Recherchiste documentaliste – Étape 1 de 6

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COURS 1

Avez-vous téléchargé votre guide de l’étudiant?


SOMMAIRE

OUTILS DE TRAVAIL

DESCRIPTION DE LA PROFESSION

LA RECHERCHE SUPERFICIELLE

EXEMPLE DE RECHERCHE SUPERFICIELLE

LE TRUC DE LA PAGE SOURCE

LES MOTEURS DE RECHERCHE

UNE SUGGESTION DE NOS FINISSANTS DES ANNÉES ANTÉRIEURES

GOOGLE S’HUMANISE

TOUT LE MONDE CHERCHE SUR INTERNET ALORS QUE LE RECHERCHISTE TROUVE !

UN PROCÉDÉ DE RECHERCHE POUR LES NOMS PROPRES

LES DANGERS DE LA RECHERCHE SUPERFICIELLE

ET LA MÉTHODE TRADITIONNELLE

LA COMMUNICATION

UNE NOUVELLE MANIÈRE DE VOIR LES CHOSES

UN EXEMPLE CONCRET ; RECHERCHISTE QUI ENQUÊTE

PLAN DE TRAVAIL D’UN RECHERCHISTE

CONSEIL UTILE POUR SE FAMILIARISER AVEC UNE RÉGION SANS SORTIR DU BUREAU

LA PRISE DE NOTES

Exercice 101.1
Exercice 101.2
Exercice 101.3
Exercice 101.4
Exercice final

Le contenu de nos cours est protégé par la loi sur les droits d’auteur.

LES OUTILS DE TRAVAIL DU RECHERCHISTE

•Accès à Internet et, idéalement, à une imprimante.

•Adresse de courriel (mail)

•Agenda

(Il est conseillé d’avoir un agenda où l’on peut voir une semaine entière, ce qui permet d’avoir une vue d’ensemble des étapes de recherche.)

•Un répertoire de contacts qui vous permettra de classer les personnes ressources par nom et/ou domaine d’activité.

•Dictionnaire, journaux et magazines peuvent aussi être utiles, même si Internet rend immédiate l’accessibilité à de nombreuses ressources.

•Chemises à dossiers pour conserver vos dossiers de recherche sur papier ou alors vous pouvez les conserver dans votre ordinateur et ne les imprimer que si nécessaire. Assurez-vous cependant de faire des copies de sauvegarde de tous vos documents.

Note: S’il vous manque certains éléments, ce n’est pas bien grave. Comme vous n’avez pas un délai contraignant imposé pour suivre cette formation et comme vous y allez à votre rythme, vous pourrez en faire l’acquisition au moment opportun.

DESCRIPTION DE LA PROFESSION DE RECHERCHISTE

Personne qui s’occupe de rechercher, d’acquérir, de sélectionner et de préparer aux fins d’une production artistique, médiatique ou électronique (émission de radio ou de télévision, film, pièce de théâtre, livre, produit multimédia, site Web, etc.) les données et les documents nécessaires à l’élaboration du contenu.

À cette fin, elle consulte des spécialistes sur les sujets en cause, de la documentation imprimée ou audiovisuelle, des bases de données, des banques d’images ou de sons en vue de recueillir de l’information.

Elle peut également assembler des documents en vue de leur utilisation par l’équipe de production, s’occuper de trouver des personnes en vue de leur participation à une émission de télévision, de radio ou encore à d’autres types de production.

Elle doit remplir efficacement les divers mandats de recherche qui lui sont confiés et s’assurer de l’exactitude de l’information fournie.

Cette description du métier de recherchiste, bien qu’assez récente, n’est toutefois déjà plus à jour. Il faut ajouter ceci…

… sites Internet variés, web journalisme, web TV, les données et les documents nécessaires à l’élaboration des contenus nouveaux médias.

La majorité des recherchistes du monde occidental travaille désormais à partir d’Internet. Dans ces circonstances, dès ce premier cours, nous apprendrons les rudiments de la recherche via Internet. Et il ne suffit pas d’introduire un mot ou deux dans un moteur de recherche, vous le constaterez.

Ajoutons que des entreprises de toutes catégories engagent maintenant des recherchistes documentalistes spécialisés afin de rassembler et de maintenir à jour les informations pertinentes à leur domaine d’activité.

Ainsi, une entreprise pharmaceutique engage un ou des recherchistes, afin qu’ils enquêtent auprès des utilisateurs de leurs produits (pour connaître leur niveau de satisfaction et leurs attentes), auprès des autorités (pour connaître les nouveaux règlements et les tendances), auprès des médecins et même afin de surveiller la concurrence dans les pays étrangers, toujours via Internet.

On engage aussi les recherchistes documentalistes pour toutes sortes de contrats derecherches spécialisées. Souvent, ces contrats sont donnés à des recherchistes autonomes, opérant à leur propre compte.

Vous apprendrez donc aussi, pendant cette formation, comment travailler à votre compte dès la fin des cours. Plusieurs de nos finissants choisissent cette option, mais bien peu la conservent car lorsque les sociétés ou organismes trouvent un recherchiste autonome compétent (en freelance), ils lui proposent souvent un poste à temps plein.

Travailler à son compte demeure tout de même un excellent moyen de débuter, de se faire connaître, de faire ses preuves et même de choisir la société et le domaine qui offrira un poste permanent digne d’intérêt, si la chose vous intéresse bien entendu.

Un des avantages principaux qu’il y a de s’établir à son propre compte, c’est d’avoir des contrats de recherche dans toutes sortes de domaines et d’avoir ainsi la possibilité de toucher un peu à tout ou de choisir uniquement des domaines qui nous plaisent.

LA RECHERCHE SUPERFICIELLE

Avant de se lancer dans la recherche approfondie sur un sujet, le recherchiste documentaliste effectuera souvent une recherche superficielle.

Elle consiste à survoler rapidement un ou des sujets, en prenant des notes peu détaillées. Ce type de recherche est aussi appelée « exploratoire » parce qu’on s’en sert pour faire une première évaluation de la valeur d’un sujet ou d’un domaine.

Dans les médias, le recherchiste se fera souvent demander une recherche superficielle sur plusieurs sujets en même temps. L’intention de la direction étant de sélectionner le ou les sujets les plus valables, ceux qui seront ensuite retenus.

Précisons ici qu’avec le temps, le recherchiste maison (employé permanent) qui a eu le plaisir de trouver des sujets porteurs, populaires et rentables pour l’entreprise se verra accorder un rôle de plus en plus important et sera consulté fréquemment par la direction.

Pour pratiquer efficacement la recherche superficielle, il faut apprendre à développer un raisonnement de recherchiste et une discipline de recherchiste.

Le recherchiste est une personne qui baigne dans les informations de toutes sortes. C’est aussi, par définition, une personne curieuse. Il est donc facile de se laisser entraîner par un ou des sujets qui n’ont rien à voir avec le but final de la recherche. C’est là que la notion de discipline intervient.

En termes clairs, vous pouvez effectuer une recherche sur la coiffure, par exemple, et trouver accidentellement un site de coupe de poils et de tonte pour les caniches, y découvrir votre race de chien préférée et vous mettre à lire sur le sujet pendant des heures.

Bien que votre but soit de trouver des éléments en rapport avec la coiffure, vous pouvez vous laisser aller à votre curiosité et vous mettre à introduire dans le moteur de recherche Web de votre choix, des mots clés comme « caniche royal » ou « élevage d’un caniche », ce qui, fatalement, vous entraînera très loin de la coiffure, vous distraira certainement, mais ne vous donnera pas le résultat escompté.

Si vous êtes rémunéré pour effectuer une recherche précise sur la situation de la coiffure dans votre pays et que vous passez des heures à vous documenter sur les caniches, inutile de dire que vous avez grand besoin d’un peu plus de discipline personnelle.

Baigner dans les informations est une chose, s’y noyer en est une autre.

Exemple de recherche superficielle, sur Internet.

Supposons que vous receviez une commande d’une entreprise qui produit des médicaments pour les animaux, plus spécifiquement les chiens dont le caniche royal, ou, si vous préférez, que votre directeur de la programmation vous demande de voir s’il y a un intérêt à produire une émission de télé ou de radio sur les maladies du caniche royal, le tout devant être évidemment intégré dans une série sur les chiens traitant des différentes races.

Vous trouverez sur le Web des masses de documents sur le sujet. Dès maintenant, faites une recherche superficielle sur  » caniche royal  » en utilisant le moteur de recherche de Google.

L’ASTUCE DE LA PAGE SOURCE

Il vous arrive souvent de trouver une page digne d’intérêt sur Internet, une page qui propose à la fois des informations et des liens vers d’autres pages. Nous appellerons ce genre de page intéressante « une page source ».

Une page source deviendra le point de départ d’une exploration vers d’autres pages si vous cliquez sur les liens qu’elle contient. En le faisant, vous devrez quitter votre page source. Ce qui est parfois dommage, parce qu’un ou deux clics au mauvais endroit pendant vos recherches et zoup! tout est disparu.

Bien entendu, votre logiciel de navigation (Chrome, Edge, Firefox, Safari, etc.) vous permet d’accéder à votre historique de navigation, mais si vous êtes sur le Web depuis un moment, trouver une page précise dans le classeur « Historique » prendra du temps.

Pour conserver votre page source, tout en ayant la possibilité de naviguer sur les liens qu’elle contient, il vous suffit de cliquer sur un lien qui vous intéresse tout en enfonçant la touche « SHIFT » (majuscule) de votre clavier.

Cela aura pour effet d’ouvrir une toute nouvelle page dans laquelle se trouvera le sujet du lien sans pour autant fermer votre page source. Elle restera ouverte et disponible, dans le bas de votre écran. Cela fonctionne avec la plupart des pages web.

Avec le temps, vous en viendrez à ouvrir plusieurs pages sources et à passer allègrement de l’une à l’autre, sans rien perdre.

Vous trouverez des documents inutiles et d’autres plus pertinents. En moins de DIX minutes essayez de vous faire une idée sur ce que trouve le moteur « Google » en rapport à vos mots clés:  » caniche royal « . Notez les sites qui vous semblent les plus pertinents pour présenter la race, ses caractéristiques, ses maladies connues, etc.

L’objectif est ici de trouver des informations sur le sujet ainsi que les sujets connexes, tout en vous faisant une idée de la popularité sur le Web du thème principal de la recherche, soit le fameux caniche royal.

Ce que nous appelons « sujets connexes » ce sont tous les éléments relatifs au sujet de la recherche, qui pourraient éventuellement représenter un intérêt pour votre recherche.

Par exemple, si vous trouvez un site web relatant une anecdote dans laquelle un caniche royal a sauvé un enfant de la noyade ou d’un incendie, cela pourra faire un bon élément à mentionner dans la recherche finale. Un point fort, attractif, un élément susceptible de piquer la curiosité d’un auditoire. En tant que recherchiste documentaliste, vous deviendrez vite vite habile à repérer ce genre d’informations.

Ne vous surprenez pas de trouver du matériel qui n’a rien à voir avec le but de votre recherche superficielle. Au cours des prochaines semaines, vous aurez l’occasion de développer votre habileté à chercher sur Internet, sans vous égarer et sans vous laisser distraire par une foule d’éléments. Ce qui n’est pas évident pour le commun des mortels, vous en conviendrez.

Dans cet exercice, nous vous demandons seulement de remarquer la variété de ce que vous trouvez, sans trop vous y attarder. Vous devriez constater que trouver des informations sur cette race de chien est facile et qu’en trouver plus spécifiquement sur sa santé, est un peu plus complexe parmi les résultats obtenus.

Il faut donc affiner la recherche superficielle. Pour cela, répétez l’expérience, mais cette fois en utilisant des mots plus précis comme « caniche royal santé ».

Remarquez comme une recherche plus précise nous rapproche de l’objectif premier. C’est une nette amélioration et en prenant le temps de parcourir le contenu des quelques sites Web trouvés, vous pouvez déjà identifier des sujets en rapport avec les maladies qui affectent cette race de chien.

Si vous n’obtenez pas de résultat présentant des sites en rapport avec le sujet recherché, c’est probablement que vous avez fait une erreur dans le choix ou l’ordre de vos mots clés.

Vérifiez l’orthographe des mots sur lesquels vous effectuez la recherche. C’est important car si une seule lettre est manquante, le résultat de la recherche pourrait être affecté, quoique de nos jours les moteurs de recherche soient en mesure de corriger de petites erreurs comme des fautes d’orthographe.

Ne laissez pas de guillemets ou de virgules dans la phrase ou dans les mots sur lesquels vous faites une recherche. Ces derniers ont un rôle particulier et chaque moteur de recherche vous en avise dans ses instructions d’opération.

Internet est un océan d’informations et ces informations se déplacent souvent les unes par rapport aux autres. Une nouvelle information peut remplacer la précédente temporairement ou même définitivement. Celle qui est remplacée n’est pas toujours perdue ou disparue, mais elle peut devenir nettement moins facile à trouver.

En plus des exemples présents dans ces cours, vous pouvez vous créer des recherches sur les sujets qui vous touchent particulièrement. Toutefois, il est recommandé de toujours faire une recherche superficielle au départ afin d’avoir une idée non seulement de la popularité du sujet sur le Web (plus il est populaire plus vous aurez de résultats, mais plus vous devrez fouiller pour extraire les informations utiles), mais aussi afin d’avoir une idée des sites principaux qui abordent le sujet traité.

Ces sites principaux peuvent ensuite devenir des références ou des sources de liens vers d’autres sites plus précis en rapport avec notre recherche. Certains sites sont si mal « indexés » (intégrés par leur créateur dans les moteurs de recherche par une opération que l’on appelle l’indexation) que le seul moyen de les trouver est de parcourir les liens proposés par d’autres sites plus importants les ayant trouvés eux-mêmes par d’autres moyens que par les moteurs de recherche.

Exemple: Un site qui traite des parasites du chien, non indexé et donc indétectable sur Internet, pourra faire malgré tout faire partie des liens proposés par un site d’ordre général sur les chiens, dont le créateur est membre d’une association professionnelle dans le domaine canin et qui aura eu accès, via l’association, à l’adresse Internet du site introuvable sur les parasites. Ouf!

En passant, on appelle ces sites de références, qui regroupent des liens vers un bon nombre d’autres sites web, des annuaires. Certains sont spécialisés, d’autres sont généralistes.

Introduisez les mots « annuaire des sites » dans Google ou un autre moteur et vous en trouverez des dizaines de ces annuaires.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Annuaire_web

 Mais revenons à notre demande de recherche sur les maladies du caniche royal. Cette fois, précisons encore davantage, en cherchant « maladie caniche royal ».

Vous trouverez ainsi des éléments plus directement en rapport avec le sujet de votre recherche superficielle et vous trouverez aussi, bien entendu, des sujets connexes aussi parfois appelés: contenu associé ou éléments périphériques au sujet principal. Dans ce cas précis, le contenu principal concernera des maladies de la race et le contenu associé concernera son élevage, son dressage, son alimentation, ses soins, etc.

Pourquoi ne pas avoir commencé tout de suite par chercher « maladie caniche royal » et couper au plus court? Vous auriez pu le faire, à la condition que ce ne soit pas la toute première fois que vous ayez eu à faire une recherche sur ce sujet et que vous connaissiez déjà les principaux sites sources (les références établies par les associations d’éleveurs, les vétérinaires, les ministères concernés, les fournisseurs de services, etc.).

