ci les proportions statistiques de celle-là. Le sexe, l’âge, l’habitat, le niveau des revenus sont autant de variables qui seront retenues ou non, compte tenu de ce que l’on veut savoir. Pour chaque variable prise en considération, des quotas sont établis. Cette méthode donne de bons résultats et présente l’avantage d’être plus économique et plus rapide que la méthode aléatoire. »

Le recherchiste peut avoir une relation privilégiée avec les sondages. Afin de mieux mesurer l’intérêt des gens sur les sujets qu’il compte traiter dans les productions dont il s’occupe, il fait parfois ses propres petits sondages maison.
Cela peut varier selon le pays dans lequel vous habitez, mais au Canada et aux États-Unis, les cotes d’écoute sont mesurées de deux façons. L’une consiste en un formulaire envoyé par courrier dans des quartiers précis, auquel les gens répondent généralement assez volontiers. C’est la méthode qu’utilise généralement BBM (BBM broadcast measurement).

L’autre a recours à un audimètre, c’est-à-dire un appareil installé sur la télé d’un certain nombre de foyers. Cet appareil retient la durée d’écoute pour chacune des chaînes choisies. C’est la méthode Nielsen (Nielsen media Canada).

Nous vous laissons le plaisir de trouver les sites Internet de ces sociétés pour plus de détails.

TROUVER DES LISTES DE PERSONNES POUR FAIRE D’AUTRES TYPES DE SONDAGES

Si les sondages vous intéressent, vous pourriez bien avoir à en faire vous-mêmes pour des besoins spécifiques. Par exemple, pour mesurer l’intérêt d’une nouvelle série d’émissions ou d’un nouveau produit, avant de trop y investir de temps et d’argent.

Vous aurez alors accès à des listes de gens à sonder, qui, la plupart du temps, ont donné leur accord afin que leur nom se retrouve sur ces listes.

Ces listes sont souvent également spécifiques à des groupes cibles. Par exemple des femmes de plus de 40 ans, ou des hommes du milieu professionnel, etc.

Si vous devez faire un sondage, par exemple, auprès d’un groupe de femmes exclusivement, dans un groupe d’âge donné, vous prendrez possiblement les membres d’un organisme qui communique ses listes de membres, toujours avec leur accord bien entendu.

Ainsi, un réseau national de centres d’exercices pour femmes pourra mettre à disposition d’organismes divers, les listes de ses membres actuels et passés. Ces listes comportant l’âge, on peut les utiliser pour une première sélection. Ceci n’est qu’un exemple, des milliers d’organismes colligent des informations permettant de créer des listes ainsi.

Certains médias ainsi que des entreprises achètent ces listes comme base de travail. Des services de recherchistes sont voués à la mise en place et au maintien de listes précises dont la valeur commerciale est bien réelle d’ailleurs.

Donc, ces listes existent et on y a accès dans bien des domaines.

Comment monter une liste régionale rapidement et en tirer un groupe cible correspondant à nos besoins? Les médias font pour cela des concours. Ils recueillent alors noms, âges, adresses, etc. et ils se retrouvent avec des listes de base complètes à très peu de frais.

Avec Internet, la préparation et le maintien de ces listes spécialisés sont de beaucoup simplifiés.

EXERCICE 102.2

 Cet exercice ne peut être envoyé à la correction.

Faites le premier sondage maison de votre carrière. Trouvez 5 personnes et soumettez-leur une liste de 5 sujets que vous envisagez de placer dans une émission de télévision pour laquelle vous faites la recherche.

Demandez-leur de vous indiquer le niveau de leur intérêt, pour chacun de vos sujets, par un chiffre de 1 à 5, 5 étant le moins intéressant. (Autrement dit ils accordent une note de 1 à 5 à chacun de vos sujets. )

Vous devez trouver les sujets vous-mêmes, idéalement en vous inspirant des journaux, des magazines et des conversations que vous entendez. Souvenez-vous que le recherchiste s’intéresse particulièrement aux sujets de l’heure.

Éléments d’informations pour élaborer vos sujets.

L’émission rejoint un public adulte de 30 à 50 ans.

L’émission serait diffusée le dimanche matin vers 11h30

L’émission consiste en un Talk-show qui reçoit des invités et qui présente des reportages sur ces invités ou sur les sujets qui passionnent ces invités.

Suggestions: Notez les résultats de votre sondage, et vos commentaires.

N’hésitez pas à faire un tableau de votre résultat. Un tableau qui devra être facile à comprendre et qui rendra plus visuels les résultats de votre sondage.

À QUI APPARTIENNENT LES MÉDIAS?

General Electric (111,6 milliards de dollars US)

AT&T (62,4 milliards de dollars US)

Sony (56,6 milliards de dollars US)

Vivendi Universal (55,0 milliards de dollars US)

AOL/Time Warner (32,1 milliards de dollars US)

Disney (23,4 milliards de dollars US)

News Corporation (21,8 milliards de dollars US)

CBS/Viacom (20,2 milliards de dollars US)

Bertelsmann (16,4 milliards de dollars US)

Vous trouverez aisément sur Internet une foule d’informations sur ces entreprises et leurs parts de marchés, si la chose vous intéresse.

Vous constatez ici ainsi qu’un nombre considérable de médias sont la propriété de quelques grandes entreprises.

TROUVER L’IDÉE

Que ce soit pour un reportage, un documentaire, un talk-show, une émission de variétés ou tout autre événement médiatique, il faut, de prime abord, trouver une bonne idée de départ et une idée qui ne fasse pas dire à tous  » On l’a déjà vu 100 fois « .