Dans le cas contraire, un recherchiste se doit d’avoir une vision d’ensemble du bassin d’informations qui s’offre à lui.

Vous devez d’abord voir ce qu’Internet a dans le ventre en rapport avec le sujet. Vous devez d’abord identifier, même sommairement, les sites et les organismes qui diffusent de l’information sur le Web en rapport avec le sujet (associations, éleveurs, commerçants et autres…) et vous devez évaluer si cette recherche sera simple ou compliquée. Une recherche simple se distingue par l’abondance de références, de sites spécialisés, de textes précis sur le sujet recherché. Une recherche compliquée se distingue par la rareté des informations et donc la difficulté à les trouver.

Vous pouvez maintenant appliquer les étapes de recherche indiquées depuis le début de ce cours au sujet de votre choix et en faire un exercice libre avant de poursuivre. Profitez-en pour remarquer si vous avez tendance à vous laisser distraire par des liens sans rapports. Cela vous sera utile.

 COMMENT FAIRE LES EXERCICES…

 *Le prochain exercice peut être envoyé à la correction au besoin.*

Lorsque cette mention se trouve au début d’un exercice, vous pouvez le faire parvenir à votre chargé de cours pour correction, au besoin.

 *Pas d’envoi à la correction pour cet exercice.*

Lorsque cette mention se trouve au début d’un exercice, vous ne devez pas le faire parvenir à votre chargé de cours pour correction. (Car ces exercices trouveront leurs éléments de validation dans les chapitres qui suivent.)

Ne faites corriger QUE les exercices qui vous posent problème, c’est-à-dire ceux dont vous n’êtes pas certain du résultat ou ceux qui soulèvent un doute dans votre esprit.

Précisons aussi que le contenu de la formation est ainsi fait que vous n’avez pas à attendre d’avoir fait corriger les exercices pour poursuivre au cours suivant.

Chaque exercice à corriger doit comporter votre nom, votre courriel (mail), le numéro de l’exercice et sa description (faites un copier-coller c’est plus rapide).

Vous trouverez les formulaires prévus pour la correction des exercices sous l’onglet « Coaching » une fois connecté à votre compte. Vous cliquez ensuite sur le lien « Accès au coaching de base ». Vous pourrez alors envoyer un exercice écrit ou une question (premier formulaire) ou un exercice vidéo (deuxième formulaire).

Comment faire un copier-coller ? Copiez le texte décrivant l’exercice avec le bouton de droite de votre souris et la fonction « copier ». Puis, en utilisant la fonction « coller », toujours obtenue avec le bouton de droite de votre souris, placez le texte décrivant l’exercice au début de chacun des exercices que vous envoyez à la correction.

Le délai de correction est de 1 à 4 jours. Vous recevez une confirmation lorsque votre exercice est reçu au bureau des tuteurs, aussi connu sous le nom de BDT.

Si vous choisissez de nous faire parvenir un exercice, faites-le de préférence dans un traitement de textes de type « WORD » afin d’en conserver la mise en page.

Si vous n’avez pas le logiciel WORD, vous pouvez aussi utiliser le traitement de texte gratuit OpenOffice.org, qui est un peu l’équivalent de Word, version libre.

Voici le lien pour le télécharger.
https://fr.openoffice.org/about-downloads.html

EN CE QUI CONCERNE LES QUESTIONS POSÉES AU CHARGÉ DE COURS…

Le chargé de cours est là pour répondre à vos questions pendant la durée de votre formation. Cependant, nous vous demandons de centrer vos questions sur des sujets se rapportant aux contenus des cours. Rappelez-vous seulement que bien des points présentés dans les premiers cours seront précisés en détail dans les cours suivants.

Maintenez le nombre de vos questions à un niveau raisonnable. Quelques questions à la fois. Évitez les listes de questions, agissez avec le chargé de cours comme vous le feriez dans une conversation. Il ne vous viendrait pas à l’idée de bombarder votre interlocuteur de questions, n’est-ce pas ?

De son côté, le chargé de cours a pour mandat de vous guider, donc de vous dire ce qui va bien et ce qui va moins bien dans vos exercices.

Vous serez bien placé pour évaluer les interventions de votre chargé de cours lorsque vous aurez terminé la formation, et non pas pendant la formation avec sa courbe d’apprentissage, aussi douce soit-elle. Des moments de joie pure vous attendent, mais aussi des moments de questionnement, de réflexion. C’est le cheminement par lequel tous les recherchistes doivent forcément passer. Habituellement, ce qui vous semblera obscur dans un passage du cours s’illuminera un peu plus loin.

Un élément à ne pas oublier… Votre chargé de cours a été invité à vous traiter comme un adulte, en toutes circonstances.

En ce qui concerne les corrections, le chargé de cours doit s’assurer que vous avez compris comment appliquer le contenu des cours, mais ce n’est pas son rôle de corriger vos fautes de français.

Par contre, il vous indiquera les forces et les faiblesses rédactionnelles, en plus des éléments concernant les aspects techniques de la recherche et il vous indiquera comment rendre vos phrases et vos textes plus efficaces. Faites de votre mieux pour appliquer ses recommandations d’un exercice à l’autre.

Si vous le souhaitez, vous pouvez commander et étudier les 6 cours de la formation et ensuite seulement faire les exercices. C’est ce que choisissent de faire bon nombre d’étudiants. Dans la mesure où vous respectez le délai de 12 mois, cela ne pose aucun problème d’agir de cette manière. Remarquez qu’une prolongation vous est accessible (il y a des frais raisonnable cependant) si vous avez une année trop chargée pour terminer selon vos plans.

Exercice R101.1

 Pas d’envoi à la correction pour cet exercice.

Effectuez une recherche Web superficielle sur un domaine de votre choix et trouvez au moins 3 sujets que vous jugez intéressants et sur lesquels vous aimeriez bien, si on vous le demandait dans le cadre de votre travail, faire une recherche plus poussée.

Durée de l’exercice: moins de 15 minutes

Voici un exemple de ce que cela peut donner:

Sujet de la recherche superficielle : Les médecines douces

3 sujets dans le domaine des médecines douces pouvant faire l’objet d’une recherche plus poussée :

1- La croissance de la popularité des médecines douces dans le monde
2- Les preuves de résultats obtenues en médecine douce
3- La perception des médecines douces par les gens et par les médecins de pratique traditionnelle.

Pour être plus précis, il s’agit simplement de trouver 3 sujets et de les inscrire tel que présenté ici.

Et ce sera déjà un exercice en soi que de sélectionner 3 sujets à travers tout ce qui est susceptible de vous intéresser.

LES MOTEURS DE RECHERCHE

Un moteur de recherche est une application web permettant de trouver des ressources à partir d’une requête sous forme de mots. Les ressources peuvent être des pages web, des articles de forums Usenet, des images, des vidéos, des fichiers, etc. Certains sites web offrent un moteur de recherche comme principale fonctionnalité ; on appelle alors « moteur de recherche » le site lui-même.

Ce sont des instruments de recherche sur le web sans intervention humaine, ce qui les distingue des annuaires. Ils sont basés sur des « robots », encore appelés « bots », « spiders «, « crawlers » ou « agents », qui parcourent les sites à intervalles réguliers et de façon automatique pour découvrir de nouvelles adresses (URL). Ils suivent les liens hypertextes qui relient les pages les unes aux autres, les uns après les autres. Chaque page identifiée est alors indexée dans une base de données, accessible ensuite par les internautes à partir de mots-clés.)

Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Moteur_de_recherche

Les moteurs de recherche sont basés sur les mathématiques et l’intelligence artificielle, du moins pour la plupart. Ils accordent des valeurs aux caractères, aux lettres et un groupe de lettres a toujours la même valeur. Ce sont ces valeurs qui sont recherchées à la vitesse de l’éclair et non les représentations graphiques ( autrement dit l’apparence ), les formes ou les symboles.

Sachant cela, vous comprenez que la valeur de la phrase « santé royal caniche » sera différente de la valeur de « santé caniche royal » ou encore de « santé caniche ». En conséquence, vous vous devez de vous faire une idée claire du résultat que vous voulez avant d’entrer des mots dans le moteur de recherche.

N’importe qui peut faire une recherche sur Internet comme n’importe qui peut gratter les cordes d’une guitare. Comme dans le cas de la guitare cependant, on peut devenir un virtuose… de la recherche sur Internet, mais seulement à force de pratique.

Dans les bureaux où travaillent les recherchistes, il y a presque toujours un ou une recherchiste plus habile que les autres dans les recherches sur le Web. C’est à cette personne que l’on confie les recherches qui ne donnent pas les résultats escomptés, que d’autres ont faites à répétition sans succès ainsi que les recherches qui exigent trop de temps parce qu’elles sont trop complexes.

Plus une recherche sera ciblée plus elle obtiendra des résultats pertinents. Toutefois, encore faut-il que nous sachions « quoi » chercher et de quelle manière s’y prendre.

Supposons que nous devions faire une recherche sur l’historique d’un organisme ou d’une entreprise membre des médias, par exemple un journal bien précis. Dans la mesure où ce journal aura correctement placé, sur Internet, des informations concernant son historique, nous devrions trouver quelque chose. Ce n’est toutefois pas toujours évident, comme vous allez le constater en faisant l’exercice de recherche qui suit.

Utilisez votre moteur de recherche ( cliquez sur Web ) et effectuez une nouvelle recherche, cette fois sur « journal ».

Comme vous le voyez vous trouvez de nombreux sites de journaux.

FONCTIONNEMENT DES MOTEURS DE RECHERCHE…

Les créateurs de sites Internet installent souvent un menu de navigation dans les sites.

Ce menu a un double usage, il indique au visiteur le contenu en entier du site, mais il a aussi comme avantage d’offrir une vision de l’ensemble du site aux moteurs de recherche qui le patrouillent afin de mettre dans leur mémoire toutes les pages trouvées dans ces menus.

Si vous lisez les informations de « GOOGLE » destinées aux concepteurs de sites web (webmaster -webmestre), vous verrez que ce moteur de recherche, malgré sa puissance, ne voit pas nécessairement TOUTES les pages que peut contenir un gros site Web et que le meilleur moyen pour qu’il n’en rate aucune, c’est encore de lui offrir un menu du site, regroupant toutes les pages principales du site à explorer. Dans ces pages se trouveront alors des liens vers les pages internes du site, ce qui aidera aux moteurs de recherche à tout découvrir.

Ainsi, si un site Web contient des pages qui ne sont en rien reliées à un menu, ces pages risquent fort d’échapper aux moteurs de recherche. On appelle d’ailleurs ces pages des orphelines.

À titre de recherchiste, pour les besoins de notre travail nous pouvons commencer par explorer le menu des sites découverts et voir s’ils nous guident vers des éléments pertinents. Par exemple, si vous cherchez des informations sur la santé des animaux et que vous trouvez un site d’éleveur, il se peut que le menu de ce site comporte un onglet sur la santé. En quelques cliques vous serez en mesure de le vérifier.

Ne vous laissez pas impressionner par ce que vous allez voir maintenant. Inutile d’être un mécanicien pour conduire une voiture n’est-ce pas? Alors jetez quand même un coup d’oeil sous le capot de GOOGLE destiné aux opérateurs de sites web. https://www.google.com/support/webmasters/?hl=fr

Revenons à notre exercice: faites une nouvelle recherche et trouvez le nom d’un journal de votre région.

Une fois que vous avez trouvé le site d’un journal de votre région, faites une nouvelle recherche en tapant cette fois « Historique du journal XXXX » (XXXX = nom du journal que vous avez trouvé, évidemment).

Fouillez les résultats obtenus et si vous n’y trouvez rien de pertinent, rien qui parle de l’historique du journal en question, vous pouvez conclure que ce journal n’a pas pris la peine de bien placer sa page d’historique, s’il en a une, sur son site Internet, ou, simplement, que ce journal n’a pas cru bon de créer une partie parlant de son historique dans son site. Ce qui est aussi tout à fait possible.

Notez ici que les recherchistes modernes sont sensibles au fait que l’entreprise pour laquelle ils travaillent utilise EFFICACEMENT les ressources de l’Internet.

Si un recherchiste se trouvait à l’emploi du journal sur lequel vous venez de faire une recherche et avait connaissance qu’aucune section « historique » ne fait partie du site du journal, il pourrait suggérer de l’ajouter, bien évidemment.

Pourquoi un journal devrait-il ajouter une section historique dans son site Web? Parce que la section historique peut attirer des visiteurs parmi les étudiants de différents domaines, entre autres, qui pourraient avoir besoin de consulter cette section dans le cadre de recherches scolaires. Mais aussi parce que les moteurs de recherche sont sensibles au temps que passent les gens sur une page, un texte, un site entier. Or des internautes passeront bien plus de temps à lire l’historique qu’à lire un ou deux gros titres de nouvelles, pour peu qu’ils soient intéressés, évidemment.

C’est donc une manière intelligente et peu coûteuse d’attirer des visiteurs, lecteurs et abonnés potentiels du journal, sur le site Web de l’entreprise. Souvenez-vous en si un jour vous êtes à l’emploi de ce genre de site Web.

Note: si le nombre des visiteurs d’un site d’entreprise augmente suite à l’intervention et aux commentaires éclairés d’un recherchiste documentaliste ayant analysé le site Web de cette entreprise, la direction ne manquera pas de l’apprécier.

UNE IDÉE DE NOS ÉTUDIANTS DES ANNÉES ANTÉRIEURES

Mentionnons ici que certains de nos étudiants ont créé leur propre emploi en travaillant depuis leur domicile, à analyser et à suggérer des améliorations à des sites Internet de toutes sortes.

Dans la plupart des cas, leur offre de « service d’analyse » était poliment refusée au départ, mais ils ont fait une partie du travail, l’ont soumise à l’entreprise en question, afin de démontrer l’utilité de la chose, et ont obtenu des contrats de cette manière.

Certaines sociétés leur paient même un tarif mensuel afin qu’il fasse la surveillance et l’analyse mensuelle de leur site Web, en perpétuelle évolution. Repérage des liens rompus, repérage des contradictions entre les éléments ajoutés dans les mises à jour et le contenu déjà en place, etc.

Évidemment, pour se placer dans cette situation, il faut avoir un petit côté « business » afin de faire les représentations que cela implique auprès des sociétés clientes potentielles.

Donc, le moteur de recherche « GOOGLE » et ses semblables explorent les pages Web et y localisent des éléments à partir des mots clés que nous avons introduits. Par conséquent, un moteur de recherche peut repérer le mot « historique » dans une phrase comme « L’historique de cet événement », au beau milieu d’un texte faisant allusion à un événement quelconque.

Fort heureusement, les moteurs de recherche puissants ajoutent des mécanismes de recherche efficaces qui peuvent « associer », jusqu’à un certain point les informations entre elles.

Par exemple, une recherche uniquement sur ces trois mots « historique du journal », toujours sans les guillemets, donnera des résultats relativement près de ce que nous souhaitons trouver, dont des sites ou des parties de sites traitant de l’historique d’un journal quelconque.

La recherche plus précise, « historique du journal XXXX » nous amènera au texte recherché, précisément, dans la mesure où il se trouve sur Internet et où il a été repéré par les moteurs de recherche.

Sur ce point, précisons que le recherchiste qui analyse un site d’entreprise dans le but de faire des suggestions pour l’améliorer, doit s’assurer que le site en question est bel et bien trouvé sans peine par le plus grand nombre de moteurs de recherche possible. Si ce n’est pas le cas, le recherchiste doit le signaler au responsable du site qui fera le nécessaire pour améliorer la situation.