Le recherchiste, qui doit normalement se tenir au courant de tout, ou presque, est assez souvent la personne qui apporte ces idées géniales, ces sujets accrocheurs, ces points de vue nouveaux, ces angles de traitement d’un sujet encore jamais exploité, etc.

Autant vous dire tout de suite que, si vous avez le moindrement de talent pour dénicher ces bonnes idées de départ, vous serez vite considéré, consulté et… pressé d’en trouver beaucoup d’autres .

LES PRÉPRODUCTIONS

Bien des médias choisissent de faire des « brain storming » avec les recherchistes, en impliquant parfois les autres membres des équipes de production, tels les réalisateurs, les assistants réalisateurs, les « scripts » (qui prennent en note le déroulement des opérations pendant la production), les scénaristes, etc.

Ces réunions consistent en un brassage d’idées, pas toujours bien organisées (les idées), mais conduisent assez fréquemment à des résultats valables. Dans ces réunions, le recherchiste documentaliste est souvent d’une grande utilité pour « développer » une idée de prime abord plus ou moins intéressante.

Les connaissances du recherchiste, quant à l’auditoire du médium pour lequel il travaille, et sa connaissance des sujets qui ont fait leur preuve auprès de cet auditoire, lui donnent une meilleure vision d’ensemble et lui permettent de mettre en évidence des liens et des compléments d’information qui donnent de la valeur à une idée qui pourrait parfois sembler banale de prime abord.

Souvent, les sujets principaux des émissions, de radio comme de télévision, se décident en équipe, lors de ce qu’on appelle une « réunion de préproduction ». Dans le milieu on utilise aussi parfois l’expression « préprod » pour désigner ces réunions.

Exemple : « J’ai une préprod ce matin de 10h à 11h. »

Évidemment, lorsque nous débutons dans ce métier, et que les autres s’attendent à nous voir pondre des idées comme si c’était de simples lettres d’alphabet, c’est un peu stressant. Surtout si on a tendance à jouer leur jeu et à proposer ce qui nous passe par la tête car, immanquablement, on ne trouvera pas que de « bonnes » idées.

Vous verrez, plus loin dans les cours, des moyens fabuleux de trouver des idées en nombre. Des moyens qui ont fait leurs preuves des milliers de fois.

Il est important, pour le recherchiste documentaliste de bien se préparer à la réunion de pré production. Il doit déjà avoir des idées avant de s’y rendre. C’est du moins ce à quoi les autres membres de la production s’attendent de sa part.

C’est à lui d’apporter des idées et de convaincre pour les faire accepter. Il doit cependant savoir lui-même accepter les idées des autres et savoir accepter de modifier ses propres idées pour les adapter, si la chose est possible, et sans toutefois renoncer à défendre ce en quoi il croit, bien entendu.

Dans la plupart des cas, les réunions se passent dans un climat cordial et le recherchiste pourra faire passer un bon nombre de ces idées sans trop de difficultés.

Toutefois, en certaines occasions, vous trouverez une idée à laquelle vous tiendrez particulièrement parce que vos observations de l’auditoire, de l’environnement, des contenus des émissions en ondes, etc, vous auront fait réaliser quelque chose qui échappe à l’ensemble de vos confrères et consœurs, n’ayant tout simplement pas les mêmes préoccupations que vous.

En certains cas, vous saurez pertinemment que plusieurs, parmi eux, auront du mal à percevoir toute la valeur de l’idée, pour toutes sortes de raisons. Surtout si elle sort vraiment de l’ordinaire.

Vous pourrez décider que cette idée est valable, qu’elle va avoir un impact positif sur l’entreprise et que vous ne pouvez pas échouer à convaincre vos confrères.

Il vous faudra tenir compte de certains éléments pour garantir votre succès auprès de l’équipe de production.

CONSEIL POUR LES PRÉPRODUCTIONS

Le recherchiste d’expérience, qui a déjà un certain nombre d’idées à proposer, se débrouillera pour que le réalisateur (c’est lui qui convoque la réunion de préproduction) invite au plus 5 personnes à cette réunion. Idéalement, pas plus de 4, de manière à ce que le groupe entier ne fasse pas plus de 6 ou 7 personnes, incluant le recherchiste.

Pour quelle raison? Tout simplement parce que le recherchiste d’expérience aura remarqué, au fil des ans et des réunions, qu’il est beaucoup plus difficile de faire passer ses idées à un groupe de plus de 7 personnes.

Une grande règle s’applique ici, fruit de nombreuses années de métier.

« Plus une idée sortira de l’ordinaire plus elle sera difficile à faire accepter et plus il y aura de personnes présentes à la réunion, moins l’idée en question aura de chance d’être retenue. »

Ce qui est paradoxal, puisque tout le monde se plaint que les médias ressassent toujours les mêmes thèmes de la même manière.

Par conséquent, si vous avez une idée qui sort de l’ordinaire, que vous devinez qu’elle risque de provoquer des réticences au sein d’une petite équipe de production, débrouillez-vous pour faire la réunion de pré production à un moment où la disponibilité de plusieurs membres de l’équipe est réduite. Si vous vous retrouvez à trois ou quatre, vous arriverez plus facilement à la faire passer.

Idéalement, une conversation préparatoire avec le réalisateur pourra beaucoup aider la cause, surtout si vous avez su établir, avec ce dernier, la complicité qui caractérise les relations réalisateur/recherchiste.

La plupart des gens ne s’en aperçoivent pas, mais ils s’expriment en ajoutant des intonations révélatrices de leur opinion ou de leur perception. Vous avez certainement remarqué comment une personne qui veut décrire un bon nombre de choses s’y prend. Par exemple, cet adolescent qui veut donner l’impression qu’il a été débordé de travail.

– Il y avait tellement de travail à faire… la li…vrai…son, les dé…cors, les re…pas, etc.