Lorsqu’on pratique une diffusion efficace sur Internet, on fait ce que nous appelons une « diffusion thématique » des informations. Un titrage de page approprié au contenu de la page fait partie d’une diffusion thématique. ( Cliquez sur le bouton de droite de votre souris, en plaçant le curseur sur le texte, et regardez le code de la page du cours ( code source ) que vous êtes en train de lire. Le titre indiqué au haut de la page du code source correspond au contenu. N’ayez crainte vous n’aurez pas à apprendre de code.

Note – Sous Firefox, le menu qui s’ouvre avec le bouton droit de la souris indique – Code source de la page – Si vous utilisez Chrome – ce sera – Afficher le code source de la page -. Et avec d’autres comme Edge, vous aurez – Afficher la source. Si vous n’avez pas cette indication, c’est que votre logiciel de navigation vous la propose autrement ou que la page dans laquelle vous vous trouvez désactive le menu droit de votre souris, ce qui se produit parfois.

La recherche superficielle se trouve grandement facilitée lorsque le concepteur du site Internet a bien choisi les titres de ses pages Web. On trouve, malgré tout très souvent des pages dont le titre n’a rien à voir avec le contenu, tel que « cantaloup » dans une page qui parle de pneus ou « Voie lactée » dans une page qui parle de la litière pour les chats.

C’est un manque de professionnalisme, ou de connaissance, chez les concepteurs de sites, une carence qui occasionne des aberrations. Inutile de préciser que si on vous demande d’analyser et de commenter le site d’un hôpital universitaire et que vous découvrez des titres de pages incongrus, vous justifiez amplement votre salaire en les corrigeant.

Évidemment, il y a des variables et des éléments d’interférences qui peuvent avoir un effet sur les résultats de la recherche. Ce que vous inscrivez comme mots clés servant de point de départ à une recherche, pourra, selon le moteur de recherche que vous utilisez, que ce soit Google, Yahoo ou un autre, avoir une certaine influence sur le résultat. Ainsi, le fait de faire une phrase complète, d’ajouter les articles, peut influer éventuellement sur le résultat.

Essayez ces mots clés dans votre moteur de recherche.

Exemple 1: recherchiste auprès d’un juge

Exemple 2: recherchiste juge

N’ajoutez pas de ponctuation qui ne soit pas nécessaire dans un groupe de mots clés ou dans une phrase clé lors d’une première recherche.

Par contre, si les résultats ne sont pas suffisamment précis, alors vous pouvez avoir recours aux guillemets avant et après votre phrase ou vos mots clés. Comme ceci : « La compagnie des 100 associés »

Plusieurs moteurs de recherche interpréteront alors votre demande comme étant une recherche exacte de ces mots dans l’ordre dans lequel vous les avez écrits. Ils pourront vous trouver aussi des phrases similaires écrites entre guillemets sur le Web.

Sans les guillemets au début et à la fin d’une phrase clé, les moteurs de recherche auront souvent comme particularité de mettre en caractères gras les mots clés trouvés dans les résultats de recherche, sans nécessairement les associer les uns aux autres. Cela ouvre la porte aux interférences, c’est-à-dire, à des mots clés et des sujets voisins, sans lien de concordance avec la recherche proprement dite.

Ajoutons également que, parmi ces interférences, il s’en trouve d’origine externe qui n’ont rien à voir avec votre capacité à trouver spontanément les meilleurs mots clés à utiliser.

Il peut s’agir, par exemple, de sites Internet ou de documentation sur des sujets impliquant la même dénomination que celle que vous avez utilisée. Il suffira d’une phrase du genre: « La compagnie n’a pas 100 associés » pour que le moteur de recherche vous livre les documents qui n’ont rien à voir avec votre recherche de départ.

Ce qui compte, dans cette première partie, c’est que vous reteniez le fait qu’un recherchiste peut tirer une foule d’informations précises du Web, pour peu que le diffuseur de ces informations les diffuse de manière thématique et pour peu que le recherchiste utilise un raisonnement approprié dans ses requêtes de recherche.

Dans le cas de la compagnie des 100 associés de notre exemple, il s’agit de la compagnie fondée vers 1750 et non pas d’une fabrique belge de chocolat comptant 100 actionnaires et associés.

Il existe des dizaines de moteurs de recherche sur Internet. Certains sont spécialisés dans un domaine, d’autres sont généralistes. Les principaux sont Google, Yahoo, Bing, parmi les plus populaires du moins. Selon votre domaine de travail, vous apprendrez à avoir recours à plusieurs de ces moteurs et vous en apprendrez les limites et les particularités.

Dans quelque temps, vous trouverez ce que les autres n’arrivent pas à trouver et vous le ferez de plus en plus rapidement, sans même vous presser, uniquement parce que vous aurez appris à sélectionner le bon moteur de recherche et les bons mots clés.

Requête de recherche = Introduire, dans un moteur de recherche, une question dans le but d’obtenir une réponse complète ou des mots clés précis.

GOOGLE S’HUMANISE

Depuis quelques années, le moteur de recherche Google a fait des efforts importants pour que ses utilisateurs puissent chercher non plus seulement un mot ou quelques mots à la fois, mais des phrases entières. En résumé, nous pouvons dire que les créateurs du moteur ont ainsi développés des algorithmes (sortes de combinaisons de code ayant des tâches définies) qui se rapprochent grandement de l’intelligence artificielle et qui cherchent à comprendre les modes de communication des humains.

De cette manière, la pulsion naturelle des internautes, lors d’une recherche, pulsion qui consiste à se demander comment faire ceci ou cela, trouve des réponses de plus en plus pertinentes.

Par exemple, un internaute qui veut savoir comment faire un C.V. va tout simplement taper, souvent sans trop réfléchir, les mots – Comment écrire un CV – sans les points entre les lettres C et V. ou encore, – Comment faire mon CV -.

Dans son évolution, le moteur de recherche Google tend à se rapprocher de ces tendances naturelles et à en prendre avantage pour améliorer ses performances.

L’équipe de Google voit aussi, dans cette « humanisation » de leur moteur de recherche, une manière d’améliorer la pertinence des résultats. Il est en effet plus facile de trouver un site Web montrant comment faire un C.V. correctement en utilisant une phrase complète qui le demande, plutôt qu’en introduisant seulement les lettres C.V.

Cette tendance a également été la prémisse logique à la mise en place de la recherche vocale que l’on dit être le mode de recherche de l’avenir. Ceci dans la foulée du développement du recours à la voix pour effectuer des tâches informatisées une tendance qui devrait se généraliser et se perfectionner grandement au cours des années à venir.

Les découvertes et les réalisations se succèdent dans le monde de l’intelligence artificielle et on peut déjà espérer s’adresser un jour à une machine intelligente, capable de distinguer les caractéristiques de son utilisateur et de lui donner ce qu’il souhaite comme résultat.

Non seulement les applications de l’intelligence artificielle permettent aux machines, ordinateurs et autres appareils, de reconnaître les mots, elles permettent de plus en plus de distinguer le ton utilisé dans la voix, le rythme, l’urgence, le débit, l’humeur, les accents régionaux ou étrangers, et même, des traits de personnalité comme la tendance à ne pas pouvoir choisir spontanément, la tendance à répéter ce qui est déjà dit de manière différente pour être certain d’être bien compris, la tendance à s’impatienter ou, au contraire, à prendre son temps, etc.

En termes clairs, cela signifie que la machine peut s’adapter à son utilisateur, en reconnaître la voix, et tout de suite s’ajuster à son humeur du moment, pour lui donner un résultat de recherche qui correspond le plus possible à ses besoins, ou, pour effectuer une tâche qui correspondra à la demande reçue.

Par exemple, dans la pagination d’un document, vous pourriez dire à votre ordinateur, « Place le titre au centre », et il le ferait spontanément. Après quelques jours d’utilisation, le système vocal vous aurait analysé et se serait adapté à vous. Si vous êtes du genre expéditif, le fait de dire « titre au centre » serait suffisant pour obtenir le résultat souhaité.

Cela permettra aux utilisateurs de faire des opérations pour lesquelles ils n’auront suivi aucune formation spécialisée. Et nous n’entrerons pas ici dans l’analyse de l’impact que pourra avoir ce genre de développement sur les gens ou la société, car ce n’est pas notre rôle, mais il est intéressant de voir tout cela se mettre en place, vous en conviendrez.

Déjà une assistance vocale de base est disponible sur bien des logiciels, sur ordinateur, tablette, téléphone portable et bien d’autres appareils, mais elle ne prend pas encore vraiment en compte ce qui caractérise leur utilisateur. C’est, toutefois, un premier pas dans la direction annoncée.

TOUT LE MONDE CHERCHE, MAIS LE RECHERCHISTE LUI, IL TROUVE!

N’importe qui est en mesure d’utiliser les moteurs de recherche sur Internet, mais les gens ne le font pas comme le recherchiste sait le faire.

Les gens sont habitués à introduire des mots dans la case ouverte du moteur de recherche et à voir une foule de résultats apparaître. Ils ne font que très peu d’observation sur le comportement des moteurs de recherche et ils obtiennent des résultats pas toujours satisfaisants.

Par exemple, si on a besoin de connaître l’inventeur du pneu, on aura tendance à taper « qui est l’inventeur du pneu » dans la fenêtre du moteur de recherche. Le commun des mortels va plutôt indiquer des mots clés comme pneu, roue, invention pneu, invention roue, etc. sans plus de précision.

Mais, en fait, ce que nous cherchons c’est une réponse à cette question et non pas la question elle-même. Il faudrait donc indiquer plutôt « inventeur du pneu » pour trouver une foule de textes qui parlent de l’inventeur du pneu.

Si vous faites cet exercice, vous trouverez alors ce que beaucoup d’entre nous considèrent, en début de carrière, comme un problème de taille… les réponses contradictoires!

Ce sont des réponses différentes à une même question. Ainsi, vous trouverez différents inventeurs du pneu et ce dès le milieu des années 1800.

Comment savoir qui a raison parmi toutes ces sources qui affirment des choses différentes les unes des autres ?

Par déduction, tout simplement, vous allez d’abord trouver la référence la plus ancienne à l’invention du pneu. Ensuite, vous allez trouver la référence la plus fréquente à un même inventeur.

Vous obtiendrez ainsi le résultat suivant: On considère généralement que M. XXXX est l’inventeur du pneu, puisqu’il en a fait le premier la commercialisation à grande échelle, toutefois, le tout premier à avoir breveté le pneu, serait M. YYYY, en 1839.

Avec les améliorations des dernières années, Google (toujours lui) a lancé un algorithme de recherche qui tient maintenant compte du nombre de vos recherches successives.

Ce qui signifie qu’il « observe » le temps que vous passez à consulter les résultats qu’il vous propose et qu’il attend de nouveau vos mots clés, termes de recherche ou phrases de votre part, afin de vous fournir de nouveaux résultats ajustés à votre nouvelle demande.

Autrement dit, Google tient maintenant compte du nombre de fois que vous avez fait des recherches sur certains mots, certaines phrases et, selon votre insistance à faire ces recherches, il ajuste les résultats en considérant que ses propositions précédentes n’étaient pas valables pour vous.

Cela ne signifie pas que vous ne verrez plus apparaître les résultats proposés plus tôt, mais bien que de nouveaux résultats y seront ajoutés, pour peu qu’ils soient disponibles, bien évidemment.

UN PROCÉDÉ DE RECHERCHE POUR LES NOMS PROPRES

Distinction entre le moteur de recherche EXTERNE et le moteur de recherche INTERNE.

1- Un moteur de recherche interne fait partie des logiciels qui sont installés sur votre appareil personnel. En général, on peut dire que si vous disposez d’un écran, vous disposez d’un moteur de recherche interne. (Il s’en trouve aussi dans les traitements de textes, les tableurs comme Excel, les navigateurs comme Chrome, Firefox et autres.)

2- Un moteur de recherche externe ne fait pas partie de vos logiciels installés, vous vous connectez à ces moteurs externes via Internet. ( Google, Yahoo, etc.)

LA REQUÊTE: Vous devez trouver des noms dans une longue liste de noms en utilisant un moteur de recherche interne, donc autre chose que Google, Yahoo, etc. qui sont des moteurs externes par rapport à votre ordinateur.

Vous pouvez faire appel à la fonction de recherche de votre logiciel de navigation sur le Web, d’Excel, de Word ou d’un autre logiciel.

Autrement dit, dans un moteur de recherche ouvert comme Google ou Yahoo, cela ne fonctionnera pas efficacement.

Pour vérifier rapidement ce procédé, trouvez d’abord une liste de nom sur le Web.

Une fois la page contenant les noms affichée à l’écran, trouvez et cliquez sur RECHERCHE SUR LA PAGE ou encore TROUVER DANS LA PAGE. Une case de recherche vous permettant d’introduire un mot clé apparaît.

(Si vous ne savez pas comment faire, introduisez cette phrase requête dans votre logiciel de navigation – Faire une recherche dans la page avec Chrome – ceci dans votre moteur de recherche externe habituel. Vous trouverez les indications sans peine.)

Introduisez la partie du nom que vous cherchez et vous trouverez les noms correspondants dans la page.

Dans une longue liste, si vous cherchez, par exemple GAUTHIER, et que vous ne le trouvez pas, c’est qu’il peut être écrit de différentes manières.

GAUTHIER
GAUTIER
GAUTHIÉ
GAUTHIE

Le commun des mortels essaierait fort probablement toutes les versions possibles, surtout si on lui confirme que le nom est bel et bien dans la fameuse liste.

Le recherchiste, quant à lui, coupe au plus court et applique un raisonnement de recherchiste.
Il introduit la suite de lettres de ce nom qui a le plus de chance de se trouver dans le nom qui est enregistré, quelle que soit la manière dont il est écrit.

Et on arrive à ceci: GAUT

Vous tapez GAUT dans le moteur de recherche de la liste et vous trouverez tous les noms dans la page comportant ces lettres. S’il y en a trop, vous ajoutez une lettre, pour faire GAUTH et vous réduisez ainsi le nombre de noms correspondants.

Avec un nom plus complexe, la méthode est encore plus utile.

VANDENDRIESSCHE
VANDENDRIESCHE
VANDENDRESCHE

La partie la plus simple à trouver sera certainement VANDEN et si vous pensez qu’on a pu écrire VENDEN, vous pouvez essayer NDR, pour peu que cette combinaison de lettres soit peu fréquente dans les noms, bien évidemment.

En fait, le procédé consiste à chercher un groupe de lettres extraites d’un nom et qui ont toutes les raisons de se trouver dans ce nom, quelle que soit la manière dont il aura été écrit dans le texte entier d’une page ou dans une liste de noms interminable.

Un recherchiste d’expérience cherchant un nom du genre MORIKAVZKY ne prendra même pas le temps de taper le nom entier dans le moteur de recherche. Sachant très bien que les noms regroupant les lettres VZKY sont rares, il n’introduira que ces quatre lettres dans le moteur de recherche et trouvera en un éclair.

Note – Si vous avez du mal à trouver le moteur de recherche interne sur votre écran. Utilisez cette occasion pour faire une démarche de recherche plus poussée. Identifiez d’abord votre appareil, ensuite le logiciel qui vous permet de lire les pages, ensuite faite une recherche Web pour trouver – rechercher sur une page avec – nom de votre logiciel de navigation ici -.

Vous allez trouver un moteur de recherche interne dans tous les logiciels de navigation. Chrome, Edge, Firefox, Safari, et même sous Android pour les tablettes ainsi que pour les téléphones portables, Iphone et autres. Il s’en trouve aussi un dans un traitement de texte, nous vous le rappelons, car vous pouvez l’utiliser pour faire l’essai décrit plus haut. C’est l’outil qui vous permet de trouver, par exemple, un mot ou un passage dans une page de votre texte. Le lien figure dans le menu principal, tout en haut de votre écran.

LES DANGERS DE LA RECHERCHE SUPERFICIELLE

Pendant la période où vous procédez à la recherche superficielle sur un sujet donné, vous devez toujours demeurer vigilant face à votre perception, à votre opinion sur le sujet en question.

Une anecdote bien connue dans notre milieu raconte ce qui est arrivé à une recherchiste française à laquelle on avait demandé de faire une recherche superficielle sur une maladie peu répandue, ceci dans le but de déterminer s’il valait la peine, pour une compagnie pharmaceutique, de mettre en marché un médicament jusqu’alors distribué modestement sans aucune publicité.

La recherchiste effectua sa recherche superficielle principalement à partir d’Internet, à laquelle elle ajouta quelques appels téléphoniques dans des cabinets de médecins suggérés par la compagnie pharmaceutique. Ces médecins étant ceux qui traitaient le plus régulièrement les victimes de la maladie en question.

Le résultat de la recherche superficielle menée par téléphone auprès des médecins donna la conviction, à la recherchiste documentaliste, que les victimes de la maladie en question étaient, malgré les statistiques reconnues par la médecine, suffisamment nombreuses pour constituer ce qu’on appelle un groupe cible, c’est-à-dire, dans le cas présent, un groupe en nombre suffisant pour justifier une campagne de publicité destinée à les joindre.

De plus, la recherche superficielle menée sur Internet lui permit de constater qu’une vingtaine de sites environ traitaient de la maladie en question. Ce qui lui sembla tout aussi considérable.

Le résultat de la recherche superficielle fut transmis à la compagnie pharmaceutique qui décida alors d’investir dans une recherche approfondie. Cette recherche fut alors confiée à un autre recherchiste documentaliste qui s’était fait une spécialité du domaine de la santé. (Si vous aimez ce domaine, foncez car la demande excède l’offre dans tous les pays ou presque.)

Le rapport de recherche qui en découla se résuma à ceci:

De la vingtaine de sites Internet traitant de la maladie en question, il fallait soustraire 12 sites dont l’auteur était une victime de la maladie. Il s’agissait d’un individu très loquace, doublé d’un « webmaster » qui passait ses temps libres à créer des sites à propos de la maladie dont il était victime. Sans doute désirait-il sortir cette maladie de la zone d’ombre dans laquelle elle se trouvait, compte tenu de sa rareté.

Le rapport mit aussi en évidence le fait que les informations transmises par les cabinets de médecins, quant au nombre de patients traités pour ladite maladie, étaient faussées par le fait que ces cabinets se voyaient référer la plupart des cas en question par les autres cabinets de médecins qui, eux, n’en voyaient que rarement.

En conclusion, la recherche approfondie démontra que le nombre de victimes de cette maladie était vraiment minime, sans doute même en dessous du nombre indiqué par les statistiques médicales et qu’il ne valait pas la peine d’investir dans la promotion des médicaments destinés à un si petit groupe cible.

Il faut comprendre ici que la publicité se calcule en coût par mille personnes jointes. Ainsi, on peut considérer qu’une publicité peut coûter, par exemple, 18$ ou 12 euros par mille personnes jointes. En joindre 100 000 coûtera donc cent fois plus. On ne peut donc justifier le fait de payer d’importants frais de publicité pour joindre 5000 victimes d’une maladie rare dans une population de 30 millions de personnes.

Par contre, on peut justifier de payer de la publicité pour un médicament contre les maux de tête ou le rhume, puisqu’un fort pourcentage de la population sera forcément victime de ces maux à un moment ou à un autre.

Comme vous le voyez, les recherchistes peuvent jouer un rôle déterminant. Ils ne doivent donc pas porter un jugement trop rapide à la suite d’une simple recherche superficielle, sinon ils risquent de contribuer à faire prendre de mauvaises décisions.

ET LA MÉTHODE TRADITIONNELLE EN RECHERCHE SUPERFICIELLE…

La méthode traditionnelle est parfois la meilleure, du moins pour quelques années encore. Pour obtenir un résultat valable dans un des exercices précédents (celui du journal), en appliquant la méthode traditionnelle, il suffit de téléphoner au journal de votre région et de demander à recevoir une copie de l’historique en question. Le délai, la disponibilité d’un répondant et la possibilité qu’on oublie la demande en cours de route, sont toutefois des inconvénients importants.

Avec Internet et des centaines de millions d’utilisateurs branchés, nous délaissons la méthode traditionnelle. En tout premier lieu, dans toute recherche, c’est vers Internet que nous nous tournons.

UN AUTRE EXEMPLE…

Essayons de trouver l’adresse d’un journal en particulier.

Dans « Google » ( cliquez sur Web ), tapez cette fois les mots « journal de Montreal ». Normalement vous trouverez dans les premiers résultats. Une fois leur site trouvé, cherchez-y l’historique.

En moins de 30 secondes, environ, vous devriez trouver cette adresse ; https://www.journaldemontreal.com/recherche?q=historique

Vous devez maintenant interpréter le résultat. Vous trouverez ici une analyse rapide, comme on en fait en recherche professionnelle.

Sujet : Le site du journal de Montréal.

Conclusion de l’analyse rapide:

Site de type portail (voir note plus bas) ou faisant partie d’un portail, multi régions, multi sujets, menus et images animées multiples.

Note à l’étudiant: un portail est un site web qui sert de porte d’entrée à d’autres sites web ou à d’autres sections de sites Web. Exemple, le portail principal ici, autrement dit la porte d’entrée, c’est quebecor.com/fr . La section concernant « le journal de montreal », apparaît dans la section de liens rapides sous le nom de « Le journal de Montréal ».

L’adresse Internet complète du portail apparaît dès que vous cliquez sur « Le journal de Montréal » comme nous l’avons vu plus haut. Ce genre de construction d’adresse URL, ou Internet, nous indique déjà des informations utiles. « Quebecor » annonce un groupe de presse sur le Web. Le mot « Rechercher », permet de trouver une section en particulier, et la présence possible de plusieurs sections (comme c’est le cas dans les portails). Le fait qu’une partie de l’adresse soit en lettres majuscules ne change rien et n’a pas de signification précise.

Dans le monde des médias, les portails permettent l’accès à l’ensemble des médias membres d’un même groupe.

Le site est chargé lorsque l’on clique sur l’adresse . Comme la plupart des sites Web du genre, il propose des informations sous la forme de résumés, d’autres plus complètes et des articles variés sur toutes sortes de sujets.

L’image y est largement utilisée. Ce site propose un abonnement à ses lecteurs. La partie accessible au grand public, non abonné, prend bien garde à ne pas remplacer complètement le journal papier, qui est toujours une source de revenus importante pour l’entreprise au moment d’écrire cet exemple. (Les choses évoluent rapidement et de nombreux journaux papiers font une transition complète vers Internet.)

On y trouve donc des sujets moins nombreux et moins étoffés, du moins en général, que dans l’édition papier. Il est prévisible que le journal fera éventuellement une transition quasi complète vers la version Web, un jour ou l’autre.
RAPPEL: Portail, porte d’entrée, donnant accès à des contenus variés.

À partir de cette analyse rapide, le recherchiste ne perd pas de temps à lire les textes de la page d’accueil. D’un coup d’œil, il passe en revue les menus principaux et trouve ce qui peut être le plus efficace dans une page d’accueil chargée, c’est-à-dire… un moteur de recherche interne, spécifique au site ( il a été mis en place pour faire des recherches à l’intérieur des pages contenues dans le site et ne va pas chercher d’informations sur le réseau Internet ).

Au moment où cet exercice a été écrit, le journal utilisait un moteur de recherche qui ne parcourait pas ses propres pages, mais plutôt l’ensemble des journaux et autres propriétés du groupe de presse.

De toute manière, dans cet exemple, ce genre de moteur de recherche n’a qu’une seule utilité… nous démontrer la différence entre un moteur de recherche interne servant à fouiller dans un seul journal, bien spécifique, et un moteur de recherche interne à un groupe de journaux, servant à fouiller tous les journaux membres du groupe.

On pourrait s’acharner sur le moteur de recherche interne du site choisi en exemple, moteur de recherche du site web du groupe de journaux et non pas du site web du journal le Soleil, et lui proposer de multiples variantes comme: « histoire du Soleil »  » Le soleil se souvient », « anciennement », « souvenir », etc., cela ne donnera fort probablement rien, puisque le moteur ne concerne pas spécifiquement le contenu du journal pour lequel nous cherchons l’historique.

Toutefois, si vous explorez Internet, vous allez facilement trouver des journaux qui ont recours à un moteur de recherche interne consacré à leur seule publication. Trouvez-en un et explorez-le pendant quelques minutes si le coeur vous en dit.

Il ne faut pas insister si le moteur de recherche spécifique au site du journal ne donne pas, rapidement, un résultat intéressant. Il faut plutôt se tourner vers les gros titres apparaissant dans la page d’accueil du site et chercher celui qui pourrait s’apparenter à une présentation du journal, sachant que, dans les présentations, on parle souvent de l’historique.

Il y a quelque temps nous trouvions ce texte sur Internet, à propos de l’historique du journal Le Soleil.

« Le Soleil a été fondé en décembre 1896 et compte maintenant plus de cent ans d’édition au service du public de Québec et de l’Est de la province. Le Soleil est un journal quotidien…

Comme les sites Web sont en constante mutation, ce texte ne se trouve plus nécessairement à cet endroit. Il vous faudrait pousser plus à fond pour remettre la main dessus, s’il se trouve toujours dans le site ou ailleurs sur le Web, puisqu’un autre site web peut très bien parler de ce journal et en présenter l’historique.

Un dernier point à propos des sites de type portail, comme celui d’un journal. On remarque parfois que les pages n’apparaissent pas très rapidement. C’est un phénomène assez fréquent qu’il faut remarquer.

Dans le cas où un recherchiste doit faire une analyse un peu plus poussée sur un site web et que le chargement de certaines pages est lent, le recherchiste fera un rapport mettant en évidence la lenteur de chargement des pages, car c’est un des premiers facteurs de l’insuccès d’un site Internet.

Les Internautes ne sont pas patients, c’est bien connu. Une page trop lente à charger et zap… il sont partis.

À titre d’information complémentaire, mentionnons que, en cas de lenteur au chargement d’une page, le recherchiste expérimenté avec Internet portera une attention spéciale aux images, aux titres et aux « bandeaux » (Bandeaux = nom générique donné aux formes situées en haut, en bas ou sur les côtés d’une page Web et dans lesquelles on retrouve les menus, les gros titres, les publicités, etc. ) qui composent les pages du site.

Si les images et les bandeaux sont trop « lourds » c’est-à-dire s’ils occupent trop d’espace dans le site, ils seront en bonne partie responsables de cette lenteur au chargement.

En cliquant sur une image, avec le bouton de droite de la souris, on peut lire les « propriétés » d’une image et apprendre quel espace l’image occupe dans le site.

Cet espace se mesure en « octets ». Un octet est, en résumé, un espace mémoire dans le système, mais c’est aussi une « information » transmise par Internet. Plus une image compte d’octets, plus elle sera longue à transmettre sur Internet et plus elle sera longue à charger pour l’internaute.

Si une page Web compte 5 images d’environ 100000 octets chacune, la page occupera un espace de 500,000 octets sur le serveur (l’ordinateur qui supporte et présente le site Web), ceci sans tenir compte des textes qui occupent leur propre espace dans la page.

Si ma connexion Internet est rapide, le chargement de cette page ne prendra qu’une seconde ou moins (vitesse de 200 000 octets à la seconde), mais si j’utilise une connexion lente, il faudra compter entre 3 et 5 secondes avant que je vois toutes les images de la page.

Là où cette connaissance est utile en ce qui vous concerne, c’est lorsque vous avez à analyser le contenu d’un site dont les pages sont lentes à charger et que vous constatez que la taille des images est trop grande. Amusez-vous à parcourir des sites et à mesurer la taille des images pour mieux vous rendre compte.

Finalement, les créateurs de sites Internet utilisent des logiciels qui leur permettent de réduire l’espace qu’occupe une image tout en évitant d’en dégrader l’apparence. Par conséquent, si vous identifiez des images trop imposantes qui ralentissent un site, le responsable du site pourra corriger facilement la situation en réduisant la taille en octets de chaque image.

Surtout, ne vous en faites pas trop si cela vous semble « technique » et peut-être un peu loin de « l’image » que vous vous faites du travail de recherchiste. Ces éléments s’apprennent souvent petit à petit, en pratiquant la profession et on se surprend, un jour, à en connaître pas mal sur des aspects techniques qui, à première vue, ne nous attiraient peut-être pas beaucoup. C’est un peu comme ces traitements de textes que l’on peut utiliser sans prendre le temps de suivre les instructions. À force de les utiliser, on se débrouille pas mal du tout !

Exercice R101.2

 Pas d’envoi à la correction pour cet exercice. Durée estimée – 5 minutes.

Trouvez un site qui utilise un moteur de recherche interne et utilisez-le afin de mieux en comprendre le fonctionnement. Si vous n’en trouvez pas un rapidement, utilisez un des sites d’Amazon. C’est le même principe.

En utilisant le moteur de recherche interne, cherchez à partir des sujets suivants: Musique – Roman –

Puis, faites une recherche, toujours avec le même moteur, sur des sujets plus précis et voyez la différence.

Vous avez ainsi compris que plus votre recherche est précise, plus vous obtenez un résultat pertinent. Ceci dans les limites du moteur de recherche interne, car chacun d’eux est particulier et peut s’emmêler les pinceaux ce qui rend la recherche plus complexe. D’où l’importance de rester vigilant tout en les utilisant, pour éviter de perdre son temps et se tourner sans hésiter vers un autre moteur interne plus efficace au besoin.

Notez que, dans certains moteurs de recherche, le simple fait d’adjoindre « de, du, la, etc. » dans les mots clés peut-être suffisant pour vous éloigner du résultat. Exemple – De la musique – au lieu de – Musique – ou – un roman – au lieu de – roman -.

LA COMMUNICATION

Le recherchiste a deux obligations majeures en matière de communication.

1- Comprendre ce que l’on attend de lui.

2- Faire comprendre les résultats de sa recherche.

COMPRENDRE CE QUE L’ON ATTEND DE NOUS

Le premier point consiste à s’assurer d’avoir PARFAITEMENT compris ce que son « client » désire en fait de recherche. Le client (comprendre ici le producteur, le directeur de la publication, le réalisateur, le rédacteur, le directeur d’un service et autres patrons pour lesquels nous travaillons) s’exprime parfois d’une manière maladroite, incomplète ou carrément inadéquate, compte tenu de sa méconnaissance du métier de recherchiste. Le recherchiste devra alors se faire confirmer ce qu’il a compris, afin d’éviter tout malentendu.

Il arrive aussi que le recherchiste se retrouve en face d’un « client » qui ne sait pas vraiment ce qu’il veut. Dans les médias, par exemple, on entend parfois un chef de pupitre, ou un réalisateur, dire cette phrase redoutable: « Trouvez-moi un sujet bouche-trou ». Ce qui signifie que le sujet servira à combler un espace, un vide. Cela se produit souvent lorsqu’un sujet prévu est soudainement annulé.