En trois mots soigneusement étirés, il tente de donner une impression de débordement de tâches.

Le même phénomène s’applique à l’inverse. Si vous arrivez à présenter votre sujet au réalisateur d’une manière à le convaincre, au moment de la réunion, lorsqu’il proposera à l’équipe production d’écouter ce que vous avez à suggérer, il y a fort à parier que son ton trahira son intérêt pour le projet. Comme c’est le patron de l’équipe de production, cela constitue une introduction qui pourrait donner un petit coup de pouce si besoin est.

Encore ici, le recherchiste d’expérience a développé ses petites astuces. L’une d’entre elles consiste à faire parler l’entourage afin de voir ce qui branche les gens. Bref, au cours des semaines de travail, le recherchiste observe les gens qui font partie de l’équipe de production et avec lesquels il devra participer à des réunions de pré production.

Sachant que l’un aime les sports, l’autre l’exercice santé, l’autre encore le pouvoir de l’esprit sur le corps, ainsi de suite, il pourra, dès qu’il trouvera une idée à proposer, songer à la manière de la proposer au groupe afin qu’elle ait davantage de chance d’être acceptée.

Lorsqu’une idée ou un sujet a été accepté malgré des oppositions et a connu un bon succès, vous seriez surpris de voir le nombre des membres d’équipes de production, qui se sont opposés au départ, oublier complètement qu’ils y étaient opposés. Parfois même, avec le temps, ils sont persuadés du contraire et ceci en toute bonne foi, car il semble tellement peu probable qu’ils se soient autant trompés dans leur appréciation.

Par exemple: L’idée : Tourner un reportage sur un type de 78 ans qui fait de la moto tous les weekends.

Argumentaire classique – contre : c’est un sujet qui fait trop « fait divers ». C’est un sujet qui n’intéressera que le 3e âge. C’est un sujet qui ne fera pas plus de 30 secondes et tout sera dit. C’est un sujet qui nous fera paraître à court d’idées, etc.

Pour faire passer son idée auprès des gens de l’équipe, dont il a identifié les centres d’intérêt mentionnés plus haut, le recherchiste insistera sur l’aspect inusité du sujet, sur l’aspect sportif du sujet, sur les aspects exercice et plein air, ainsi que sur l’aspect philosophique du genre « belle démonstration de volonté et de détermination » ou encore « Victoire personnelle sur le vieillissement « .

Dans son argumentaire, le recherchiste touchera les centres d’intérêt des participants à la réunion, sans même que ceux-ci ne s’en aperçoivent. Évidemment, il ne faut pas échapper une phrase assassine dans le genre « toi qui aimes le sport, tu devrais aimer cette idée » sinon le petit stratagème sera vite découvert.

Si ce stratagème vous semble quelque peu « discutable », voire presque « retors », songez que vous ne faites qu’appliquer en petits groupes, des méthodes de travail que vous appliquez à un vaste auditoire. En effet, en tant que recherchiste documentaliste, vous vous débrouillez pour savoir ce qui intéresse les gens pour leur offrir un contenu qui leur plaît. Non?

La différence ici, c’est que vous avez pris le temps d’observer des collègues afin de savoir comment leur présenter vos sujets, au lieu d’observer la population dans le même but.

Il faut aussi comprendre que les gens se plaignent de la difficulté de faire du nouveau dans les médias, parce que, entre autres, les processus de sélection de ce qui doit être présenté à l’auditoire sont souvent standardisés et sont ainsi forcés de correspondre à une sorte de modèle ou de moule.

Comment arriver à produire quelque chose de différent s’il faut passer par un moule? C’est ici que votre capacité à convaincre ou votre habileté à convaincre, peut rendre d’immenses services.

En lisant ce passage, vous pouvez vous dire quelque chose comme: je ne me vois pas observer un confrère dans le but de profiter de ses intérêts ou autres, pour faire passer mon idée d’émission ou de sujet. J’aurais l’impression d’être fourbe.

Il n’est pas question ici de jouer les espions, de mettre en place une sorte de plan de manipulation, mais d’observer les gens qui vous entourent de manière à leur présenter, de manière adéquate, ce qu’une présentation improvisée leur ferait peut-être refuser.

Un médecin chercheur dans le domaine du cancer, qui souhaite voir renouveler son budget par un comité de financement, a la même obligation. Il doit convaincre.

Et il y a une foule d’activités dans la société qui requiert des procédés identiques, à commencer par l’éducation des enfants, que l’on observe et analyse tout au long de leur croissance, pour ne pas rater une occasion de les motiver, de les encourager et de les influencer positivement afin qu’ils grandissent sainement en développant une confiance en eux qui leur sera nécessaire.

SUJETS IMPOSÉS

Les contenus d’émissions peuvent aussi être imposés au recherchiste. Un sujet imposé, par exemple, une émission d’informations sur le rhume et un nouveau médicament prometteur, exigeront du recherchiste un effort particulier en documentation et en entrevues préparatoires.

Dans ce cas-ci, la documentation sera accessible assez facilement sur Internet et dans les organismes de santé. Le recherchiste prendra le temps de lire ce qui est disponible afin de se faire une idée d’ensemble. Cette perception lui permettra, ensuite, de mener des pré entrevues, le plus souvent par téléphone, avec des spécialistes et de leur poser les bonnes questions. Il n’y a rien de plus désolant pour un spécialiste dans un domaine quelconque, que de se faire demander par un recherchiste  » Alors de quoi allez-vous nous parler? « .

DES SOURCES D’IDÉES DE CONTENU

  • L’environnement immédiat
  • Les communiqués de presse
  • Les boîtes de relations publiques
  • Journaux, brochures, dépliants, revues, livres, annonces, Internet, etc.