Par exemple, si un article flatteur allait être publié sur une personnalité publique et que l’on apprend que cette même personnalité vient d’être jetée en prison ou accusée de fraude, l’article devra être révisé avant d’être publié, pour tenir compte des nouvelles informations et de la nouvelle situation.

Le recherchiste appelé à combler un vide effectuera alors une recherche superficielle, sur deux ou trois sujets, dont le but premier sera d’obtenir une confirmation d’intérêt de la part du responsable, soit du client. Un seul sujet fera finalement l’objet d’une recherche poussée, le sujet qui aura retenu l’attention du client.

ET LE SECOND POINT…

FAIRE COMPRENDRE LE RÉSULTAT DE NOTRE TRAVAIL

Le second point est sans doute le plus exigeant pour le recherchiste car il consiste à se faire comprendre efficacement, ce qui implique plusieurs éléments, dont une bonne connaissance de la langue, une habileté à interpréter les réactions de ceux qui nous écoutent, une capacité à argumenter de manière constructive sans se placer systématiquement sur la défensive et un sens évident de l’organisation permettant de mettre de l’ordre dans les informations à communiquer.

Note – Argumenter de manière constructive signifie non seulement que vous pouvez exprimer un différent sans agressivité, mais aussi que vous n’en faites pas une affaire personnelle. Les recherchistes qui ne font que passer dans la profession sont souvent des gens qui n’ont pas conscience qu’ils s’identifient à leurs propos et à leurs idées, et que toute remise en question les heurte personnellement. Un recherchiste doit pouvoir défendre un sujet, ou un point de vue, parce qu’il en connaît la valeur et non parce qu’il en fait une affaire personnelle.

En fait, nous pourrions pratiquement ramener ce second point: « Faire comprendre les résultats de sa recherche » à cette petite phrase tant de fois répétée : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément » (Nicolas Boileau 1636-1711).

Le recherchiste devra donc d’abord et avant tout avoir une vision claire du fruit de sa recherche. Il devra, surtout au début de sa carrière, planifier sa présentation et même en faire des répétitions un peu comme si c’était du théâtre (non ce n’est pas exagéré). Ces répétitions permettant de mieux anticiper les questions, les réactions, voire les éventuelles objections de la part des gens qui doivent prendre des décisions à partir de vos résultats de recherche.

UNE ANECDOTE AU SUJET DES PRÉSENTATIONS…

En Suède, un recherchiste de la télévision avait en tête de faire une série d’entrevues de politiciens réputés, dans des étables. Des entrevues en bleu de travail (pantalons amples avec bretelles), fourche à la main, à travers les vaches et les autres animaux de la ferme.

La première fois qu’il a présenté son idée, il avait abordé les « cravatés » de la direction en insistant sur les aspects « fourche, bleu de travail, animaux, étables, etc.. Personne n’y a vu le moindre intérêt. On s’en est même offusqué.

Six mois plus tard, le recherchiste représenta son idée prétendant l’avoir complètement remaniée. Cette fois, il insista sur les aspects « nature, rapprochement des vraies valeurs, de la terre nourricière, du labeur sain, du contact humain, etc. » Les « cravatés » de la direction ont trouvé l’idée géniale et… on a filmé une série d’entrevues de politiciens réputés, en bleu de travail, fourche à la main, dans une étable.

Il est donc essentiel de comprendre et de savoir à qui on s’adresse lorsqu’on fait le compte rendu d’une recherche.

La forme de notre présentation sera parfois aussi importante que son contenu. À un client mal organisé, du genre un peu brouillon, on présentera un résultat de recherche plus visuel, comportant des gros titres et de courts résumés ainsi que des illustrations en quantité. Une présentation plus visuelle sera plus facile à saisir pour ce genre de client.

À un client du genre fonctionnaire, habitué à la lecture, aux rapports écrits, on présentera un rapport de recherche moins visuel, plus précis, plus étoffé, avec des illustrations plus petites, plus clairsemées.

C’est une erreur fréquente, chez les recherchistes débutants, que de présenter un rapport de recherche trop original, un rapport du genre « moi j’me comprends et si vous ne me comprenez pas c’est que VOUS avez un problème ».

Dans les prochains cours, vous allez apprendre la manière « standard » de préparer et de présenter un dossier de recherche – aussi appelé rapport de recherche. Vous devrez vous en tenir à ce modèle le plus fidèlement possible, du moins c’est ce que nous vous suggérons fortement, en nous basant sur l’expérience.

À titre d’information, les scénaristes ont tout naturellement la même tendance dans la présentation de leurs scénarios. On leur enseigne une méthode « officielle », une méthode approuvée et utilisée par les plus grands producteurs, et eux, qui n’ont encore jamais vendu une seule ligne de leur vie, persistent souvent à présenter leur premier scénario à « leur » manière. Il arrive même, croyez-le ou non, que les scénaristes débutants fournissent aux producteurs qu’ils sollicitent, un petit manuel intitulé « Comment lire mon scénario » ou quelque chose du genre.

Inutile de préciser que les producteurs se contentent de sourire, sans même ouvrir la page couverture du scénario qui a pourtant exigé, dans bien des cas, des mois de travail de la part de son auteur.

Pourquoi si peu d’ouverture d’esprit de la part de ces producteurs? Et pourquoi, en tant que recherchiste, devrez-vous présenter le fruit de votre recherche d’une certaine manière plutôt que d’une autre, qui aurait le mérite de vous distinguer tout de suite par la taille des mots, le type de caractères, la forme des illustrations, le nombre des couleurs utilisées, etc. ?

Parce que c’est un travail et non une compétition d’originalité et parce que les normes établies sont répandues et connues de leurs utilisateurs et que ces normes sont basées sur une chose… la clarté!

Cela dit, dans bien des domaines d’activité vous pourrez montrer votre propre originalité de bien des manières et vous distinguer comme vous l’entendez des autres recherchistes. Mais dans les dossiers de recherche, dans le résultat de votre recherche que vous mettrez sur papier, la priorité sera toujours à la clarté et non à l’originalité de votre présentation.

Il faut savoir que de nombreuses personnes dépendent des résultats de votre travail dans une entreprise, quel que soit le domaine. Si ces gens doivent venir vous consulter pour vous demander ce que signifie tel ou tel passage dans votre dossier de recherche ou telle illustration, ce ne sera pas une manière bien productive de vous distinguer.

Le producteur doit répondre de ses choix à une entreprise, votre client aussi doit répondre de ses propres choix, dont celui de vous avoir confié le travail de recherche à vous. Ce sont ici les impératifs économiques qui prennent le pas sur l’inspiration et l’originalité.

Les médias, comme nous le verrons plus précisément dans le cours suivant, sont d’abord des entreprises. Votre client ne s’attend pas à devoir lire un manuel le préparant à comprendre le résultat de votre recherche, il s’attend à lire le résultat de votre recherche et bien la comprendre, tout simplement.

Le producteur de films est dans la même situation. Sauf que, dans le cas de ce dernier, c’est, paraît-il, plus de 80% des scénarios qu’il reçoit qui ne sont pas présentés selon les règles, règles pourtant très simples.

« Que faites-vous avec les scénarios que vous recevez? » demande-t-on à un producteur français très en vue.

« On les ouvre, on consulte une ou deux pages pour se rendre compte s’ils sont conformes ou pas et on les jette à la poubelle parce qu’ils ne le sont pas dans la plupart des cas. Nous recevons 1000 scénarios par an, nous n’avons pas le temps de nous adapter à des présentations hors normes. »

Oui, mais alors comment se distinguer?

Attention, ce qui précède ne signifie pas nécessairement que vous ne pourrez pas faire preuve d’originalité dans votre métier de recherchiste. Votre touche personnelle, vous allez trouver des moyens de la mettre dans votre approche des sujets, dans votre manière d’exprimer à voix haute, et avec conviction, les résultats de votre recherche. Vous allez aussi vous distinguer par votre choix de mots, par vos titres de paragraphes, par votre sélection d’illustrations, etc.

Un pilote d’avion, en grande conversation avec un artiste, lui faisait remarquer qu’il « s’exprimait » aux commandes de son appareil en sortant le train d’atterrissage à un moment précis et à une distance précise de la piste. Il n’y a qu’un autre pilote pour comprendre cette forme d’expression et d’originalité.

Vous devrez, vous aussi, exprimer votre originalité d’une manière qui vous procurera une certaine satisfaction et qui passera probablement pratiquement inaperçue pour votre client.

Plus tard, lorsque vous serez un recherchiste en vogue, le genre que les médias ou les entreprises s’arrachent, vous aurez tout le loisir de présenter vos résultats de recherche à votre manière. Tout le monde trouvera ça génial, juste parce que c’est de vous .

Les recherchistes au cinéma… À propos, dans un scénario, il faut éviter d’inventer des choses sur un sujet sur lequel on possède peu d’informations. Sinon, tout le film peut devenir un objet de moquerie, surtout de la part des spécialistes du sujet.

C’est pourquoi de plus en plus de maisons de production engagent des recherchistes, pour assister le scénariste dans son travail. Le contenu du film est alors vérifié et validé. Des objets d’époque aux accessoires, tout est vérifié par le recherchiste attitré, y compris les mentions de produits existants, de médicaments dans les films comportant des éléments médicaux, etc. Rien ne doit échapper au recherchiste responsable de valider les contenus de films.

Exercice R101.3

 Cet exercice peut être envoyé à la correction au besoin. Durée estimée 30 minutes.

Vous venez de recevoir le mandat de chercher les 4 marques de bières les plus vendues dans votre pays.

Votre travail consiste à trouver les données nécessaires pour une agence de publicité et à les rendre accessible à ce client dès que possible. Votre client veut quelque chose qui tient en un ou deux paragraphes, pas davantage.

Vous devez indiquer le nom de chaque bière, de la brasserie qui la produit, les chiffres de vente les plus récents et un élément qui la distingue lorsque c’est possible, tel un prix gagné dans un concours international.

Vous pouvez soit joindre soit conserver une seconde page avec votre résultat, sur laquelle vous indiquerez les sites Web ayant servi de sources d’informations. Cela peut être utile dans les cas où le client veut en savoir davantage sur un aspect précis de votre rapport de recherche.

UNE NOUVELLE MANIÈRE DE VOIR LES CHOSES

À partir de maintenant, il faut vous imprégner des attitudes reliées au métier de recherchiste, vous baigner dans la consultation des médias, radio, télé, journaux, magazines ainsi que dans les films et surtout naviguer sur Internet, très riche en informations variées.

Vous devez regarder les choses différemment, observer le traitement des informations et le choix des sujets. Notez, également, dans votre région, à la radio et à la télévision tout particulièrement, les différents intervenants qui agissent à titre d’experts. Identifiez-les et reliez-les à un domaine précis. Vous constaterez vite que ce sont toujours les mêmes.

Exemple :

M. Frousse est l’expert national en matière de terrorisme. C’est toujours lui qu’on voit à la télé et qui est cité dans les journaux.

Le Docteur Plexus, lui, est l’expert de la santé publique. Il vulgarise la maladie la plus complexe comme personne.

M. Sanslesous est l’économiste d’une chaîne de télé, toujours là pour commenter l’actualité financière.

Note: Remarquez que les médias ont souvent tendance à s’attacher un spécialiste, un expert, dans un domaine précis. En conséquence, plus il y a de médias plus il y a d’experts qui expriment leur opinion. Ce qui soulève d’évidentes questions de crédibilité.

Les médias, et particulièrement la télévision, ont la fâcheuse habitude de « créer » des « experts ». Les animateurs de télé ne peuvent évidemment pas se contenter de dire « Voici M. Untel qui « connaît » le sujet dont il est question aujourd’hui. »

La tentation de dire « Voici M. Untel, un « expert » du sujet d’aujourd’hui » est grande, car elle assure à la fois la crédibilité apparente de l’invité et de l’émission.

Bien que le recherchiste choisisse l’invité, qu’il le « qualifie » auprès de l’équipe de production et qu’il écrive même souvent les mots utilisés par l’animateur pour présenter l’invité dans l’émission, il n’en va pas toujours ainsi.

Si le recherchiste a le dernier mot et que l’invité n’est pas vraiment qualifié en tant qu’expert, il pourra être présenté d’une manière moins engageante dans le genre de ceci: « Notre invité est M. Untel, qui a vécu une expérience intéressante en rapport avec le sujet d’aujourd’hui ».

ANECDOTE À PROPOS DES EXPERTS

Un pêcheur à la ligne se vit un jour invité à la télévision pour parler d’une belle prise qu’il avait faite dans sa région. L’animateur le présenta spontanément comme un « expert » de la pêche à la ligne.

L’homme en question se retrouva ensuite invité à donner des conférences sur le sujet. Passionné de la pêche et trop heureux d’en parler, il accepta. Sa notoriété se mit à croître à un point tel qu’il dût abandonner son métier de peintre en bâtiment pour faire des conférences, animer des ateliers dans les boutiques de pêche et faire des chroniques sur ce sujet à la télévision.

Après 5 ans de carrière active, on lui demanda comment il était devenu un expert dans son domaine. Il répondit : « Un dimanche j’ai capturé un poisson hors de l’ordinaire et on m’a invité à la télévision pour en parler. L’animateur m’a présenté comme étant un expert et vous connaissez la suite. »

Pour vous imprégner de ce métier et de la vision de recherchiste documentaliste, vous devez ne pas vous contenter d’accepter ce que vous voyez et ce que vous entendez du premier coup, sans trop réfléchir. Il faut développer un petit côté « détective ». Sans tomber dans l’excès et voir des cachotteries partout, vous devez apprendre à voir au-delà de l’information qui se rend jusqu’à vous.

À FAIRE dans un avenir proche…

Lorsque vous verrez un expert à la télévision ou lorsqu’un expert sera cité dans un article, notez son nom et sa spécialité. Vous serez surpris de voir combien le monde des experts compte, finalement, peu de figures. Ce sont toujours les mêmes et il est souhaitable de les connaître car, à titre de recherchiste, c’est vous qui faites le recrutement des futurs experts pour la boîte dans laquelle vous travaillez.

Surtout si vous exercez votre métier dans les médias. En connaissant bien le monde des experts, vous serez en mesure de distinguer ceux qui méritent le titre de ceux à qui on l’aura attribué de manière un peu légère.

Avec le temps, et selon les tâches qui vous seront confiées, vous rencontrerez beaucoup de monde, dans bien des domaines. Vous pourrez aussi, selon vos intérêts et compétences, diriger des entrevues, évaluer des compétences chez les invités ou chez les gens consultés dans la préparation de l’information.

Au fur et à mesure que vous effectuerez vos recherches, vous serez ainsi en mesure de repérer des gens d’une grande compétence, souvent inconnus du public, qui feraient d’excellents experts dans leur domaine respectif et vous aurez, à l’occasion, la possibilité de les faire connaître.

C’est évidemment une grande satisfaction, pour un recherchiste documentaliste, que de découvrir quelqu’un d’une rare compétence et de l’introduire dans les médias, par exemple, où il devient un expert crédible et respecté de tous.

Pour revenir à notre petit côté détective, imaginons que votre patron vous demande d’effectuer une recherche sur un sujet particulier. Ne vous contentez pas de ce qu’il vous donne comme informations et creusez un peu.