Le recherchiste médias doit constamment être à l’affût d’idées. Cela doit devenir intuitif. Calepin et crayon sont inséparables du recherchiste professionnel. De même, la fonction « magnétophone » de votre smartphone devient vite un outil précieux pour la prise de notes.

L’environnement immédiat : Tout le monde a vécu quelque chose qui peut faire l’objet d’un reportage, qui peut inspirer une idée de contenu d’émission. Les conversations de salles d’attente, de bureaux, d’autobus, de bar, etc. sont à ne pas négliger.

Les communiqués de presse: Les médias reçoivent les communiqués de presse. De plus, avec l’Internet, il est possible d’y avoir accès facilement et gratuitement.

Fil de presse: agence qui envoie des communiqués de presse émanant de divers organismes.

CNW TELBEC https://www.newswire.ca/fr/

Site de nouvelles en direct https://www.france24.com/fr/

Calendrier Arts et Spectacles par région.

Trouvez les équivalents pour votre pays en cherchant sur Internet.

Naviguez sur le net à la recherche de calendriers d’événements et d’agendas de ce qui se passe dans votre région. Les découvertes y sont souvent fabuleuses. De plus, lorsque vous travaillez sur un projet relié à un événement ou à un congrès, il est possible d’y être invité à titre de recherchiste documentaliste. Contactez la personne qui s’occupe des relations publiques pour ce type d’événement, elle vous guidera dans vos démarches. Si vous ne travaillez pas pour un médium, mais que vous opérez à votre compte, il suffira parfois de leur faire parvenir votre carte d’affaires. – Carte d’affaires que vous apprendrez à créer vous-même dans le cours numéro 6 –

LES BOÎTES DE RELATIONS PUBLIQUES

Certaines diffusent leurs communiqués de presse directement sur le net, d’autres pas. Il est possible de recevoir toutes leurs invitations (souvent très intéressantes et divertissantes) par courriel (e-mail), par la poste ou via un compte sur les réseaux sociaux. Parlez à la personne qui s’occupe des relations avec les médias.

Elle vous indiquera les procédures à suivre pour être sur leur liste de médias. Toutefois, vous devez faire partie d’une équipe de production ou agir à titre de recherchiste pigiste pour un projet concret.

JOURNAUX, BROCHURES, DÉPLIANTS, REVUES, LIVRES, ANNONCES, INTERNET, ETC.

Pour les revues et les journaux, il est possible d’avoir des abonnements en commandite ou à prix réduit si vous utilisez VRAIMENT ces outils pour le travail. Attention, si vous ne pouvez fournir de preuve de votre prestation professionnelle et que vous bénéficiez de privilèges… votre réputation est en jeu.

Même situation pour les livres. On doit toutefois attribuer toute documentation qui passe en ondes à sa source. (nom de l’auteur, maison d’édition, titre de la revue et nom du journaliste, etc.). Notez que les recherchistes sont les enfants gâtés de la télévision et de la radio.

Ils reçoivent souvent les derniers disques, les derniers livres, les derniers films, etc. selon leur spécialisation, et tout ça sans avoir à payer et sans obligation d’en parler dans les émissions. Ce matériel est ensuite considéré, généralement et avec le temps, comme étant la propriété du recherchiste et non de l’employeur, mais cela peut varier selon les entreprises.

Les démarches à suivre pour connaître les nouveautés des maisons d’édition diffèrent d’une maison à une autre. Discutez toujours avec la personne qui s’occupe des relations avec les médias afin de connaître les modalités.

Les idées se trouvent partout. Fouinez dans les brochures, les petites annonces. Les poteaux de téléphone procurent parfois des idées intéressantes, aussi étonnant que cela puisse paraître. Ils servent en fait de portes-affiches à toute une clique de petits organismes qui n’ont pas les moyens de faire connaître leur existence autrement.

Nous vous parlerons plus en détail des moyens de trouver des idées plus loin dans les cours.

EXERCICE 102.3

 Cet exercice ne doit être envoyé à la correction.

Faites une recherche auprès de votre entourage. Demandez aux gens ce qu’est un ou une recherchiste ? Quel est son rôle au sein d’une équipe de production ?

À partir de vos résultats, rédigez un texte d’un feuillet sur la perception des gens face au métier de recherchiste. Tirez des conclusions aussi précises que possible.

Par exemple: La moitié des personnes interrogées démontre une totale ignorance du rôle du recherchiste. Il serait souhaitable de faire un effort de sensibilisation auprès de la population pour faire connaître cette profession appelée à une progression fulgurante.

SOURCES D’INFORMATIONS TRADITIONNELLES

Malgré l’existence et la puissance du réseau Internet, il est important de ne pas perdre de vue les sources d’informations traditionnelles.

Une des sources traditionnelles est la bibliothèque. Qu’elle soit locale, régionale, nationale ou universitaire, la bibliothèque peut nous être utile.

Elle peut nous permettre de découvrir des aspects oubliés, ou même inconnus, d’un sujet.

RECOMMANDATION

Visitez une bibliothèque si c’est possible et répondez pour votre bénéfice personnel aux questions suivantes. ( Vous n’avez pas à nous communiquer le résultat. )

  1. Comment s’appelle le système de classement principal de la bibliothèque?
  2. Comment s’appelle le moteur de recherche qu’utilise la bibliothèque ?
  3. Avez-vous accès à des microfilms ou microfiches ?
  4. Existe-t-il des départements de la bibliothèque où on retrouve autre chose que des livres ?
  5. Qu’est-ce qu’un fonds d’archives ?

ENTREVUES ET PRÉ-ENTREVUES

Les pré-entrevues ( aussi appelées entrevues préparatoires ) servent à recueillir de nouvelles informations, à choisir les meilleurs invités pour parler d’un sujet.

Une bonne connaissance des sujets est nécessaire. Le recherchiste doit aussi savoir que ses invités, en pré-entrevues, risquent fort de s’égarer dans leurs sujets, de ne pas respecter d’ordre de présentation, de trop insister sur un détail au détriment de l’essentiel. Toutefois, c’est aussi, précisément, ce à quoi servent les pré-entrevues… permettre aux invités de se pratiquer avant de faire la véritable entrevue en ondes.

Lors de la pré-entrevue vous pouvez repérer les gens qui performent le mieux pour présenter un sujet et vous pouvez aussi, avec l’expérience, détecter les invités qui ne sont pas très fiables.

INTERNET POUR RECRUTER DES INVITÉS.

Internet est un des moyens de recrutement des invités pour une émission.

Exemple d’appel à tous comme les recherchistes en font de plus en plus paraître sur Internet.

Pour « C’est Mon Choix » sur France 3 (02.04.20**)

Je prépare une émission sur « les amis qui se sont fâchés pour des raisons anodines ». Votre site proposant une règle de survie du colocataire, je pense que vous avez dû avoir connaissance d’histoires de brouilles entre colocataires. Nous recherchons des personnes qui ont fait une mauvaise expérience de colocation. L’émission sera enregistrée le 9 avril. Catherine Lamas

Rencontre de colocataires via internet sur TF1

Bonjour, je fais partie d’une équipe de production qui recherche des témoignages pour un programme court télévisé autour des « belles histoires » permises par les nouvelles technologies. Si vous êtes heureux colocataires et que vous vous êtes rencontrés sur Internet, par un site d’aide à la colocation, n’hésitez pas à me contacter. Il s’agit d’un programme court (1’45) diffusé sur TF1 à partir du 19 mars à 19h50, avant le JT. L’émission propose des témoignages de personnes comme vous et moi à qui il est arrivé une belle histoire grâce aux technologies de l’information (internet et téléphone, domotique, etc.). L’émission est actuellement en production et le plus tôt sera le mieux… Merci, Christelle Riel.

Colocation entre meilleurs amis pour Y’a Pas Photo sur TF1

Bonjour, je suis journaliste pour l’émission « Y’a Pas Photo », diffusée sur TF1 et présentée par Pascal Bataille et Laurent Fontaine. Dans le cadre d’une thématique sur l’amitié, que nous enregistrons le lundi 11 décembre, nous sommes à la recherche de différents témoignages, dont celui d’une colocation entre meilleurs amis. Je vous remercie de votre aide et espère avoir de vos nouvelles prochainement.
Meilleures salutations. Astrid Bastin

Recherche témoignages

Je suis étudiante en journalisme, et je réalise en ce moment un reportage sur la colocation. Je suis à la recherche de tout témoignage à ce sujet, le plus vite possible… Véronique Sylvain.

Demande d’interview pour Tigo.fr

Web-journaliste pour TIGO.fr, je suis à la recherche d´étudiants vivant en colocation pour témoigner de leur expérience. Que ce soit idyllique ou que ce soit une guerre sans merci, n´hésitez pas à me contacter! Vos témoignages aideront ceux qui ont décidé de se lancer dans l´aventure! À très bientôt. Graziella Leroy.

COMMENT SE TOURNE UNE ENTREVUE TÉLÉVISÉE

Le recherchiste documentaliste est souvent impliqué dans le tournage des entrevues télévisées, voici donc des éléments que vous devez connaître.

1- Choix de l’invité ( EXPERT ou pas)

Attention aux faux experts, vérifiez les qualifications avant l’entrevue, sinon c’est vous qui serez discrédité et non le « clown » devant la caméra.

En ce qui concerne les invités qui ne sont pas des experts, vous les choisissez selon le sujet de l’émission et en fonction de leur notoriété. Plus vos invités sont connus, plus vous aurez un indice d’écoute élevé. Évidemment, cela entraîne, comme conséquence, le fait que nous voyons toujours les mêmes têtes à la télé. C’est ainsi et vous devrez vous en accommoder ou trouver des sujets qui attirent l’auditoire par eux-mêmes.

Inutile de dire que vous devez traiter vos invités aux petits oignons. Évitez de faire en sorte qu’ils se retrouvent perdus dans un coin de studio sans savoir ce qui va se passer, à quel moment l’enregistrement va commencer, etc. Un invité qui ne sait pas ce qui se passe est un invité qui se sent moins important.

Pour qu’un invité à une émission soit volubile et intéressant, il doit se sentir bien, confortable et surtout… respecté.

Habituellement, le réalisateur délègue l’accueil des invités au recherchiste documentaliste ou à son assistant à la réalisation, selon le cas. Toutefois, en tant que recherchiste, vous avez le devoir de vous assurer que le réalisateur, tout occupé qu’il soit, prenne quelques minutes pour venir serrer la main de ses invités et leur exprimer sa satisfaction de les avoir dans son émission.

Pour les invités, c’est souvent un privilège que de rencontrer le GRAND responsable de cette émission à laquelle ils vont participer. Cela peut sembler simplet que d’avoir à préciser de telles choses, mais tous les recherchistes documentalistes sont passés par là au moins une fois.

Les réalisateurs sont parfois très occupés et certains « oublient » les règles les plus élémentaires de la courtoisie dans le feu de l’action.

C’est le même principe avec l’animateur ou les animateurs. On doit idéalement faire en sorte que le premier contact se fasse avant l’entrée en ondes, donc en coulisses. Toutefois, sur ce plan, les animateurs sont souvent bien au fait de l’importance de rencontrer les invités au moins quelques minutes avant l’enregistrement et tout se passe fort bien.