Demandez-lui ce qu’il compte faire du résultat de votre recherche, s’il a déjà une idée en tête de ce que donneront les résultats, si une recherche du genre a déjà été faite, etc. En discutant avec lui, vous apprendrez des choses qui peuvent vous être utiles dans votre travail et c’est une bonne vieille méthode de recherchiste documentaliste d’expérience que de faire parler les « clients », c’est-à-dire ceux pour qui nous travaillons.

Si le mot « client » vous dérange quelque peu, vous donnant l’impression qu’il s’agit là d’un commerce, sachez qu’au travail il y a ce qu’on appelle « les clients internes ». Ce ne sont pas des consommateurs, mais des gens de notre entourage qui sont en droit de nous demander de leur livrer une « marchandise » ou un produit, dans notre cas, le produit est un dossier de recherche.

Note: Si vous êtes nouvellement arrivé dans l’entreprise et que l’on vous commande une recherche, il est impératif que vous sachiez si cette recherche a déjà été faite par le passé. Si c’est le cas, vous devez vous débrouiller pour obtenir le dossier de cette recherche et obtenir des renseignements sur ce à quoi il a servi, sur son impact, sur ses forces et sur ses faiblesses.

Plus vous en saurez, plus vous pourrez vous-même perfectionner le résultat de votre propre recherche et ainsi mieux répondre aux attentes de l’entreprise.

Bien que ce qui est indiqué au précédent paragraphe semble d’une évidence criante, la nature humaine étant ce qu’elle est, de nombreuses personnes ne veulent absolument pas s’intéresser aux recherches antérieures donc aux recherches effectuées par d’autres que par elles-mêmes.

C’est le principe du plombier. Vous connaissez? Le plombier s’installe sous votre évier et se met à jurer en voyant le travail de plomberie fait par un autre que lui. Nous ne sommes pas aussi démonstratifs dans notre domaine, mais plusieurs d’entre nous ont bien du mal à regarder objectivement le dossier de recherche d’un autre professionnel de la recherche. Nous partons parfois du principe que le nôtre, même s’il n’est pas encore seulement commencé, sera bien meilleur.

QUESTIONNER LE PATRON

Vous êtes recherchiste documentaliste dans une entreprise pharmaceutique. (Vous n’avez aucune connaissance dans le domaine et c’est en partie pour ça qu’on vous a engagé puisque cela vous permet de vulgariser les informations spécialisées afin que tout le monde les comprenne) et on vous demande d’effectuer une recherche sur Internet afin de voir ce qui se fait sur le marché en matière de crème contre les rides.

Si vous prenez la recherche telle qu’elle vous est demandée, vous trouverez une foule d’informations que vous résumerez et votre dossier de recherche donnera des résultats comprenant:

– Le nombre de marques de crème antirides qui existent

– Les prix pratiqués

– Les pays desservis par telle ou telle marque

– Le contenu de ces crèmes

– Les statistiques de ventes par pays

– L’âge de la clientèle cible

– Etc.

Cependant, si vous avez pris le temps de creuser un peu la demande avec votre patron et qu’il vous confirme que l’entreprise songe à mettre en marché une telle crème, vous pourrez, tout en faisant la recherche demandée, accumuler des informations précieuses pour la direction, informations auxquelles ces messieurs dames, curieusement, n’ont pas toujours songé dans leur empressement.

Des informations comme « Quelle est la durée de vie commerciale d’une marque de ce produit » ou « Quelle marque offre la meilleure performance sur le marché et que fait-elle que les autres ne font pas? »

Encore ici, lorsque le recherchiste, avec les années, a accumulé suffisamment de connaissances dans tout ce qui entoure les produits et les activités de l’entreprise, il peut être appelé à s’impliquer dans de nombreux départements, comme celui de la mise en marché ou du contrôle de la qualité.

Avec le temps, nous devenons tous de véritables puits de connaissances et nous accumulons tellement d’informations sur une foule de domaines et de personnes, que nous sommes parmi les gens de la société les mieux placés pour comprendre bien des choses et surtout pour faire des liens entre les domaines et les gens. Ces liens peuvent même à l’occasion, avoir une incidence intéressante sur la vie des gens et, bien entendu, sur notre propre existence.

Ce n’est pas que les recherchistes soient si « brillants », c’est tout simplement le fruit de notre immersion quotidienne dans les informations de toutes sortes, de nos relations avec les autres, de nos analyses personnelles d’une foule de situations et d’événements. Bien entendu, c’est aussi le résultat des recherches que nous faisons dans notre métier, recherches qui nous amènent à comprendre un domaine, à en sélectionner des éléments et à les présenter d’une certaine manière.

Peu de professions permettent de toucher à autant de domaines, de rencontrer autant de gens, de personnalités, de spécialistes, etc.

C’est pourquoi, avec les années, nous sommes souvent impliqués par la direction des entreprises pour lesquelles nous travaillons dans des réunions importantes. Évidemment, tous les recherchistes documentalistes ne souhaitent pas s’impliquer autant et tous n’en ont pas non plus la capacité.

Dans nos rangs, nous avons des individus qui sont parfaitement à l’aise dans la recherche pure et la préparation des dossiers de recherche. Des gens qui ne souhaitent pas vraiment jouer un rôle autre dans l’organisation pour laquelle ils travaillent. Et c’est bien ainsi.

C’est d’ailleurs intéressant de constater que cette profession est très « flexible » et que celui ou celle qui la pratique peut souvent prendre la place dont il a envie dans une organisation, place acquise sur la base de ses intérêts, mais aussi sur la base de ses capacités et de ses goûts personnels.

Un recherchiste qui se révèle un bon observateur du monde qui l’entoure, et qui apporte des points de vue utiles pour l’entreprise dans laquelle il travaille, sera vite considéré comme un « conseiller » à bien des niveaux dans l’entreprise.

Évidemment, il faut assumer des rôles et des responsabilités en accord avec nos compétences et nos champs d’intérêt.

DES LIENS INATTENDUS

Une recherchiste nouvellement engagée à la télévision se voit confier l’évaluation d’un projet d’émission proposée par une jeune femme, membre de l’équipe de tournée d’une chanteuse mondialement connue. Le projet a été imaginé entre deux séjours à l’étranger.

Les deux femmes se rencontrent à quelques reprises, d’abord pour le projet, ensuite parce qu’elles se sont découvert des affinités.

Un mois plus tard, la recherchiste reçoit un appel, un poste d’attaché de presse s’est ouvert au sein de l’équipe de la chanteuse, sa nouvelle amie a tout de suite songé à le lui proposer.

Des exemples comme celui-là sont fréquents. La profession de recherchiste a toujours été reconnue comme une excellente porte d’entrée dans de multiples domaines.

L’OBSERVATION…

L’observation est une partie importante du travail de recherchiste documentaliste.

Même si l’on choisit de travailler au niveau de l’actualité, de la santé ou encore du milieu artistique, il faut se tenir au courant le plus possible de ce qui se passe dans la société en général, des événements, des spectacles, des congrès, des découvertes, des changements, etc. dans les autres champs d’activités.

En principe, s’il se passe quelque chose dans la société, quelque chose le moindrement important, vous êtes au courant, surtout si vous travaillez pour les médias, évidemment.

Par contre, si vous êtes recherchiste documentaliste pour une entreprise spécifique, telle une société d’assurances, vos connaissances seront principalement orientées vers ce sujet et ses aspects connexes. Ce qui ne vous empêchera pas d’être très bien renseigné sur une foule de choses, si vous vous intéressez à d’autres domaines.

Bien entendu le fait de travailler pour une compagnie d’assurances canalisera déjà une certaine part de votre attention vers des événements sociaux qui peuvent avoir une incidence sur votre travail, tels les vols de voitures et les incendies sur le territoire desservi par votre employeur.

Le travail du recherchiste consiste à en savoir plus que tout le monde, à être au courant avant tout le monde et à faire découvrir aux gens ce qui leur échappe car ils ne sont pas, eux, des recherchistes.

Si cela vous semble beaucoup, voire même trop engageant, détrompez-vous. Tout est affaire de contacts, de connaissances et de pratique. On ne vous demande pas de devenir un expert dans tout, mais de connaître des éléments, les grandes lignes quoi, dans un maximum de domaines afin d’être en mesure de faire des liens qui échappent à l’ensemble de la population (et souvent aussi à vos patrons ).

Ne vous y trompez pas, les recherchistes documentalistes sont, bien entendu, différents les uns des autres. L’un sera très doué pour les noms et les dates, l’autre pour les visages et les événements, chacun ne pourra donner que ce qu’il a, selon ses propres limites et ses propres champs d’intérêt.

Ce qu’il faut savoir c’est que plus vous serez à l’affût, plus vous apprendrez de choses… plus vous serez informé et donc, plus vous serez efficace.

Si vous avez à prendre l’ascenseur, le bus, ou si vous vous retrouvez dans un endroit public, portez discrètement attention aux sujets de conversation tout autour de vous. Remarquez les sujets principaux. Ce sont souvent des sujets d’actualité, des sujets en rapport avec les grands courants populaires, comme la sortie d’un nouveau film ou d’un nouveau spectacle ou un événement social majeur.

Remarquez ce que les gens en disent et comment ils en parlent. Remarquez surtout les questions soulevées dans une conversation anodine sur un sujet donné. Ces questions, lorsqu’elles reviennent de façon répétitive, représentent souvent les grandes préoccupations du public à un moment précis. Pour un recherchiste, le fait de capter ces questions et d’identifier ce sur quoi les gens se questionnent, peut devenir un outil précieux.

Avec le temps vous apprendrez à faire la part des choses de manière efficace. Vous saurez distinguer ces sujets superficiels que les gens abordent sans les approfondir, faute de temps, des autres sujets qui sont vraiment importants pour eux et sur lesquels ils souhaitent élaborer.

Les conversations d’ascenseurs sont rarement autres que superficielles, alors que les conversations entendues au restaurant iront plus en profondeur.

Avec le temps, si vous souhaitez prendre le pouls de la population dans le cadre de votre travail, si vous souhaitez découvrir ce qui intéresse les gens à un moment précis, vous saurez distinguer les lieux propices à une observation efficace.
Vous avez tous entendu des gens de votre entourage dire qu’ils ne lisent que rarement les journaux, n’écoutent pas les nouvelles, ne lisent pas ou très peu de livres ou de magazines, n’écoutent que de la musique, etc. Il en est ainsi de la plus grande partie de la population. En tant que recherchistes, nous tranchons pour le moins nettement par rapport à l’ensemble.

Vous ne deviendrez pas un puits de connaissances du jour au lendemain, mais attendez-vous à le devenir fatalement.

Au fil des ans, chacun de nous, recherchiste documentaliste, apprend à reconnaître ses forces et ses faiblesses et chacun de nous développe des spécialités. On se rend bien compte que les domaines qui nous passionnent le plus sont forcément ceux dans lesquels nous excellons.

Si la politique, par exemple, vous ennuie à mourir, vous ne serez certainement pas porté à accroître vos connaissances dans ce domaine et vos chances d’être engagé pour un travail sur ce sujet ne seront pas très élevées. ( Il faut être honnête et ne pas accepter de travailler sur un sujet qu’on déteste, sauf si on a la ferme intention de s’y intéresser sincèrement.)

Au contraire, si vous vous passionnez pour la mode ou le domaine du spectacle, par exemple, personne n’aura à vous motiver pour faire des recherches sur ces sujets.

Ainsi, certains recherchistes documentalistes deviennent extrêmement efficaces dans la recherche en solitaire, fournissant à leur employeur des dossiers de recherche impeccables, qui deviennent vraiment essentiels à l’entreprise, alors que ces mêmes recherchistes sont moins habiles dans leur présentation et dans le travail en équipe. Pour d’autres, c’est l’inverse.

Si une entreprise compte plusieurs recherchistes documentalistes à son emploi, cela devient une équipe et ce sera à cette équipe de définir les tâches de chacun de ses membres en fonction des aptitudes respectives.

On ne fera certainement pas faire une présentation des dossiers de recherche à la direction par le moins habile de l’équipe dans les présentations.

D’ici la fin de ce programme de formation, vous en saurez bien davantage sur vos capacités, vos centres d’intérêts réels, ceux qui peuvent vous motiver pendant des années, et sur une foule d’autres aspects en rapport avec la pratique de la profession. Le programme est ainsi fait que vous allez pouvoir « tester » un certain nombre de points précis qui vous aideront à mesurer vos capacités et explorer vos aptitudes naturelles.

UN EXEMPLE CONCRET : RECHERCHISTE QUI ENQUÊTE

Même si vous souhaitez activement travailler dans les médias ou dans un domaine bien différent, comme celui de la santé, lisez bien ceci car certains éléments pourront vous être utiles quelque soit votre domaine de recherche.

Avec l’abondance des informations disponibles, avec l’Internet sans frontière qui nous permet d’explorer ce qui se fait dans un autre pays sans même avoir à nous y rendre, avec les moyens de communication super puissants comme les satellites qui nous permettent de suivre ce qui se passe partout dans le monde à la télévision, les entreprises ont tout récemment constaté un phénomène nouveau.

Ce phénomène, c’est le fait qu’elles ont désormais trop et même beaucoup trop d’informations à étudier, à gérer, à sélectionner, pour être en mesure de le faire efficacement, sans changer leur façon de faire habituelle et sans ajouter du personnel.

La plupart des entreprises (et souvent les organismes gouvernementaux) ont toujours su tirer profit des informations auxquelles elles avaient accès. Ainsi, une entreprise dans le domaine de l’assurance envoyait un représentant étudier la manière de faire d’une autre société d’assurances dans un pays étranger et tirait profit de certaines idées et méthodes appliquées à l’étranger.

Évidemment, cet exemple s’applique dans une foule de champs d’activités et pas seulement en assurances, mais supposons pour un instant, que vous êtes recherchiste pour une compagnie d’assurances et qu’il y a eu des vols de voitures dans un certain quartier de la ville.

Les voleurs courent toujours et votre employeur vous demande de préparer un dépliant contre le vol, qu’il souhaite distribuer spécifiquement dans le quartier cible des voleurs. On devine bien que la population du quartier touchée par les vols sera plus sensible à ce genre d’informations.

Ce serait le même principe si votre rédacteur en chef, dans un journal, ou chef de pupitre, au service des nouvelles de la télévision, vous demandait de préparer du matériel pour un article ou un reportage dont l’objectif serait de mettre les gens du quartier en garde contre le vol.

Vous n’aurez pas à rédiger le texte du dépliant proprement dit, sauf si vous y êtes habile et que l’employeur vous confie cette tâche. Vous aurez, par contre, en tant que recherchiste documentaliste, à trouver les questions que se posent les gens du quartier à propos des vols, des assurances, des conséquences, et vous devrez trouver et indiquer les sujets qui devront être présentés dans le dépliant afin que ce dernier soit utile aux gens tout en étant aussi utile à l’entreprise qui vous a confié ce travail.

Pour trouver ces informations, vous disposerez de plusieurs outils.

– Les articles de journaux concernant les vols d’autos dans le quartier et ailleurs

– Les constats de vols rapportés à votre employeur, dans notre exemple, un assureur (il doit certainement assurer quelques-unes des victimes et vous aurez accès aux dossiers détaillés)

– Les sites Internet traitant du vol de voitures

– L’interview téléphonique de résidents du quartier concernés par la vague de vols

– L’interview en personne de victimes ou d’autres personnes sources, si vous le jugez nécessaire

– Les conversations glanées dans les lieux publics du quartier en question

– etc.