Par ailleurs, en tant que recherchistes documentalistes, nous nous sentons aussi souvent impliqués dans l’image que l’équipe avec laquelle nous travaillons projette. Nous devons nous assurer que les collaborateurs à nos projets ont une bonne et même une excellente opinion, non seulement de notre travail, mais aussi de notre équipe de confrère et consœurs.

2- Choix du moment de l’entrevue

Si vous avez un enregistrement en studio à faire, à heure et à jour fixe, vous devrez trouver des invités disponibles à ce moment précis et vous n’aurez pas beaucoup de latitude sur ce plan.

Par contre, si vous tournez une entrevue en extérieur, en dehors du studio, soit chez l’invité lui-même ou dans un lieu public, vous disposerez davantage de mobilité dans votre planification. Concilier le moment du tournage et la disponibilité des intervenants sera alors plus facile.

3- Choix du lieu de l’entrevue

Chez l’invité ou en studio?

La règle – (lorsque c’est possible de la respecter) sujet intime chez l’invité – sujet non intime, ailleurs.

4- Choix de la formule d’entrevue

Dirigée ou libre?

L’entrevue dirigée permet de mener un invité là où on le veut. Tout est prévu, les questions (et parfois les réponses) sont connues du réalisateur, de l’animateur et du recherchiste. On ne fait que la mise en scène d’une entrevue bien organisée.

L’entrevue libre réserve des surprises, parfois des bonnes, parfois des mauvaises. On connaît la plupart des questions, mais pas toujours les réponses. L’animateur doit avoir un esprit vif et être en mesure de détecter une bonne piste dans les réponses de l’invité afin d’orienter l’entrevue de manière à la rendre passionnante, à creuser efficacement le sujet.

5- Choix du TYPE d’entrevue

Sérieux, léger, humain ou d’affaires?

Le type sérieux : tout est prévu, le sujet est sérieux, le sourire est peu présent, le ton est presque grave. Son avantage, c’est la sécurité. On ne risque pas de se faire surprendre par une information imprévue, on ne risque pas de dériver par rapport au sujet, etc. Un exemple, les entrevues à caractère politique.

Le type léger : spontané, naturel, décontracté ce type d’entrevue est rempli de surprises. Tout peut arriver. Son principal avantage c’est justement que le spectateur est captivé par le fait que des choses peu ordinaires peuvent arriver. Un exemple, les entrevues dans les émissions de variétés.

Le type humain : rempli de mentions propres à susciter l’éveil des émotions chez l’auditoire, ce type d’entrevue est risqué, car il faut parfois couper des moments passionnants à la demande de l’invité qui estime, après coup, avoir été trop loin.

Ici le recherchiste documentaliste doit agir avec discernement, car nous nous retrouvons parfois coincés entre le réalisateur qui veut absolument garder la partie de l’entrevue où la vedette interviewée s’effondre en larmes devant l’animateur, par exemple, alors que la vedette en question, désire l’enlever du montage final.

Après l’enregistrement, l’invité vient nous voir, nous, car nous avons été son premier contact pour ce projet et que nous sommes, à ses yeux, la personne qui représente l’équipe et l’émission, pour nous demander de couper cette partie.

Ce genre de situation est très délicat, vous vous en doutez. Un vieux truc du métier consiste à demander à l’invité de prendre quelques jours pour y penser EN LUI REMETTANT une copie de l’entrevue. Nous comptons alors sur le fait que l’invité va se passer et se repasser l’entrevue en question pour mieux prendre sa décision et c’est vraiment ce que nous voulons car nous savons, par expérience, que le fait de voir et de revoir la partie qu’il hésite à laisser dans l’entrevue, va le « désensibiliser » petit à petit.

Dans la très grande majorité des cas, les invités nous donnent l’autorisation de diffusion dans les jours qui suivent, espérant que cela leur donnera une publicité exceptionnelle.

En fait, nous jouons ici sur un aspect bien connu de la psychologie humaine qui se définit comme étant la banalisation par la répétition. Évidemment, il faut se servir de notre jugement et si nous pensons que la diffusion d’une partie d’une entrevue peut nuire à l’invité, à sa carrière ou à sa réputation, il ne faut pas la diffuser. C’est une affaire de conscience.

Le type entrevue d’affaires : À mi-chemin entre le type sérieux et le type spontané, ce type d’entrevue se caractérise par des questions courtes et des réponses courtes, du moins dans la plupart des cas.

L’entrevue doit avoir un objectif connu dès le départ, tel faire ressortir la situation actuelle d’une entreprise, et le contenu doit servir uniquement ce but. C’est un type d’entrevue aussi sécuritaire que le type sérieux du départ bien qu’une touche de spontanéité y soit occasionnelle. Un exemple, les entrevues dans les magazines télévisés sur les affaires.

6- Choix de la position des intervenants

L’animateur et l’invité, placés face à face, est la position traditionnelle et se prête à un peu tous les styles alors que la position côte à côte s’utilise surtout pour les entrevues de type léger ou humain, libres et comportant moins de contraintes.

7- Choix de l’implantation (autrement dit la mise en place)

Décors arrangés ou naturels? Selon le style de l’entrevue, vous suggérez, si on vous consulte sur le sujet, le décor correspondant. En affaires, le décor sera sobre et peu coloré. Si vous tournez une entrevue avec une vedette, dans sa maison, vous choisirez une pièce particulière, aussi représentative que possible des goûts de la vedette, mais aussi en rapport avec le sujet. Si l’entrevue parle de son dernier succès, le décor sera gai et coloré. Si l’entrevue porte sur son imprésario qui s’est sauvé dans les Bahamas avec l’argent du dernier disque, le décor devra être plus sobre.

8- Lumière naturelle ou artificielle?

Selon le style de l’entrevue et la disponibilité des ressources, vous suggérerez, si on vous consulte, l’éclairage de façon à ce qu’il ne détonne pas. Un éclairage d’entrevue d’affaires ou politique est plus froid et plus standard qu’un éclairage d’entrevue avec une chanteuse dans sa pièce préférée de la maison.

Évidemment, lorsque vous tournez en studio, peu importe le sujet, votre éclairage est plus standardisé et a été fait de manière à mettre en valeur le décor tout en éclairant convenablement les invités, de manière à ce qu’ils soient parfaitement visibles sous tous les angles accessibles aux caméras de studio.

9- Choix du type d’enregistrement

L’enregistrement non-stop (enregistrement sans arrêt) est plus fréquent dans l’entrevue de type humain ou encore léger, alors que les arrêts occasionnels, pour des déplacements de caméra par exemple, histoire de changer l’angle de la prise de vue (lorsque tourné à une seule caméra), sont davantage utilisés dans les entrevues plus organisées, les entrevues dans lesquelles le déroulement est entièrement prévu.

10- Reaction shot

Nous appelons « reactions shot » ces plans que le réalisateur fait après les entrevues. Des plans de l’animateur qui écoute attentivement son invité, faisant « oui » de la tête ou « non », selon le cas. Il arrive que le réalisateur de l’entrevue dirige l’animateur en lui demandant de faire aussi des sourires plus ou moins sentis, des signes d’approbation, des réactions d’étonnement, etc. Il ajoute ces images dans l’entrevue, au montage, ce qui donne l’impression que le tout a été tourné avec deux caméras au lieu d’une seule. Évidemment, lorsque nous avons deux caméras, le tournage distinct des « reactions shot » n’est plus nécessaire.

11- Plans de coupe

Les plans de coupe sont des images d’objets qui se trouvent dans l’environnement de l’entrevue ou des gestes que font l’animateur et l’invité. On prend ainsi des images des mains de l’invité qui gesticule, de photos et des cadres qui ornent les murs, etc. Lors du montage final, ces images seront insérées dans l’entrevue et serviront à varier les plans, à agrémenter le produit fini.

Cela peut devenir ennuyeux de voir une personne parler longtemps. Évidemment, on n’entrecoupe pas l’entrevue d’images sans rapport avec le sujet. Il ne faut pas mettre des images pour mettre des images. C’est le travail du réalisateur, mais nous pouvons parfois lui faire des suggestions.

Nous accompagnons l’équipe de tournage pour prendre des notes et assister, en quelque sorte, le réalisateur pendant les entrevues, car les réalisateurs n’ont pas toujours un assistant réalisateur sur les lieux lors des tournages d’entrevues.

Évidemment, s’il se trouve sur place des objets ou des éléments que le recherchiste remarque et qui ont un lien avec le contenu de l’entrevue, le recherchiste suggérera au réalisateur de les intégrer dans les plans de coupe. Par exemple, dans une entrevue sur un voyage en Afrique, on pourra intégrer quelques photos présentant le voyage ou quelques souvenirs rapportés par l’invité.

De plus, nous sommes les personnes avec lesquelles les invités ont pris entente et nous sommes, à leurs yeux, les représentants de la production. Il est donc souhaitable que nous soyons sur place, lorsque c’est possible bien entendu.

GÉRER LE CALENDRIER DE PRODUCTION

Le recherchiste a en tête les échéances de production. C’est parfois lui, selon l’entreprise où il travaille, qui a la responsabilité de confirmer les invités, les membres de l’équipe de tournage et de s’assurer que le matériel vidéo sera réservé pour l’enregistrement de l’émission. En fait, il est souvent aussi au courant de tout ce qui entoure la production.

De sorte que les équipiers communiquent avec lui pour la moindre information. Cette situation contribue à ancrer le recherchiste dans les équipes. Une équipe tient souvent à conserver le même recherchiste, autant que faire se peut, d’un projet à l’autre.

Saviez-vous qu’il existe des prix pour les recherchistes ?

36. Meilleure recherche : émission ou série d’émissions culturelles, à caractère social ou de services

• Christine Martin, Dominique Sémery – Bons Baisers d’Amérique « Émission #1 – St-Pierre et Miquelon » (Productions PIXCOM)

37. Meilleure recherche : documentaires toutes catégories, émission ou série d’information

• Francine Tremblay – Zone Libre : La Mongolie (Radio-Canada)

38. Meilleure recherche : émission ou série jeunesse : toutes catégories

• Pauline Gravel, Sarah Perr

Extrait de https://www.academy.ca

Bienvenue au QCM - 2.01 formation de recherchiste

 EXERCICE FINAL DU SECOND COURS

Cet exercice peut être envoyé à la correction au besoin.

Rédigez un texte d’au moins 1 feuillet dans lequel vous décrivez ce que vous aimeriez faire comme travail de recherchiste. Les domaines, les milieux et les sujets sur lesquels vous aimeriez travailler.

N’hésitez pas à faire parvenir le résultat de cet exercice au chargé de cours. Il pourra encore mieux vous guider.

Notez que, dans le prochain cours, vous serez invité à vous mettre dans la peau d’un recherchiste documentaliste nouvellement engagé et auquel une première recherche est confiée.

NE LAISSEZ PAS LE DOUTE VOUS DISTRAIRE DE VOTRE OBJECTIF
Vos inquiétudes et vos doutes non partagés n’existent pas dans la réalité de vos projets.