Une précision importante est ici nécessaire. Vous devrez sélectionner les outils les plus performants en fonction du temps que vous aurez pour faire votre recherche. Moins vous aurez de temps, plus vous devrez vous concentrer sur les outils les plus performants.

Ainsi, dans le cas où la compagnie d’assurances vous donne une semaine pour trouver les informations, vous pourrez probablement utiliser toute la gamme, depuis l’interview en personne jusqu’à la lecture des articles de journaux pertinents. Vous devrez cependant vous faire un plan de travail.

En voici un exemple, applicable à une foule de domaines et pas seulement au domaine des assurances.

Si on vous confiait la préparation d’un article, ce serait le même principe, et vous ajusteriez votre méthode également au temps dont vous disposez. Il va sans dire que tout est proportionnel, que vous ne feriez pas un article de fond ou un documentaire d’une heure à partir de quelques jours de recherche et d’enquête seulement.

PLAN DE TRAVAIL DU RECHERCHISTE DOCUMENTALISTE

Dossier: Dépliant

Sujet: Assurances vols des voitures

Durée totale du projet: 5 jours

Durée de la collecte des informations: 3 jours

Durée de la sélection des informations valables: 1 journée

Durée de la mise en forme des informations retenues: 1 journée

Jour 1 : Visite dans les lieux publics du quartier où sera distribué le dépliant et conversation avec les gens rencontrés au hasard. Interviews, sur place, de résidents victimes de vols (des clients de la compagnie d’assurances)(prendre rendez-vous avant bien sûr).

Jour 2: Lecture des articles de journaux (Le département conserve les journaux pendant 30 jours, sinon on peut souvent avoir les articles auprès des journaux en question ou sur Internet), lecture des constats de vols déclarés auprès de la compagnie d’assurances, de sites Internet sur le vol de voitures.

Jour 3: Compléter les tâches de la journée précédente et communiquer, par téléphone, avec des résidents du quartier assurés auprès de la compagnie afin de leur demander leur opinion et de leur faire exprimer leurs besoins.

Jour 4: Trier les informations recueillies. Sélection par ordre d’importance et en fonction des objectifs* que le dépliant doit atteindre.

Jour 5: Regrouper les informations retenues la veille et les présenter sous forme de textes courts et précis. (Il s’agit d’un dépliant, il y a peu d’espace.)

* Les objectifs du dépliant sont: sensibiliser les gens à l’importance d’être bien assuré contre le vol de voiture, sensibiliser les gens à l’importance de sécuriser un véhicule de manière appropriée et, finalement, informer les gens sur ce qui est couvert et ce qui ne l’est pas lors d’un vol de voiture.

Lorsque vous travaillez comme recherchiste dans une entreprise, que ce soit un médium de communication, une compagnie d’assurances, les services de police, une entreprise pharmaceutique ou autre, on vous fournit toujours un environnement de support.

C’est-à-dire que vous disposerez du journal du jour et des journaux précédents sur une période plus ou moins longue, que vous recevrez tous les rapports internes d’opération de l’entreprise susceptibles de contenir des informations pertinentes, que vous disposerez d’accès privilégiés à des départements de l’entreprise, que vous disposerez d’une collaboration empressée de la plupart des patrons qui possèdent des informations pouvant vous être utiles dans votre travail, que vous pourrez avoir accès, à tout instant, à des ressources internes de la société, etc. Pas vilain comme statut n’est-ce pas ?

Les dirigeants d’une entreprise qui emploient un ou plusieurs recherchistes documentalistes savent très bien que la qualité et l’efficacité du travail du recherchiste peuvent être déterminantes pour l’entreprise.

Dans le cas de notre exemple du dépliant, si le dépliant ne présente pas correctement les sujets qui intéressent les gens, il ne servira à rien et ne sera pas rentable. Si, au contraire, les informations qu’il contient rejoignent vraiment les préoccupations des gens, il sera un succès et pourra générer des revenus considérables.

Ce qui fait la différence, c’est, au départ, le sérieux de l’entreprise qui confie le mandat au recherchiste. Si elle lui confie ce mandat en lui accordant deux jours pour tout faire, le résultat s’en trouvera nettement moins efficace.

Évidemment, c’est une roue qui tourne. Plusieurs de nos étudiants se sont retrouvés seuls recherchistes engagés dans une entreprise prenant tout juste conscience de ses besoins en matière de recherches professionnelles. Ils ont eu à tout mettre en place eux-mêmes. Nous en avons d’ailleurs conseillé plus d’un avec grand plaisir.

Voici ce que devrait compter un département de recherchiste/documentaliste, en terme d’accès, de matériel et d’accessoires.

LES ACCÈS:

Photocopieur (sans limite d’utilisation)

Internet

e-mail

Réseaux sociaux

Téléphone (local et interurbain)

LES SOURCES D’INFORMATIONS:

Journaux du jour et 29 jours d’archivage (on conserve les journaux pendant cette période).

Journaux spécialisés du domaine et archivage approprié.

La liste des employés de l’entreprise et leur définition de tâche (afin de trouver rapidement qui fait quoi?).

La liste complète des postes téléphoniques de la société.

Les procès-verbaux pertinents des réunions du conseil d’administration (qui définit les grandes orientations de
l’entreprise).

Tous les documents de presse, communiqués et autres, émis par l’entreprise depuis ses débuts.

Tous les dépliants et autres documents de promotion créés par l’entreprise.

Tous les renseignements sur les produits de l’entreprise.

Les équipements spécifiques:

Une radio (pour écouter et enregistrer les infos pertinentes en certaines occasions).

Un petit magnétophone (pour enregistrer les infos et les interviews sur le terrain lorsque nous en faisons).

Une caméra vidéo. Mais vous pouvez utiliser celle de votre téléphone portable.

Un enregistreur de conversations téléphoniques (bien des entreprises précisent que les conversations peuvent être
enregistrées dans le but d’améliorer le service, alors on en profite.)

Une imprimante locale (une imprimante en réseau n’est pas recommandée à cause de l’urgence dans laquelle nous devons parfois sortir un document).

Un ordinateur de table et un écran d’au moins 19 pouces (48 cm).

Un ordinateur portable.

Une caméra photo numérique d’au moins 15 méga pixels et d’une capacité de plus de 500 clichés.

Une calculette (ou calculatrice).

Une déchiqueteuse à papier.

Un classeur à 4 tiroirs.

Un pupitre ou bureau avec tiroirs.

Un appui-pieds à mettre sous le bureau.

Une chaise ergonomique.

Les accessoires:

Une réserve d’au moins 4 ramettes ( paquets) de 500 feuilles.

Une réserve d’agrafes pour l’agrafeuse.

Une agrafeuse de qualité.

Au moins une trentaine de stylos (on en perd toujours alors…).

Une boîte de crayons à mine conventionnelle.

Des marqueurs de différentes couleurs.

Tout ce qu’il faut pour monter des dossiers – Chemises, supports, cartons, séparateurs, etc..

Quelques dictionnaires différents.

Des blocs-notes à feuilles détachables auto-collantes.

Des blocs-notes conventionnels.

NOTE: Évidemment, si vous travaillez à votre compte ou si vous débutez pour une entreprise qui vous demande de créer le département, vous n’êtes pas obligé de démarrer en ayant tout cela. Vous pouvez toujours vous en tenir à l’essentiel, au début. Le reste vous vous ferez un malin plaisir de l’ajouter au besoin .

CONSEIL UTILE POUR SE FAMILIARISER AVEC UNE RÉGION SANS SORTIR DU BUREAU

Certaines situations de recherche exigent parfois de connaître plus ou moins une région. Par exemple, si vous devez rédiger un dossier de recherche sur les biens des gens d’une région qui ont une valeur commerciale pour votre employeur, si vous devez estimer la pertinence d’un sujet pour une région à laquelle il est destiné, etc., vous devez disposer d’informations sur la région.

Bien entendu, vous utiliserez les moteurs de recherche sur Internet pour obtenir des informations locales sur la région en question, mais ce serait souhaitable de vous y rendre afin de vous faire une image aussi précise que possible de l’endroit et de ses caractéristiques.

Vous pouvez, d’une certaine manière, vous y rendre sans sortir de votre bureau grâce à des services Internet tels Google Map https://maps.google.com ou Maps live de Microsoft https://www.bing.com/maps/

Explorez ces logiciels en ligne et survolez votre région pour comprendre de quelle manière ils pourraient vous être utiles. En quelques clics, vous passez une image cartographique à une photo satellite et vous êtes en mesure de mieux discerner les lieux.

Avec le temps, vous deviendrez si habile que vous pourrez tirer très vite des conclusions utiles. Par exemple, vous saurez identifier rapidement une zone à forte concentration urbaine, un quartier dense d’un quartier qui l’est moins, une région montagneuse d’une région plate, une région voisine de la mer ou comportant de nombreux plans d’eau, d’une autre plus sèche, etc.

On offre aussi, de plus en plus, des vues 3D des villes les plus importantes. Dans certains pays, on est à faire un relevé 3D rue par rue, à la hauteur du regard d’un piéton, ce qui permet aux visiteurs Internet de marcher virtuellement dans tout un quartier. C’est tellement précis qu’on distingue le contenu des vitrines et même, parfois, les menus du jour des restaurants.

Certains services Internet valent la peine de faire partie de votre arsenal d’outils de recherche. Notez-les et conservez-en précieusement l’adresse chaque fois que vous en trouvez un utile.

LA PRISE DE NOTES

Il n’est pas toujours possible d’enregistrer les gens que vous rencontrerez pour des entrevues. Dans bien cas, comme lors d’entrevues téléphoniques, vous devrez prendre des notes d’une manière efficace et rapide dans des conditions parfois difficiles.

Il est donc important de savoir prendre des notes en abrégé. N’abrégez que les mots évidents tels : « équi pour équipement ou gouv pour gouvernement ». Évitez d’abréger à tort et à travers sinon vous ne pourrez plus vous relire. Si vous connaissez l’anglais, intégrez-le lorsqu’il devient utile. Par exemple: « J’ai composé ma première chanson en 1967 » Devient, « comp 1er song 67 ».

Si vous sentez que votre interlocuteur ralentit son débit parce que vous prenez des notes, insistez pour qu’il poursuive sur son élan. Vous devez vous adapter à lui et pas le contraire, sinon vous risquez de le voir vous parler sans passion ou presque.

La passion est importante dans une entrevue. C’est elle qui entraîne la confidence et le dépassement de certaines limites. D’autres parts, la personne interviewée est en attente de vos propres réactions sur lesquelles elle se base pour orienter sa présentation, pour aller plus ou moins loin, selon votre niveau d’intérêt pour un aspect ou pour un autre. Vous devez donc réagir tout en prenant des notes, par des hochements de tête, des regards brefs, mais interrogateurs, des manifestations d’étonnement, des sourires, etc. ( Mais pas trop, nous en reparlerons)

Exemple:

En abrégé, le « plus » devient « + », « les » devient  » ls », grand ( grd), chance (chce), coordonner ( coordr), superviser ( spviser ), etc.

Développez votre propre style et conservez toujours les mêmes abréviations.

DEUX LIENS VERS DES ABRÉVIATIONS COURANTES

http://www.les-abreviations.com/index.html
http://www.graphorama.net/Abreviations-courantes.html

EXERCICE 101.4

 Pas d’envoi à la correction pour cet exercice.

Trouvez une personne de votre entourage pour faire une courte entrevue sur n’importe quel sujet. Notez tout ce que vous pouvez en abrégé. Laissez le résultat de côté pendant 24 heures, puis faites la transcription dans un français lisible.

Si vous n’arrivez pas à vous relire… vous aurez besoin de pratique.

Un petit conseil de pro: Lorsque vous faites une entrevue, laissez une courte pause à la fin de chacune des réponses de votre interlocuteur. Autrement dit, attendez quelques secondes entre les questions. Ceci permet à votre invité d’ajouter des détails qu’il n’aurait peut-être pas dits, tout en ayant l’avantage de vous permettre de terminer une prise de note efficace. Les techniques d’entrevues font partie du cours numéro 3.

GÉRER LA PASSION DE LA RECHERCHE

Vous venez de commencer ce cours et vous allez graduellement aménager votre vie de manière à ce que vous puissiez faire de la recherche le plus souvent possible.

Toutefois, vous devez être bien organisé et gérer vos périodes de recherche correctement pour arriver à terminer votre travail dans un délai raisonnable.

Dans la fébrilité de la recherche, le temps n’a plus de valeur, les conséquences de la nuit blanche sont inexistantes et, pourtant, pour la plupart d’entre-nous, toutes les notes écrites dans les dernières heures de la nuit seront à réviser et souvent même à refaire.

Ce qui nous aura semblé si riche en informations pertinentes à la toute fin de la nuit, ce qui est noté et lu dans un état de fatigue excessive, nous apparaîtra, à la lumière du jour, incohérent, indéfendable, peut-être pire encore .

LA FIÈVRE DE LA RECHERCHE

La fièvre de la recherche étourdit le recherchiste lorsque celui-ci s’y abandonne. Elle attaque le plus souvent après environ deux heures de travail, parfois après un début de recherche plus laborieux qu’à l’habitude. Elle est facile à reconnaître, car elle s’accompagne d’une impression de trop-plein d’idées, de trop de choses à lire et à écrire, de trop de choix à faire, etc.

Physiquement, elle pousse le recherchiste documentaliste à lire et à noter jusqu’à ce qu’il atteigne un niveau de fatigue ou d’inconfort qui le forcera à s’arrêter.

Ce n’est pas recommandé pour un recherchiste d’aller ainsi au bout de ses ressources physiques dans un élan de passion, et ce, même sous la poussée de la fièvre de la recherche, car le cerveau humain développe rapidement de très fâcheux automatismes sous certaines conditions et le recherchiste risque ensuite de ne plus travailler d’une manière efficace que lorsque les conditions de l’automatisme seront remplies.

Exemple d’un environnement propre à déclencher un phénomène d’automatisme chez le recherchiste documentaliste pendant une séance de travail.

1 – S’installer pour faire de la recherche vers l’heure où on va normalement au lit

2- Prendre du café pour se maintenir éveillé tout en faisant une recherche

3- Fumer en faisant de la recherche pendant la nuit

4- Boire de l’alcool en effectuant une recherche

Rapidement le recherchiste qui prend l’habitude de travailler dans ces conditions en vient à ne plus pouvoir travailler SANS ces conditions.

Dans le métier, on ne compte plus les recherchistes d’expérience pratiquement incapables de se concentrer sans LEUR café, LEUR cigarette, etc. Évitez de partir du mauvais pied et soyez vigilant vis-à-vis de vous-même. Si vous sentez qu’un automatisme peu souhaitable s’installe petit à petit, agissez.

Par exemple, le fait de remplacer la cigarette ou le café par un bonbon fort, à la menthe ou autre, provoquera un déplacement de l’automatisme vers la sucrerie choisie. Un verre d’eau fraîche peut aussi faire l’affaire, les calories en moins.

ET TRAVAILLER TOUTE LA NUIT, JUSQU’À CE QU’ON TOMBE DE SOMMEIL?

Vous devez éviter impérativement de vous mettre de manière répétitive dans une situation où recherche et fatigue s’associent.

Vous devez créer des situations où la recherche sera votre récompense. Vous devez veiller le plus possible à ce que l’impression dominante entourant vos séances de travail soit la « satisfaction ». Faire une recherche doit toujours être un plaisir.