Les gens qui vous entourent vous renvoient de vous une image correspondant à celle que vous leur projetez. Cette image que ces gens vous retournent de vous-même, elle doit aussi vous servir à vous construire. Vous construisez donc non seulement un projet de recherchiste, mais vous-même.

En travaillant vous aurez, et c’est bien normal, un doute occasionnel sur la valeur de ce que vous faites. Vous devrez alors vous répéter cette phrase déterminante dans la suite de vos activités ;

Personne d’autre que moi ne peut faire ces choses exactement comme je les fais.

Accordez-vous le temps d’apprendre, de progresser, de comprendre et de créer. Ce que vous ferez de vos nouvelles connaissances a justement de la valeur parce que personne d’autre ne pourra le faire comme vous.

…la suite au cours 3

________________________________________________________________________

Notez que vous n’êtes pas obligé d’avoir terminé les exercices d’un cours pour en commander un autre. Certains étudiants préfèrent lire le contenu de plusieurs cours d’abord et faire les exercices lors d’une seconde lecture. Vous avez le choix.

CONTENU DES PROCHAINS COURS

LA BASE DE TOUTES FORMES DE COMMUNICATION

CONCEPTION DE L’IDÉE

CONSTRUCTION DE L’IDÉE

ANALYSE DE L’IDÉE

DÉPOUILLEMENT DE L’IDÉE

EXPRESSION DE L’IDÉE

LES INTERFÉRENCES

LA COMMUNICATION INTERPERSONNELLE

LA COMMUNICATION DE MASSE

NOS CONNAISSANCES GÉNÉRALES

NOTRE ENVIRONNEMENT SOCIAL

NOS CONNAISSANCES DU VOCABULAIRE

NOS ÉMOTIONS

NOTRE HABILITÉ À NOUS EXPRIMER PAR LA PAROLE

À ÉVITER … UN DÉBIT TROP RAPIDE

LE RECHERCHISTE QUI REÇOIT UNE DEMANDE

PRÉPARATION DU DOSSIER DE RECHERCHE

LES ÉTAPES DE CETTE RECHERCHE

DOSSIER DE RECHERCHE COMPLET

L’ENQUÊTE

IDENTIFICATION DES PRÉOCCUPATIONS DU PUBLIC SUR LE SUJET

IDENTIFICATION DES SPÉCIALISTES ET INVITÉS

LES EXIGENCES TECHNIQUES

LE BUDGET

UNE ÉMISSION TYPE (VOUS PRÉPAREZ VOTRE PREMIÈRE ÉMISSION)

LE RECHERCHISTE ET LES ARTISTES

L’ACCUEIL DANS L`ESPACE DE TRAVAIL DU RECHERCHISTE

EXPRIMER LE CALME ET LA CONFIANCE

ÊTRE SOI MÊME OU JOUER UN JEU – SUJET DÉLICAT

LA CRÉATION DE PROJETS AVEC DES ARTISTES

ANTICIPER LES ENTREVUES IMPORTANTES

VOUS M`AVIEZ POURTANT PROMIS

COMPRENDRE LES ATTENTES DES GENS FACE AUX RECHERCHISTES

COMMENT ÉVITER DE FAIRE DES PROMESSES INVOLONTAIRES?

DOIT-ON S’IMPLIQUER DANS UN PROJET QU`ON NOUS PRÉSENTE?

UN MOYEN POUR RÉDUIRE LES ATTENTES DES CONCEPTEURS

DOIS-JE M’ATTENDRE À RECEVOIR BEAUCOUP DE PROJETS?

ET LORSQUE LE PROJET EST ACCEPTÉ …

RECONNAÎTRE LES RÊVEURS QUI NOUS FERONT PERDRE NOTRE TEMPS

MÉTHODE SIMPLE POUR ANALYSER UN PROJET

PRIVILÈGE ET RESPONSABILITÉ

PIÈGES DU MILIEU À CONNAITRE

IDENTIFICATION DES TRICHEURS ET DES PROFITEURS

ÉTABLIR VOTRE NOTORIÉTÉ DANS LE MILIEU

CONNAITRE LES ENTREPRISES ET LEURS RÔLES DANS LE MILIEU

IMPRESARIO, AGENT ET AGENCE ARTISTIQUE

DÉVELOPPER DES CONTACTS AVEC LES ARTISTES

VIVRE SELON SES MOYENS

SE LANCER EN AFFAIRES EN TANT QUE RECHERCHISTE (TRAVAIL À LA PIGE)

EST-CE UNE BONNE IDÉE QUE DE S`ASSOCIER ?

SAVOIR DÉTERMINER SON RYTHME DE TRAVAIL

LES ÉBAUCHES DES DOSSIERS DE RECHERCHE (OU DE RAPPORTS DE RECHERCHE)

CHOISIR UNE SPÉCIALITÉ, POURQUOI PAS?

CONTRAT DE TRAVAIL TYPE

POSTE DE RECHERCHISTE POUR UNE MAISON DE DIFFUSION – TÉLÉ OU RADIO

TRAVAILLER POUR UN EMPLOYEUR RÉGULIER

SAVOIR DÉTECTER LES OPPORTUNITÉS D`EMPLOIS

PÉRIODE D`ESSAI

VOTRE CARTE D’AFFAIRES DE RECHERCHISTE

TROUVER DES ADRESSES UTILES DANS LE MILIEU

TRAVAILLER À SON COMPTE VIA INTERNET, COMME LE FONT LES TRADUCTEURS

LES PERSPECTIVES D’EMPLOIS SUR INTERNET

…Et dans le cours numéro 3 –
SECTION SPÉCIALE SUR LA RECHERCHE EN MILIEU POLICIER
( basée sur la contribution de nos étudiants recherchistes documentalistes maintenant
à l’emploi des services de police en France et au Canada. )
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