Associez la tâche de recherchiste avec de petits plaisirs tels une gâterie, un petit bonbon particulier, une tisane aromatisée, imprégnera, dans votre subconscient, ce concept : « Recherche = récompense » d’une manière efficace.

 

ET PARLER DE SA RECHERCHE À DES GENS ?

Il ne faut jamais, jamais, jamais et encore jamais parler de sa recherche avant qu’elle ne soit terminée. Ceci pour la simple raison que le fait d’en parler peut vous « satisfaire » au point de ne plus éprouver l’envie de la compléter. Et ce n’est pas une exagération.

Nombre de recherchistes ont constaté ce phénomène par eux-mêmes, à leur plus grand étonnement.

La réaction des gens auxquels nous communiquons les résultats d’une recherche est souvent une importante source de motivation. N’allez surtout pas solliciter ces réactions alors que vous n’avez pas complété votre travail. Contentez-vous de piquer la curiosité des gens en ne leur donnant que de rares détails. Le simple fait de les savoir en attente de vos résultats de recherche deviendra pour vous une autre source de motivation à poursuivre votre travail.

Le patron ou le client interne qui passe trop fréquemment pour voir où vous en êtes, doit comprendre assez rapidement qu’il n’aura que des miettes d’informations tant que vous n’aurez pas terminé. Utilisez le bon vieil exemple suivant au besoin: goûter la pâte du pain ne sert à rien, il faut lui donner le temps de cuire.

LE FORMAT D’UN FEUILLET, FAIT AVEC UN TRAITEMENT DE TEXTE

Un feuillet = 25 lignes à double interligne (par exemple ce texte est à simple interligne. S’il était à double interligne il y aurait deux fois plus d’espace entre chaque ligne), de 50 à 80 caractères par ligne (soit entre 12 et 15 mots par ligne environ) pour un total se situant autour 1500 caractères pour une page. (Ceci n’est qu’une référence. Vous pouvez varier en utilisant de 50 à 90 caractères ou de 15 à 20 mots par ligne sans inconvénient.)

Autrement dit, un feuillet est un format pré défini de nombre de lignes et de mots dans une page. Cela oblige l’auteur à choisir une taille de caractères adéquate et à ne pas remplir complètement la feuille de texte. De cette manière, l’éditeur ou autre, qui vous commande un travail de 5 feuillets, sait qu’il ne recevra pas 5 pages remplies de haut en bas, sans aucun espace, pas plus que 5 pages à moitié remplies. Il sait exactement ce qu’il commande et vous savez exactement ce qu’il veut recevoir.

MISE EN PAGE DE TYPE FEUILLET

 

D’abord à double interligne:

Comme vous le voyez, ces lignes sont plus aérées dans la mise en page et c’est plus aisément lisible que dans les lignes

qui suivront. C’est pour cela que ce format dit « feuillet » est souvent demandé. Le feuillet c’est en quelque sorte notre

référence de proportion pour les textes ou les dossiers de recherche. Si on vous demande un résultat de recherche ou

votre opinion sur tel ou tel aspect d’un produit, d’une émission ou autre, on vous dira, par exemple, de faire « 5 ou 6

feuillets ». Vous saurez tout de suite de quoi il est question.

Ensuite en simple interligne:

Ne cherchez toutefois pas une feuille de papier d’un format spécifique. Le feuillet c’est la taille, le gabarit, la forme, et la feuille c’est tout simplement du papier format lettre standard. A4 en Europe et 8.5 X 11 en Amérique.

C’est la même chose si vous faites une recherche qui vous sert à rédiger un article pour un magazine, pour peu que vous aimiez ce genre de travail qui constitue, disons-le, une source de revenu considérable pour bien des recherchistes. D’autant plus que, depuis peu, les magazines paient davantage lorsque l’article en question est également publié sur leur site Internet. Donc, le rédacteur en chef du magazine vous dira quelque chose comme: « Le dossier sur la ménopause, vous me faites 8 feuillets et ce sera parfait ».

Précisons, au passage, que ce format de feuillet est aussi valable si vous faites de la recherche journalistique et que vos résultats de recherche deviennent des articles de journaux.

Votre salaire, pour un article de journal ou de magazine, sera aussi, dans la plupart des cas, calculé selon le nombre de feuillets remis. Il faut donc être réaliste et ne pas faire une recherche trop longue pour un sujet présenté en 4 ou 5 feuillets.

Lorsqu’on a la capacité de trouver de bons sujets et de faire des recherches convenables, on ne manque pas de travail lorsqu’on écrit pour les journaux et magazines. Ils sont constamment en demande et c’est valable dans tous les pays, sans compter qu’un article ou dossier de recherche peut être vendu à plusieurs reprises dans des zones géographiques différentes.

Notez également que si votre « client » ne précise pas le nombre de feuillets requis ou si la présentation souhaitée devrait se faire ou non sous la forme de feuillets, vous pouvez lui poser la question, car cela se produit dans des domaines autres que médiatiques. S’il ne sait pas de quoi vous parlez, vous pouvez livrer le document en simple interligne, sans tenir compte de la pagination feuillet, si vous préférez cela.

Bienvenueau QCM - 1.01 formation de recherchiste

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EXERCICE FINAL DU PREMIER COURS

 Cet exercice peut être envoyé à la correction au besoin.

Afin d’en savoir plus sur l’histoire des communications et des médias, tout en faisant un exercice qui vous entraînera à chercher des réponses à des questions précises, faites une recherche sur Internet afin de trouver les réponses aux questions suivantes, puis répondez à ce questionnaire :

– Qu’est-ce qu’un pictogramme?

– Qu’est-ce que l’écriture synthétique?

– Quel peuple a utilisé les consonnes en premier?

– Qui a inventé l’imprimerie?

– Comment s’appelle le premier journal publié par Renaudot et de quoi traitait-il?

– Comment l’article 19 de la Déclaration des droits de l’homme définit-il la liberté d’expression?

En ce qui concerne les réponses, ne vous lancez pas dans une longue suite de détails mais ne vous contentez pas non plus d’une ligne ou deux. Mettez-vous dans la peau d’un rédacteur de magazine, par exemple, ayant reçu ces questions de la part de ses lecteurs et désireux de publier les réponses dans le prochain numéro.

Vous n’avez pas à nous faire parvenir cet exercice à moins que vous ne souhaitiez en obtenir une évaluation de la part de votre chargé de cours. N’y consacrez pas plus de 30 à 45 minutes. Si vous tombez dans l’excès vous pouvez facilement y passer des heures.

Quant à savoir si vous devez faire une recherche superficielle ou plus complète… Vous faites d’abord une recherche superficielle, bien évidemment, et si vous ne trouvez pas, vous en faites une plus complète au besoin.

Rappelez-vous que les recherchistes sont spécialisés en recherche et que, avec le temps et l’expérience, ils trouvent ce que les autres cherchent encore parce qu’ils ont développé des méthodes, des moyens et des façons de faire qui leur sont propres.

Donc, portez attention à votre démarche de recherche et cherchez à trouver à la fois rapidement et efficacement.

Dans cet exercice de début de formation, nous voyons souvent des étudiants passer parfois plus d’une heure sur une seule de ces questions. À la fin de la formation, il est rare qu’une question semblable exige plus de 2 ou 3 minutes de recherche pour un finissant.

À FAIRE ÉGALEMENT, SI VOUS VOUS SENTEZ PRÊT…

 

UN EXERCICE À PROPOS DES PARFUMS

Pour votre bénéfice personnel, à partir de ce que vous avez appris dans ce premier cours, voici un exercice qui correspond point pour point à une tâche qu’une finissante recherchiste de notre école a reçue récemment. Elle travaille comme recherchiste pour une société internationale de parfums installée à Paris.

Elle a reçu cette demande de la part de son supérieur –

« Il semble que, depuis quelque temps, un certain David Suzuki, journaliste scientifique canadien, malgré la consonance de nom, ait indiqué dans ses travaux que les parfums seraient nuisibles à la santé. J’aimerais que vous me fassiez une courte recherche, une page ou deux tout au plus, sur ce qu’il en est à propos de ce monsieur, s’il existe vraiment et si c’est le cas, indiquez-moi les renseignements à son sujet que vous jugerez pertinents. J’aimerais aussi savoir si, sur le web, ces propos suscitent des réactions et des commentaires. »

La recherchiste a donc lu cette demande et elle l’interprète comme ceci –

– Trouver les informations sur le journaliste David Suzuki et résumer son parcours dans le but de valider ou non certains de ses propos au sujet des parfums.

– Trouver des éléments permettant de se faire une première idée de l’impact des propos de ce journaliste en rapport avec un danger potentiel pour la santé dans l’usage de parfum.

– Remettre le tout sous la forme d’un document d’une page ou deux. Il s’agit donc d’une recherche superficielle.

*** NOTE – Faites cet exercice et regardez ce que vous trouvez. Agissez comme si vous étiez cette recherchiste en poste dans cette entreprise de parfums. Faites de votre mieux, et ne perdez pas trop de temps dans les détails. Produisez une page ou deux, comme c’est indiqué. Cet exercice n’est pas destiné à être envoyé à la correction maintenant, car, dans les cours suivants, vous apprendrez ce qu’il vous faut pour en faire vous-même la correction. Toutefois, votre chargé de cours pourra le commenter si vous le souhaitez.

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LISTE PARTIELLE DU CONTENU DES PROCHAINS COURS

UN MÉDIUM… DES MÉDIAS

LA RADIO, LA TÉLÉVISION ET LEURS STRATES CIBLES DE L’AUDITOIRE (GROUPES CIBLES)

QUATRE GRANDS MÉDIAS

LES RÉSEAUX REGROUPANT LES MÉDIAS

LES DEUX TYPES DE RÉSEAUX

LES RÉSEAUX SOUS SURVEILLANCE

COMPRENDRE LES COTES D’ÉCOUTE

TROUVER L’IDÉE

CONSEIL POUR VOTRE PREMIER EMPLOI DE RECHERCHISTE

LES PRÉPRODUCTIONS

CONSEIL POUR LES PRÉPROD

SUJETS IMPOSÉS

DES SOURCES D’IDÉES DE CONTENU

DES SOURCES D’INFORMATIONS TRADITIONNELLES

ENTREVUES ET PRÉ-ENTREVUES

LA BASE DE TOUTES FORMES DE COMMUNICATION

CONCEPTION DE L’IDÉE

CONSTRUCTION DE L’IDÉE

ANALYSE DE L’IDÉE

DÉPOUILLEMENT DE L’IDÉE

EXPRESSION DE L’IDÉE

LES INTERFÉRENCES

LA COMMUNICATION INTERPERSONNELLE

LA COMMUNICATION DE MASSE

NOS CONNAISSANCES GÉNÉRALES

NOTRE ENVIRONNEMENT SOCIAL

NOS CONNAISSANCES DU VOCABULAIRE

NOS ÉMOTIONS

NOTRE HABILITÉ À NOUS EXPRIMER PAR LA PAROLE

À ÉVITER … UN DÉBIT TROP RAPIDE

LE RECHERCHISTE QUI REÇOIT UNE DEMANDE

PRÉPARATION DU DOSSIER DE RECHERCHE

LES ÉTAPES DE CETTE RECHERCHE

DOSSIER DE RECHERCHE COMPLET

L’ENQUÊTE

IDENTIFICATION DES PRÉOCCUPATIONS DU PUBLIC SUR LE SUJET

IDENTIFICATION DES SPÉCIALISTES ET INVITÉS

LES EXIGENCES TECHNIQUES

LE BUDGET

UNE ÉMISSION TYPE (VOUS PRÉPAREZ VOTRE PREMIÈRE ÉMISSION)

LE RECHERCHISTE ET LES ARTISTES

L`ACCUEIL DANS L`ESPACE DE TRAVAIL DU RECHERCHISTE

EXPRIMER LE CALME ET LA CONFIANCE

ÊTRE SOI MÊME OU JOUER UN JEU – SUJET DÉLICAT

LA CRÉATION DE PROJETS AVEC DES ARTISTES

ANTICIPER LES ENTREVUES IMPORTANTES

VOUS M`AVIEZ POURTANT PROMIS

COMPRENDRE LES ATTENTES DES GENS FACE AUX RECHERCHISTES

COMMENT ÉVITER DE FAIRE DES PROMESSES INVOLONTAIRES?

DOIT- ON S’IMPLIQUER DANS UN PROJET QU`ON NOUS PRÉSENTE?

UN MOYEN POUR RÉDUIRE LES ATTENTES DES CONCEPTEURS

DOIS-JE M’ATTENDRE À RECEVOIR BEAUCOUP DE PROJETS?

ET LORSQUE LE PROJET EST ACCEPTÉ …

RECONNAÎTRE LES RÊVEURS QUI NOUS FERONT PERDRE NOTRE TEMPS

MÉTHODE SIMPLE POUR ANALYSER UN PROJET

PRIVILÈGE ET RESPONSABILITÉ

PIÈGES DU MILIEU À CONNAITRE

IDENTIFICATION DES TRICHEURS ET DES PROFITEURS

ÉTABLIR VOTRE NOTORIÉTÉ DANS LE MILIEU

CONNAITRE LES ENTREPRISES ET LEURS RÔLES DANS LE MILIEU

IMPRÉSARIO, AGENT ET AGENCE ARTISTIQUE

DÉVELOPPER DES CONTACTS AVEC LES ARTISTES

VIVRE SELON SES MOYENS

SE LANCER EN AFFAIRES EN TANT QUE RECHERCHISTE (TRAVAIL À LA PIGE)

EST-CE UNE BONNE IDÉE QUE DE S`ASSOCIER ?

SAVOIR DÉTERMINER SON RYTHME DE TRAVAIL

LES ÉBAUCHES DES DOSSIERS DE RECHERCHE (OU DE RAPPORTS DE RECHERCHE)

CHOISIR UNE SPÉCIALITÉ, POURQUOI PAS?

CONTRAT DE TRAVAIL TYPE

POSTE DE RECHERCHISTE POUR UNE MAISON DE DIFFUSION – TÉLÉ OU RADIO

TRAVAILLER POUR UN EMPLOYEUR RÉGULIER

SAVOIR DÉTECTER LES OPPORTUNITÉS D`EMPLOIS

PÉRIODE D`ESSAI

VOTRE CARTE PROFESSIONNELLE DE RECHERCHISTE

TROUVER DES ADRESSES UTILES DANS LE MILIEU

TRAVAILLER À SON COMPTE VIA INTERNET, COMME LE FONT LES TRADUCTEURS

LES PERSPECTIVES D`EMPLOIS SUR INTERNET

À propos de ce premier cours…

Le programme de formation que vous venez de débuter comporte 6 cours en tout. Il arrive que les débutants trouvent ce premier cours un peu complexe. C’est en relisant et en faisant les exercices que tout deviendra clair. En cas de doute sur un point, il ne faut pas hésiter à contacter votre chargé de cours.

Il arrive aussi que certains de nos nouveaux étudiants ayant une base dans le domaine trouvent exactement le contraire. Si c’est votre cas, rassurez-vous, car plus vous avancerez dans le programme de formation et plus vous serez conquis par sa richesse et ses particularités.

Notez que dès le troisième cours vous serez mis en contexte et vous serez invité à vous mettre dans la peau d’un recherchiste documentaliste nouvellement engagé. Votre première demande de recherche vous attend  donc sur votre bureau, dans le cours numéro 3.

DROITS D’AUTEUR PROTÉGÉS

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